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	<title>Julius-EVOLA.com</title>
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	<description>Bienvenue sur Julius-Evola.com</description>
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		<title>Julius-EVOLA.com</title>
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		<title>Les origines de la race Nordico-Aryenne</title>
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		<dc:creator>Evolien</dc:creator>



		<description>La race et les origines L'importance que rev&#234;t pour notre doctrine l'&#233;tude des origines &#8212; et par cons&#233;quent, la science de la pr&#233;histoire aussi &#8212; ne peut qu'appara&#238;tre dans toute sa clart&#233; &#224; l'issue de ce rapide survol des recherches relatives au racisme &#171; au troisi&#232;me degr&#233; &#187;. Mais il faut introduire dans ces disciplines des crit&#232;res r&#233;volutionnaires et &#233;carter r&#233;solument un certain nombre de pr&#233;jug&#233;s propres &#224; la mentalit&#233; scientiste et positiviste qui, favoris&#233;s par une &#233;cole historique d&#233;sormais d&#233;pass&#233;e, (...)

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L79xH119/arton27-49255.jpg&quot; width='79' height='119' style='height:119px;width:79px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;strong&gt;La race et les origines&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;L'importance que rev&#234;t pour notre doctrine l'&#233;tude des origines &#8212; et par cons&#233;quent, la science de la pr&#233;histoire aussi &#8212; ne peut qu'appara&#238;tre dans toute sa clart&#233; &#224; l'issue de ce rapide survol des recherches relatives au racisme &#171; au troisi&#232;me degr&#233; &#187;. Mais il faut introduire dans ces disciplines des crit&#232;res r&#233;volutionnaires et &#233;carter r&#233;solument un certain nombre de pr&#233;jug&#233;s propres &#224; la mentalit&#233; scientiste et positiviste qui, favoris&#233;s par une &#233;cole historique d&#233;sormais d&#233;pass&#233;e, n'en persistent pas moins dans les formes les plus r&#233;pandues de l'enseignement g&#233;n&#233;ral. Nous ne prendrons que deux exemples.&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Il convient tout d'abord de d&#233;passer le pr&#233;jug&#233; &#233;volutionniste au nom duquel, en &#233;troite relation avec le pr&#233;jug&#233; progressiste et historiciste, on interpr&#232;te le monde des origines et de la pr&#233;histoire comme le monde obscur et sauvage d'une humanit&#233; semi-bestiale qui, peu &#224; peu, p&#233;niblement, se serait &#171; civilis&#233;e &#187; et rendue capable de poss&#233;der une culture. Ce que le racisme affirme, bien au contraire, c'est qu'ont d&#233;j&#224; exist&#233;, &#224; l'&#233;poque pr&#233;historique, des peuples qui, outre une puret&#233; raciale ensuite perdue, avaient une vaste intelligence du monde spirituel. Ceux-ci n'&#233;taient certes pas &#171; civilis&#233;s &#187; au sens moderne de ce mot (en relation avec le d&#233;veloppement des connaissances exp&#233;rimentales, de la technique, du syst&#232;me juridique positif, etc.), mais ils poss&#233;daient des qualit&#233;s de caract&#232;re et une vision spirituelle du monde bien &#224; eux, laquelle proc&#233;dait de contacts r&#233;els avec les forces supra-humaines de la nature &#8212; vision non pas &#171; pens&#233;e &#187; mais v&#233;cue, concr&#233;tis&#233;e par des traditions, exprim&#233;e et d&#233;velopp&#233;e par des symboles, des rites et des mythes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;En relation avec ceci, il convient &#233;galement de repousser les fronti&#232;res de la nouvelle recherche pr&#233;historique : les hypoth&#232;ses racistes les plus r&#233;centes relatives &#224; la question des origines de l'homme nous am&#232;nent aux alentours du dixi&#232;me mill&#233;naire avant J.-C., alors qu'il y a peu de temps encore, il paraissait d&#233;j&#224; hasardeux d'&#233;voquer des civilisations remontant &#224; 2 ou &#224; 3000 ans avant J.-C. En ce qui concerne maintenant le cadre g&#233;n&#233;ral du probl&#232;me de ce qu'on appelle la &#171; descendance &#187;, il faut prendre r&#233;solument position contre le darwinisme. La souche originelle de l'humanit&#233; &#8212; &#224; laquelle les races sup&#233;rieures, qu'elles soient antiques ou contemporaines, appartiennent &#8212; ne provient ni du singe, ni de l'homme-singe de l'&#232;re glaciaire (l'homme moust&#233;rien ou de N&#233;anderthal, et l'homme de Grimaldi), un fait que les sp&#233;cialistes non racistes ont de plus en plus tendance &#224; reconna&#238;tre &#224; l'heure actuelle. L'homme simiesque ne correspond &#224; un rameau humain bien particulier, en grande partie d&#233;j&#224; en voie de disparition, que par ceux de ses &#233;l&#233;ments qui se sont incorpor&#233;s &#224; d'autres races humaines sup&#233;rieures bien pr&#233;cises &#8212; &#233;l&#233;ments qui apparaissent comme plus r&#233;cents que lui (faisant ainsi na&#238;tre l'illusion qu'ils ont subi une &#171; &#233;volution &#187;) &#8212; pour l'unique raison qu'il apparut plus tard sur les m&#234;mes territoires, venant de r&#233;gions en grande partie d&#233;truites ou d&#233;vast&#233;es par des cataclysmes et des modifications climatiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Il est absolument capital de comprendre la vivante signification d'un tel changement de perspective propre aux conceptions racistes : le sup&#233;rieur ne d&#233;rive pas de l'inf&#233;rieur. Dans le myst&#232;re de notre sang, dans la profondeur la plus abyssale de notre &#234;tre, demeure, ineffa&#231;able, l'h&#233;r&#233;dit&#233; des temps primordiaux : mais il ne s'agit pas d'une h&#233;r&#233;dit&#233; de brutalit&#233;, d'instincts bestiaux et sauvages livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, comme le pr&#233;tend une certaine psychanalyse et comme on peut logiquement le conclure &#224; partir de &#171; l'&#233;volutionnisme &#187; et du darwinisme. Cette h&#233;r&#233;dit&#233; des origines, cet h&#233;ritage qui nous vient du fond des &#226;ges est bien au contraire un h&#233;ritage de lumi&#232;re. La force des atavismes, en tant qu'expression des instincts inf&#233;rieurs, n'appartient pas &#224; cette h&#233;r&#233;dit&#233; fondamentale : c'est quelque chose qui, soit a pris naissance et s'est d&#233;velopp&#233; selon un processus de d&#233;gradation, d'involution ou de chute (dont le souvenir demeure sous forme de mythes divers dans les traditions de quasiment tous les peuples), soit proc&#233;da d'une contamination, d'une hybridit&#233;, due &#224; l'apport &#233;tranger, &#224; des avatars de l'homme de l'&#232;re glaciaire. C'est la voix d'un autre sang, d'une autre race, d'une autre nature, et dont on ne peut dire qu'elle est humaine que par pur parti pris. Quoiqu'il en soit, &#224; chaque fois que l'on ressent la justesse de la formule platonicienne : &#171; deux &#226;mes luttent en mon sein &#187;, il faut interpr&#233;ter ceci &#224; la lumi&#232;re de ce que nous venons d'exposer pour en comprendre le sens exact. Seul peut adh&#233;rer au mythe de l'&#233;volutionnisme et du darwinisme l'homme chez qui parle l'autre h&#233;r&#233;dit&#233; (celle introduite &#224; la suite d'une hybridation), car elle a r&#233;ussi &#224; se rendre suffisamment forte pour s'imposer et &#233;touffer toute sensation de la pr&#233;sence de la premi&#232;re.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Un autre pr&#233;jug&#233; combattu par le racisme est celui qui est contenu dans la formule bien connue : Ex Oriente lux. Chez beaucoup persiste aujourd'hui encore l'id&#233;e selon laquelle les plus antiques civilisations seraient n&#233;es dans le bassin m&#233;diterran&#233;en oriental ou en Asie occidentale : ce serait d'elles, puis de la religion h&#233;bra&#239;que, que l'Occident aurait tir&#233; sa lumi&#232;re &#8212; Occident qui, jusqu'&#224; une &#233;poque beaucoup plus tardive, surtout dans les r&#233;gions septentrionales, serait rest&#233; &#224; l'&#233;tat sauvage et barbare. Avec le racisme, on a, ici aussi, un changement total de perspective. Ces civilisations asiatiques n'ont pour nous rien d'originel ni, bien au contraire, de pur. L'origine de la civilisation la plus haute propre aux races blanches et, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, indo-europ&#233;ennes, n'est pas orientale mais occidentale et nordico-occidentale. Ainsi que nous l'avons dit, on se trouve en ce domaine ramen&#233;s &#224; une pr&#233;histoire qu'hier encore l'on aurait pu croire fabuleuse. En face de l'&#233;clat d'une telle pr&#233;histoire nordico-occidentale et aryenne, les civilisations asiatico-orientales nous apparaissent comme d&#233;j&#224; cr&#233;pusculaires et hybrides &#8212; aussi bien spirituellement que racialement. Ce qu'elles rec&#232;lent de vraiment grand et de lumineux provient en fait de l'action initiale civilisatrice de noyaux appartenant &#224; la race dominatrice nordico-occidentale ayant jadis essaim&#233; jusque-l&#224;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Les migrations nordico-occidentales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;La &#171; lumi&#232;re du Nord &#187;, le &#171; myst&#232;re hyperbor&#233;en &#187; : tel est donc le motif central de notre doctrine de la race &#8212; ce qui ne manquera pas d'appara&#238;tre &#224; certains quelque peu paradoxal, pour ne pas dire suspect et quasiment diffamatoire vis-&#224;-vis de nos traditions [Evola s'adresse ici &#224; un public italien, NDR], consid&#233;r&#233;es comme &#171; m&#233;diterran&#233;ennes &#187;. Quelques &#233;claircissements s'imposent donc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;En premier lieu, lorsque nous parlons du Nord, ce n'est pas de l'aire germanique que nous parlons. Le berceau primordial de la race aryenne doit au contraire &#234;tre identifi&#233; avec une r&#233;gion qui correspond &#224; l'actuel Arctique : ceci, &#224; la tr&#232;s lointaine &#233;poque pr&#233;historique &#233;voqu&#233;e plus haut. Ult&#233;rieurement, toujours &#224; l'&#233;poque pr&#233;historique, le centre d'irradiation semble s'&#234;tre fix&#233; dans une r&#233;gion nordico-occidentale. Dans d'autres de nos ouvrages, nous avons indiqu&#233; les r&#233;f&#233;rences qui justifient une semblable th&#232;se &#8212; laquelle correspond d'ailleurs &#224; des r&#233;miniscences et &#224; des enseignements traditionnels qui, dans toutes les civilisations, concordent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;M&#234;me du point de vue positif, g&#233;ographique, il est possible d'admettre que l'Arctique (ou, si l'on veut, l'Hyperbor&#233;e) ne soit devenu une r&#233;gion inhabitable aux glaces &#233;ternelles que peu &#224; peu et &#224; partir d'une &#233;poque donn&#233;e ; quand au second berceau (le berceau nordico-occidental), il aurait, semble-t-il, disparu &#224; la suite d'un cataclysme sous-marin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Pour ce qui concerne maintenant l'inqui&#233;tude suscit&#233;e par la th&#232;se nordico-aryenne, celle-ci repose sur une &#233;quivoque. Soutenir une telle th&#232;se ne signifie nullement adh&#233;rer au mythe pangermaniste &#8212; lequel, apr&#232;s avoir quasiment fait des ermes &#171; nordique &#187;, &#171; germanique &#187;, &#171; aryen &#187; et &#171; allemand &#187; des synonymes, pr&#233;tend maintenant soutenir que tout ce qu'il y a de sup&#233;rieur dans les diverses nations et civilisations de notre continent proviendrait des &#233;l&#233;ments germaniques &#8212; tandis que tout ce qui ne se ram&#232;nerait pas &#224; eux serait carr&#233;ment inf&#233;rieur et subalterne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour &#233;viter ce genre d'&#233;quivoque que, vis-&#224;-vis de la race aryenne primordiale, nous utilisons d'habitude le terme d'hyperbor&#233;en, forg&#233; en Gr&#232;ce &#224; une &#233;poque o&#249; l'on ignorait tout des Germains. Quoiqu'il en soit, nous tenons &#224; pr&#233;ciser sans la moindre ambiguit&#233; qu'aryen, nordico-aryen, nordico-occidental, etc. ne signifient pas, dans le cadre d'une doctrine raciale s&#233;rieuse, &#171; allemand &#187; ou &#171; germanique &#187; : ce sont des termes qui d&#233;signent une r&#233;alit&#233; beaucoup plus vaste. Ils se r&#233;f&#232;rent &#224; une souche dont les peuples germaniques de la p&#233;riode dite des invasions ne sont qu'une des nombreuses ramifications, car les plus grandes races cr&#233;atrices de civilisation, que ce soit en Orient comme en Occident (l'antique Perse comme l'Inde ancienne, de m&#234;me que l'Hellade des origines ou Rome elle-m&#234;me) auraient pu tr&#232;s l&#233;gitimement y faire remonter leur origine. Entre toutes ces races, ce qui a pu exister, c'est un rapport de consanguinit&#233;, mais en aucun cas de d&#233;rivation. On ne peut parler de d&#233;rivation que par rapport &#224; cette commune souche hyperbor&#233;enne &#233;voqu&#233;e plus haut &#8212; laquelle remonte toutefois &#224; une pr&#233;histoire si &#233;loign&#233;e que toute pr&#233;tention, de la part de quelque peuple historique que ce soit (&#224; plus forte raison s'il est r&#233;cent), de vouloir se faire passer pour sa descendance exclusive, est purement et simplement une absurdit&#233;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;L'expansion des races nordico-aryennes emprunta deux directions fondamentales : l'une horizontale (venue de l'Occident &#224; travers la M&#233;diterran&#233;e, les Bal&#233;ares, la Sardaigne, la Cr&#232;te et l'Egypte), l'autre transversale (directions nord-ouest sud-est, depuis l'Irlande jusqu'&#224; l'Inde, avec des centres localis&#233;s dans la r&#233;gion danubienne et dans le Caucase &#8212; lequel, loin d'&#234;tre, comme on le croyait, le &#171; berceau &#187; de la race blanche, fut un foyer d'expansion sur l'itin&#233;raire emprunt&#233; par l'un des courants nordico-aryens). Quant &#224; la migration des peuples proprement germaniques, celle-ci par rapport aux deux pr&#233;c&#233;dentes, remonte &#224; une &#233;poque incomparablement plus r&#233;cente &#8212; ici, c'est en mill&#233;naires qu'il faut compter. C'est le long de cet axe horizontal et, partiellement, &#224; la suite de rencontres avec l'axe transversal sur le continent eurasiatique, que sont n&#233;es les plus grandes civilisations du bassin m&#233;diterran&#233;en &#8212; celles que nous connaissons aussi bien que celles dont rien d'autre ne nous est parvenu, sinon des r&#233;sidus d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s. Par rapport &#224; de telles civilisations, eu &#233;gard &#224; ces horizons pr&#233;historiques totalement nouveaux, il faut voir dans les peuples nordico-germaniques de la p&#233;riode des invasions de simples &#233;pigones, des gens qui, issus d'une famille commune, ont simplement &#233;t&#233; les derniers &#224; appara&#238;tre sur la sc&#232;ne de l'histoire. A tous points de vue, ils n'y apparurent nullement comme &#171; purs &#187;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Bien entendu, n'ayant pas derri&#232;re eux tout le pass&#233; des autres groupes de la m&#234;me famille, ceux-ci ne furent pas aussi expos&#233;s au danger des m&#233;tissages : physiquement et biologiquement, ils apparurent donc davantage &#171; en ordre &#187;. Leur vie dans des r&#233;gions o&#249; les conditions climatiques comme celles du milieu &#233;taient devenues tr&#232;s dures, et qu'ils furent les derniers &#224; quitter, ne fit que renforcer le processus de s&#233;lection : c'est ainsi que se confirm&#232;rent et se renforc&#232;rent des dispositions de caract&#232;re comme la t&#233;nacit&#233;, l'ing&#233;niosit&#233; et la hardiesse, tandis que l'absence de tout contact avec des formes ext&#233;rieures et urbaines de civilisation maintinrent vivaces, chez ces peuples germaniques, des rapports d'homme &#224; homme ciment&#233;s par les vertus guerri&#232;res et le sentiment de l'honneur et de la fid&#233;lit&#233;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Les choses en all&#232;rent tout autrement en ce qui concerne le domaine proprement spirituel chez ces descendants de la race nordico-aryenne primordiale, lequel subit une involution certaine. Les traditions virent leur contenu m&#233;taphysique et &#171; solaire &#187; primordial s'obscurcir : elles devinrent fragmentaires, p&#233;riclit&#232;rent en folklore, en sagas et en superstitions populaires. En outre, plus que le souvenir des origines, vint &#224; pr&#233;dominer dans ces traditions le souvenir, mythologis&#233;, des tragiques vicissitudes travers&#233;es par l'un des centres de la civilisation hyperbor&#233;enne : celui des Ases, ou h&#233;ros divins du &#171; Midgard &#187; &#8212; d'o&#249; le th&#232;me bien connu du &#171; ragna-r&#246;kkr &#187;, commun&#233;ment traduit par &#171; cr&#233;puscule des dieux &#187;. De sorte que, pour s'orienter parmi les traditions nordico-germaniques des peuples de la p&#233;riode dite des invasions et pour comprendre la v&#233;ritable signification des principaux symboles et des r&#233;miniscences qu'elles contiennent, il convient d'extraire des points de r&#233;f&#233;rence de l'&#233;tude approfondie de traditions aryennes plus antiques, dans lesquelles se sont conserv&#233;s, sous une forme plus pure et plus compl&#232;te, ces m&#234;mes enseignements &#8212; traditions qui, une fois de plus, ne sont pas &#171; germaniques &#187; mais rel&#232;vent des civilisations aryennes antiques de l'Inde et de la Perse, de l'Hellade des origines et de Rome elle-m&#234;me. Et certains racistes allemands, tels que G&#252;nther, sont les premiers &#224; le reconna&#238;tre sans discussion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Le cadre g&#233;n&#233;ral du probl&#232;me des origines tel que nous venons de l'exposer ne doit donc en aucun cas susciter un sentiment d'inf&#233;riorit&#233; ou de subordination de notre part, en tant qu'Italiens, par rapport aux peuples germaniques, plus r&#233;cents. Bien au contraire : de m&#234;me que les meilleurs &#233;l&#233;ments du peuple italien correspondent, du point de vue de la &#171; race du corps &#187;, &#224; un type qui doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une d&#233;rivation de celui de la race nordique, de m&#234;me peut-on retrouver dans le patrimoine de nos traditions les plus hautes (lesquelles remontent le plus souvent aux temps primordiaux), les m&#234;mes &#233;l&#233;ments propres &#224; la &#171; race de l'&#226;me &#187; (en terme de style de vie, d'ethos, etc.) et &#224; la vision du monde commune &#224; toutes les grandes civilisations aryennes et nordico-aryennes. Avec la th&#232;se nordico-aryenne que d&#233;fend notre racisme, ce que nous contestons par cons&#233;quent, c'est le droit de quelque peuple que ce soit de vouloir s'emparer et monopoliser la noblesse de la commune origine. Ce qui signifie que nous, dans la mesure o&#249; nous sommes et voulons &#234;tre les h&#233;ritiers de la romanit&#233; antique et aryenne, tout autant que de la civilisation romano-germanique qui lui succ&#233;da, nous ne nous reconnaissons les seconds de personne en fait d'esprit, de vocation et de tradition nordico-aryens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Il va de soi qu'une telle prise de position engage : du racisme th&#233;orique, celle-ci nous m&#232;ne au racisme actif et cr&#233;ateur, c'est-&#224;-dire &#224; celui qui consiste &#224; faire en sorte que, dans le type g&#233;n&#233;ral italien tellement diff&#233;renci&#233; d'aujourd'hui, s'extraie et s'affirme de fa&#231;on toujours plus substantielle et pr&#233;cise le type &#224; la fois physique et spirituel de la race &#233;minente &#8212; lequel est tout aussi pr&#233;sent dans le peuple italien que peut l'&#234;tre le type proprement nordique dans le peuple allemand, l'un et l'autre &#233;tant toutefois &#233;touff&#233;s sous le poids de rebuts ethniques, d'autres composantes raciales et des effets de processus ant&#233;rieurs de d&#233;g&#233;n&#233;rescence biologique et culturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;L'importance de situer convenablement le probl&#232;me des origines pour la formation de la volont&#233; et de la conscience de soi d'un nouveau type d'Italien saute maintenant aux yeux. En d&#233;coule effectivement une id&#233;e-force, un sentiment de dignit&#233; et de sup&#233;riorit&#233; qui n'a rien &#224; voir avec l'arrogance et se fonde, non pas sur des mythes confus &#224; usage simplement politique, mais sur des connaissances traditionnelles bien pr&#233;cises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Renouveau Europ&#233;en, texte issu d'El&#233;ments pour une &#233;ducation raciale] via vertusetcombats&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le myst&#232;re de la naissance-l'h&#233;r&#233;dit&#233; historique et l'h&#233;r&#233;dit&#233; d'en haut</title>
		<link>http://www.julius-evola.com/Le-mystere-de-la-naissance-l.html</link>
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		<dc:date>2009-11-01T17:24:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Evolien</dc:creator>



		<description>Avec &quot;Sintesi di dottrina della razza&quot;, publi&#233; en 1941 chez l'&#233;diteur Hoepli comme suite logique de l'exposition des th&#233;ories racistes contenues dans &quot;Le Mythe du sang&quot;, Evola, nous dit le pr&#233;facier de l'&#233;dition publi&#233;e cinquante trois ans plus tard par Ar, formula une doctrine de la race fond&#233;e sur la notion traditionnelle de l'homme comme &#234;tre tripartite, c'est-&#224;-dire form&#233; de trois &#233;l&#233;ments : esprit, &#226;me, corps. Adriano Romualdi &#233;crit &#224; juste titre qu'il serait absurde de d&#233;finir le (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L89xH150/arton26-a17d0.png&quot; width='89' height='150' style='height:150px;width:89px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: rgb(255, 255, 255);&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;Avec &quot;Sintesi di dottrina della razza&quot;, publi&#233; en 1941 chez l'&#233;diteur Hoepli comme suite logique de l'exposition des th&#233;ories racistes contenues dans &quot;Le Mythe du sang&quot;, Evola, nous dit le pr&#233;facier de l'&#233;dition publi&#233;e cinquante trois ans plus tard par Ar, formula une doctrine de la race fond&#233;e sur la notion traditionnelle de l'homme comme &#234;tre tripartite, c'est-&#224;-dire form&#233; de trois &#233;l&#233;ments : esprit, &#226;me, corps. Adriano Romualdi &#233;crit &#224; juste titre qu'il serait absurde de d&#233;finir le racisme d'Evola comme un &quot;racisme de l'esprit&quot;, car la race est avant tout une donn&#233;e psycho-physique&quot;, et a vu justement dans cette th&#233;orie &#233;volienne &quot;une analyse du fait racial int&#233;gr&#233;e dans une dimension plus profonde&quot; ; pourtant, on ne peut pas nier que la caract&#233;ristique de la doctrine expos&#233;e dans &quot;Synth&#232;se&quot; consiste en l'application de la cat&#233;gorie &quot;race&quot; &#224; l'&#233;l&#233;ment spirituel de l'homme, autrement dit en l'entreprise os&#233;e de priver cette cat&#233;gorie de la valeur brutalement naturaliste en laquelle elle risquait de s'&#233;puiser &#224; cause du pesant h&#233;ritage positiviste et scientiste&quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'oeuvre comprend cinq parties, &#224; savoir : &quot;La race comme id&#233;e r&#233;volutionnaire&quot;, &quot;Les trois degr&#233;s de la doctrine de la race&quot;, &quot;la race de l'&#226;me et la race de l'esprit&quot;, &quot;la race aryenne et le probl&#232;me spirituel&quot;, &quot;la race et le probl&#232;me de la nouvelle &quot;&#233;lite&quot;&quot;. Dans le sixi&#232;me chapitre de la troisi&#232;me, Evola aborde un probl&#232;me fondamental qu'il avait d&#233;j&#224; trait&#233; dans &quot;R&#233;volte contre le monde moderne&quot; et qu'il sera amen&#233; &#224; &#233;tudier encore une fois, quelques ann&#233;es apr&#232;s la publication de &quot;Synth&#232;se&quot;, dans &quot;La doctrine de l'&#233;veil&quot; ; et, en l'occurence, il le fait, bien entendu, &#224; un point de vue racial. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques retouches ont &#233;t&#233; apport&#233;es &#224; la version fran&#231;aise publi&#233;e par L'Homme Libre en 2002. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le myst&#232;re de la naissance. L'h&#233;r&#233;dit&#233; historique et l'h&#233;r&#233;dit&#233; d'en haut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est cependant bon de faire pr&#233;c&#233;der l'exposition des principes directeurs de cette partie du racisme par quelques consid&#233;rations sur le probl&#232;me de la naissance, pour &#233;claircir d&#233;finitivement ce que nous avons dit de l'h&#233;r&#233;dit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M&#234;me si on est venu &#224; bout de toutes les principales objections que, d'un point de vue imm&#233;diat, pratique ou intellectualiste, de bonne ou de mauvaise foi, on a l'habitude d'&#233;lever contre la doctrine de la race, il semble en rester une, aussi insurmontable que d&#233;cisive. On peut nous dire : bien, tout ce que vous affirmez est juste. Mais, tout compte fait, un homme est-il coupable d'&#234;tre n&#233; dans une certaine race et non dans une autre ? Est-il donc responsable du fait qu'il a des parents ou des anc&#234;tres &quot;aryens&quot;, juifs, n&#232;gres ou peaux-rouges ? A-t-il donc voulu tout cela ? Avec votre th&#233;orie de la race vous vous en tenez, malgr&#233; tout, &#224; un point de vue purement naturaliste. Vous faites d'une donn&#233;e naturelle un destin et vous y b&#226;tissez votre syst&#232;me au lieu de porter votre attention essentiellement sur les valeurs dans lesquelles la personnalit&#233; humaine peut vraiment entrer en jeu et qu'on peut attribuer &#224; celle-ci. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l&#224;, en quelque sorte, l'ultima ratio des adversaires du racisme. Et il faut reconna&#238;tre que cette objection n'est ni sp&#233;cieuse ni &#233;trange, mais qu'elle a une port&#233;e r&#233;elle, si l'on n'adh&#232;re pas aux d&#233;formations mat&#233;rialistes et collectivistes qu'a subies la doctrine en question et qu'on se place au contraire au point de vue traditionnel, qui fait toujours ressortir les valeurs de la personnalit&#233;. Cependant, envisager cette objection, c'est affronter imm&#233;diatement le probl&#232;me de la naissance. D'un point de vue sup&#233;rieur, spirituel, la justification de l'id&#233;e raciste d&#233;pend de ce probl&#232;me et de sa solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arriver &#224; des points de r&#233;f&#233;rence solides en la mati&#232;re est cependant fort difficile aussi longtemps qu'on reste dans le cadre des vues qui ont &#233;t&#233; introduites en Occident avec l'av&#232;nement du christianisme. Et ce n'est pas par hasard : race et suprarace, culte du sang, aryanit&#233;, sont toutes des notions qui se form&#232;rent et s'affirm&#232;rent essentiellement dans des civilisations pr&#233;chr&#233;tiennes. C'est dans ces traditions et dans leur sagesse qu'il faut donc chercher les &#233;l&#233;ments d'une solution aux probl&#232;mes que le retour de ces id&#233;es soul&#232;ve aujourd'hui. Les conceptions de l'homme et de la vie plus r&#233;centes ne pourront nous fournir que des points de vue incomplets et souvent inad&#233;quats. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: rgb(255, 255, 255);&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Aussi ne faut-il pas s'&#233;tonner que le probl&#232;me de la naissance reste consid&#233;rablement obscur par rapport &#224; la vision chr&#233;tienne du monde. Pour des raisons pr&#233;cises et assur&#233;ment non arbitraires, que nous ne pouvons pas exposer ici, l'&#201;glise dut rejeter l'id&#233;e de la pr&#233;existence, qu'avaient toujours reconnue les traditions pr&#233;c&#233;dentes : elle a donc ni&#233; que le noyau spirituel de la personnalit&#233; pr&#233;existe &#224; la naissance terrestre ainsi que, naturellement, &#224; la conception. Dans la th&#233;ologie chr&#233;tienne, les choses, &#224; cet &#233;gard, ne se pr&#233;sentent pas toujours d'une mani&#232;re aussi simple que pourrait le faire croire cette n&#233;gation. Pourtant, la vue fondamentale du christianisme est que toute &#226;me humaine est unique et qu'elle est cr&#233;&#233;e du n&#233;ant par Dieu lorsqu'elle est insuffl&#233;e dans un corps ou un embryon humain apte &#224; la recevoir. Qu'un homme soit n&#233; dans une race plut&#244;t que dans une autre devient alors un myst&#232;re th&#233;ologique : &quot;Dieu l'a voulu ainsi&quot; et, d'ordinaire, on admet que la volont&#233; divine est imp&#233;n&#233;trable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conception de l'ancienne humanit&#233; &#224; cet &#233;gard &#233;tait fort diff&#233;rente et c'est la seule qui permet de d&#233;passer l'objection que nous avons d&#233;j&#224; signal&#233;e. Pour une exposition compl&#232;te de cette conception, nous devons encore une fois renvoyer le lecteur &#224; R&#233;volte contre le monde moderne : en r&#233;sum&#233;, nous nous limiterons ici &#224; dire que, &#224; ce point de vue, la naissance n'est ni un hasard, ni le fait de la volont&#233; divine ; &#234;tre fid&#232;le &#224; sa nature n'est pas une passivit&#233;, mais t&#233;moigne de la conscience plus ou moins claire d'un lien profond entre notre moi et quelque chose de transcendant et de supraterrestre, qui peut produire un effet transfigurant. C'est l&#224; l'essence de la doctrine du karma et du dharma, doctrine qu'il ne faut pas confondre avec l'id&#233;e de la &quot;r&#233;incarnation&quot;. Comme nous l'avons d&#233;montr&#233; ailleurs, la th&#233;orie de la r&#233;incarnation est soit une conception &#233;trang&#232;re &#224; la spiritualit&#233; &quot;aryenne&quot;, qui est essentiellement celle des cycles de civilisations pr&#233;aryens, tellurico-matriarcaux, soit l'effet de m&#233;prises et de d&#233;formations auxquelles certaines vues traditionnelles ont donn&#233; lieu dans certains milieux th&#233;osophistes modernes. Si, dans le monde traditionnel, et m&#234;me aryen, il y a apparemment des t&#233;moignages pr&#233;cis en faveur de la croyance en la r&#233;incarnation, en r&#233;alit&#233;, il ne s'agit ici que de la forme symbolique qu'un savoir sup&#233;rieur a d&#251; rev&#234;tir pour le peuple et les non initi&#233;s. &lt;br /&gt;
De toute fa&#231;on, pour le probl&#232;me qui nous occupe, il faut se r&#233;f&#233;rer, non pas &#224; la r&#233;incarnation, mais &#224; la doctrine selon laquelle le moi humain comme moi dot&#233; d'une nature propre d&#233;termin&#233;e est l'effet, le produit, le mode d'apparition, dans certaines conditions d'existence, d'une entit&#233; spirituelle qui lui pr&#233;existe et le transcende. Et, puisque tout ce qui est temps, d'une mani&#232;re ou d'une autre, est uniquement quelque chose d'inh&#233;rent &#224; la condition humaine, il n'y a pas, strictement parlant, de pr&#233;existence, d'ant&#233;riorit&#233; au sens temporel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entre dans un domaine fort difficile, par l&#224; m&#234;me que les conceptions et les formulations qui sont les n&#244;tres ici-bas ne peuvent pas s'y appliquer et que, si l'on s'en sert pour d&#233;crire une r&#233;alit&#233; diff&#233;rente, elles peuvent facilement conduire &#224; des falsifications et &#224; des d&#233;formations. Quoi qu'il en soit, il est n&#233;cessaire de distinguer une double h&#233;r&#233;dit&#233;. Celle qui pr&#233;existe &#224; l'individu au sens temporel, et non transcendantal, est l'h&#233;r&#233;dit&#233; des parents, de la famille, de la race, d'une certaine civilisation, d'une certaine caste, etc., et partant, plus ou moins, tout ce qu'on entend commun&#233;ment par h&#233;r&#233;dit&#233;. Mais tout ceci n'&#233;puise pas la r&#233;alit&#233; spirituelle de l'individu, comme le voudraient le mat&#233;rialisme et l'historicisme : ce qu'il faut consid&#233;rer comme d&#233;terminant et essentiel, c'est une intervention d'en haut, un principe rev&#234;tant et utilisant comme mat&#233;riau d'expression et d'incarnation tout ce que cette h&#233;r&#233;dit&#233; a acquis, ses lois et ses d&#233;terminismes. De plus, il faut voir que l'h&#233;r&#233;dit&#233; biologico-historique d'une lign&#233;e d&#233;termin&#233;e est choisie et adopt&#233;e lorsqu'elle peut repr&#233;senter approximativement une sorte d'expression analogique d'une h&#233;r&#233;dit&#233; transcendantale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi, dans tout &#234;tre, deux types d'h&#233;r&#233;dit&#233; se rencontrent et convergent, l'une terrestre, historique, que, dans une large mesure, on peut d&#233;finir positivement, l'autre spirituelle, supraterrestre. Ce qui &#233;tablit un lien entre elles, et donc ce qui d&#233;termine la synth&#232;se qui d&#233;finit une nature humaine d&#233;termin&#233;e, c'est un &#233;v&#233;nement, qui est rendu par diff&#233;rents symboles dans les diverses traditions, et qu'il n'est pas possible d'&#233;tudier ici. Au fond, comme nous l'avons indiqu&#233;, ce qui entre en jeu ici, c'est une sorte de loi des &quot;affinit&#233;s &#233;lectives&quot;. Pour l'illustrer par des applications, nous dirons, par exemple, qu'on n'est pas homme ou femme, de telle ou telle race ou caste, etc., parce qu'on est n&#233;s ainsi, par hasard, par la &quot;volont&#233; de Dieu&quot; ou par un m&#233;canisme de causes naturelles, mais, inversement, si l'on est n&#233;s ainsi, c'est parce qu'on &#233;tait d&#233;j&#224; homme ou femme, de telle ou telle race ou caste, etc., naturellement, par analogie, dans le sens d'une disposition, vocation ou intention transcendantale que, faute de concepts ad&#233;quats, nous ne pouvons entrevoir que dans ses effets. D'une certaine mani&#232;re, on a donc l'interf&#233;rence de la ligne horizontale d'une h&#233;r&#233;dit&#233; terrestre et de la ligne verticale d'une h&#233;r&#233;dit&#233; non terrestre. C'est lorsqu'elles se croisent que, selon l'enseignement traditionnel, se produit la naissance ou, pour mieux dire, la conception d'un nouvel &#234;tre, l'incarnation. La race, la caste, etc., existent donc dans l'esprit avant de se manifester dans l'existence terrestre et historique. La diversit&#233; provient d'&quot;en haut&quot;, ce qui s'y rapporte sur la terre n'est que reflet et symbole. Tel on a voulu &#234;tre selon une nature primordiale et une r&#233;flexion transcendantale, tel on est. Ce n'est pas la naissance qui d&#233;termine la nature, mais, inversement, c'est la nature - au sens le plus large, car, l&#224; encore, les mots courants sont tra&#238;tres - qui d&#233;termine la naissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Julius EVOLA &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Copyright (c) 2007 Thompkins &amp; Cariou &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: rgb(0, 0, 0);&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le chemin du cinabre ( extrait)</title>
		<link>http://www.julius-evola.com/Le-chemin-du-cinabre-extrait.html</link>
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		<description>L'autobiographie de Julius Evola, &quot;Il Cammino del cinabro&quot;, a &#233;t&#233; publi&#233;e en 1963, puis, dans une &#233;dition revue et corrig&#233;e, en 1972, par Vanni Scheiwiller. Jusqu'ici, cet ouvrage absolument fondamental pour la compr&#233;hension de l'oeuvre de Julius Evola n'a &#233;t&#233; traduit qu'en une seule langue, le fran&#231;ais. Nonobstant le s&#233;rieux de cette traduction fran&#231;aise parue chez Arch&#233; Milano en 1972, elle comporte un certain nombre de contre-sens. En attendant une &#233;ventuelle seconde &#233;dition de cette oeuvre (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L118xH117/arton25-a8402.jpg&quot; width='118' height='117' style='height:117px;width:118px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman,Times,serif&quot;&gt;L'autobiographie de Julius Evola, &quot;Il Cammino del cinabro&quot;, a &#233;t&#233; publi&#233;e en 1963, puis, dans une &#233;dition revue et corrig&#233;e, en 1972, par Vanni Scheiwiller. Jusqu'ici, cet ouvrage absolument fondamental pour la compr&#233;hension de l'oeuvre de Julius Evola n'a &#233;t&#233; traduit qu'en une seule langue, le fran&#231;ais. Nonobstant le s&#233;rieux de cette traduction fran&#231;aise parue chez Arch&#233; Milano en 1972, elle comporte un certain nombre de contre-sens.&lt;br /&gt; En attendant une &#233;ventuelle seconde &#233;dition de cette oeuvre dans notre nouvelle traduction, nous en publions l'&quot;avertissement&quot; et le premier chapitre, &quot;Le contexte personnel et les premi&#232;res exp&#233;riences&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman,Times,serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Avertissement&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les pages que je m'appr&#234;te &#224; &#233;crire trouvent une certaine justification dans l'hypoth&#232;se o&#249;, un jour, l'oeuvre que j'ai d&#233;velopp&#233;e au cours des huit derniers lustres ferait l'objet d'une attention diff&#233;rente de celle qui, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, lui a &#233;t&#233; accord&#233;e en Italie jusqu'ici.&lt;br /&gt; Cette hypoth&#232;se est assez probl&#233;matique, en raison de la situation actuelle et du climat culturel et politique auquel on peut s'attendre pour l'avenir. De toute fa&#231;on, mon intention est de fournir un guide &#224; ceux qui s'int&#233;resseraient r&#233;trospectivement &#224; l'ensemble de mes &#233;crits et de mon activit&#233; et voudraient s'orienter et &#233;tablir ce qui, dans cette activit&#233;, peut avoir une signification qui n'est pas seulement personnelle et &#233;pisodique. &lt;br /&gt; Le fait est que cette &#233;ventuelle analyse pourra rencontrer quelques difficult&#233;s. En premier lieu, on sera devant des livres que j'ai &#233;crits &#224; des p&#233;riodes diff&#233;rentes ; si l'on ne les envisage pas au point de vue de leur situation dans le temps, ils pourraient donner l'impression de divergences consid&#233;rables. Rien qu'&#224; cet &#233;gard, il faut un guide.&lt;br /&gt; En second lieu, et c'est plus important, dans mon activit&#233;, qui a eu diff&#233;rentes phases et s'est rapport&#233;e &#224; diff&#233;rents domaines, l'essentiel doit &#234;tre s&#233;par&#233; de l'accessoire, et, dans les premiers livres surtout, il convient de tenir compte d'une pr&#233;paration n&#233;cessairement incompl&#232;te et d'influences du milieu culturel, dont je ne me suis d&#233;barrass&#233; que par la suite, peu &#224; peu, gr&#226;ce &#224; une plus grande maturit&#233;. &lt;br /&gt; En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, il faut voir que, dans une large mesure, j'ai d&#251; m'ouvrir la voie seul. Je n'ai pas dispos&#233; de l'aide inestimable dont, &#224; d'autres &#233;poques et dans un milieu diff&#233;rent, pouvaient b&#233;n&#233;ficier, dans le d&#233;veloppement d'une activit&#233; du m&#234;me genre, ceux qui, d&#232;s le d&#233;but, &#233;taient directement rattach&#233;s &#224; une tradition vivante. Comme un disparu, j'ai d&#251; m'efforcer de rejoindre par mes propres moyens une arm&#233;e qui s'&#233;loignait, souvent &#224; travers des terres incertaines et p&#233;rilleuses ; une jonction positive ne s'est op&#233;r&#233;e qu'&#224; partir d'une certaine &#233;poque. Dans sa partie essentielle et valide, ce que j'ai cru devoir exprimer et affirmer appartient en fait &#224; un monde diff&#233;rent de celui o&#249; j'ai v&#233;cu. Donc, d'abord, ce qui me guida, ce furent uniquement des aptitudes inn&#233;es ; les id&#233;es et les buts ne se sont clarifi&#233;s et pr&#233;cis&#233;s que par la suite, avec l'&#233;largissement de mes exp&#233;riences et de mes connaissances.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman,Times,serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;I. Le c&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;ontexte personnel et les premi&#232;res exp&#233;riences&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman,Times,serif&quot;&gt; Pour fournir un guide dans mes oeuvres, le mieux est donc de dire quelques mots de leur gen&#232;se, de leurs pr&#233;misses et des intentions qui ont &#233;t&#233; les miennes en les &#233;crivant. Si des allusions autobiographiques seront in&#233;vitables, elles seront cependant r&#233;duites au minimum indispensable et serviront surtout &#224; expliquer ce qui est accessoire dans mes livres. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, il conviendra d'indiquer imm&#233;diatement ce qu'on peut appeler mon &quot;&#233;quation personnelle&quot;, en faisant cependant l'observation suivante.&lt;br /&gt; Fichte a dit qu'on professe une philosophie donn&#233;e selon ce que l'on est, et l'on sait que les &quot;conditionnements sociaux&quot;, le background individuel, la &quot;situationnalit&#233;&quot; et autres ont pris une part importante dans une certaine critique contemporaine. Il convient de faire des r&#233;serves sur tout cela. Adopter exclusivement de semblables crit&#232;res ne peut &#234;tre l&#233;gitime que dans le cas o&#249; ce qu'une personne pense, croit, &#233;crit et fait a un caract&#232;re purement individuel. C'est bien l&#224; le cas de presque tous les auteurs de notre &#233;poque ; mais cela ne veut pas dire qu'il ne puisse pas y avoir des cas plus complexes, dans lesquels cette mani&#232;re de voir et d'expliquer est inad&#233;quate et superficielle. Une &quot;&#233;quation&quot; ou disposition personnelle donn&#233;e peut m&#234;me servir uniquement de condition, de cause occasionnelle, de moyen, contingent en soi, moyen qui a permis &#224; des contenus intrins&#232;quement sup&#233;rieurs &#224; l'individu de s'exprimer (il n'est m&#234;me pas n&#233;cessaire que celui-ci s'en rende compte). Pour expliquer ce dont il s'agit par une comparaison : si l'on doit faire bombarder une ville, il est clair que, sur le plan pratique, il vaut mieux utiliser des gens qui, en tant qu'individus, ont des dispositions destructrices plut&#244;t que des dispositions humanitaristes et philanthropiques ; dans ce cas, la disposition correspondra au but, sans toutefois que cela pr&#233;juge de l'&#233;ventuel caract&#232;re supra-ordonn&#233; de celui-ci.&lt;br /&gt; C'est l&#224; la part que l'&#233;quation personnelle peut parfois avoir sur le terrain intellectuel et spirituel lui-m&#234;me. Ceci &#233;tant, pour ce qui est de l'&#233;quation personnelle, deux dispositions semblent caract&#233;riser ma nature. La premi&#232;re a &#233;t&#233; une aspiration &#224; la transcendance, aspiration qui est apparue d&#232;s ma prime jeunesse. De l&#224;, le d&#233;tachement de l'humain qui est le mien depuis longtemps. Il en est qui ont estim&#233; que cette disposition provenait d'un souvenir pr&#233;natal r&#233;siduel. C'est aussi le sentiment que j'ai eu. Ce n'est qu'apr&#232;s que j'eus abandonn&#233; le plan des exp&#233;riences esth&#233;tiques et philosophiques que l'aspiration que je viens d'indiquer est apparue dans sa forme authentique. Mais, d&#233;j&#224; avant, quelqu'un de particuli&#232;rement comp&#233;tent dans ces choses avait &#233;t&#233; surpris de constater en moi, f&#251;t-ce en germe, sous ce rapport, une orientation qui, g&#233;n&#233;ralement, ne r&#233;sulte pas de th&#233;ories, mais du changement d'&#233;tat caus&#233; par certaines op&#233;rations auxquelles j'aurai souvent &#224; faire allusion par la suite.&lt;br /&gt; Je pourrais donc parler d'une tendance pr&#233;existante, ou h&#233;r&#233;dit&#233; cach&#233;e, qui, au cours de mon existence, a &#233;t&#233; raviv&#233;e par diverses influences. C'est de l&#224; que provient l'autonomie essentielle de mon d&#233;veloppement. Il est probable que, &#224; un moment donn&#233;, deux personnalit&#233;s ont exerc&#233; sur moi une influence stimulante, insensible mais r&#233;elle. Mais le seul fait que je ne m'en sois rendu compte qu'au bout de quelques ann&#233;es prouve qu'il ne s'est pas agi d'une greffe extrins&#232;que. Le d&#233;tachement naturel de l'humain quant &#224; la plupart des choses qui, surtout dans le domaine affectif, sont consid&#233;r&#233;es comme normales apparut en moi &#224; un tr&#232;s jeune &#226;ge, je dirais m&#234;me particuli&#232;rement &#224; cet &#226;ge-l&#224;. Pour ce qui est de l'aspect n&#233;gatif, partout o&#249; cette disposition s'est manifest&#233;e de fa&#231;on confuse et n'a engag&#233; que mon individualit&#233;, elle a engendr&#233; une certaine insensibilit&#233; et une certaine froideur d'&#226;me. Mais, dans le domaine qui importe le plus, elle m'a permis de reconna&#238;tre directement des valeurs non conditionn&#233;es, compl&#232;tement &#233;trang&#232;res &#224; la mani&#232;re de voir et de sentir de mes contemporains.&lt;br /&gt; On pourrait dire de la seconde disposition qu'il s'agit - pour employer un mot hindou - d'une disposition de &lt;em&gt;kshatriya&lt;/em&gt;. En Inde, le mot d&#233;signait un type humain enclin &#224; l'action et &#224; l'affirmation, &quot;guerrier&quot; au sens large, par opposition au type religieux et sacerdotal, ou contemplatif, du &lt;em&gt;brahm&#226;na&lt;/em&gt;. Cela aussi a &#233;t&#233; mon orientation, m&#234;me si ce n'est que peu &#224; peu qu'elle se pr&#233;cisa. Elle pourrait provenir d'une seconde h&#233;r&#233;dit&#233;, cach&#233;e, d'un souvenir obscur. Dans la premi&#232;re p&#233;riode de ma vie, cette disposition se manifesta &#224; l'&#233;tat brut et amena &#224; une affirmation excessive du moi, avec, pour contrepartie sp&#233;culative, la doctrine de la puissance et de l'autarcie que j'ai formul&#233;e. Mais elle a &#233;t&#233; aussi la base existentielle qui, malgr&#233; leur anachronisme, m'a permis de percevoir avec une clart&#233; absolue les valeurs et les r&#233;alit&#233;s d'un autre monde, le monde d'une civilisation hi&#233;rarchique, aristocratique et f&#233;odale. Elle a &#233;t&#233; aussi la base existentielle de ma critique immanente de l'id&#233;alisme transcendantal et de son d&#233;passement dans une th&#233;orie de l'Individu Absolu. Enfin, comme disposition mentale g&#233;n&#233;rale, je lui dois mon go&#251;t pour les positions claires, intransigeantes, une sorte d'intr&#233;pidit&#233; intellectuelle qui s'est exprim&#233;e, en dehors des acc&#232;s pol&#233;miques, par la coh&#233;rence et par la rigueur logique.&lt;br /&gt; Il est clair qu'il y avait une certaine contradiction entre les deux pr&#233;dispositions. Alors que l'aspiration &#224; la transcendance engendrait en moi un sentiment d'extran&#233;it&#233; &#224; la r&#233;alit&#233; et, dans ma jeunesse, une sorte de d&#233;sir de lib&#233;ration ou d'&#233;vasion, qui n'allait pas sans glissements mystiques, la disposition de &lt;em&gt;kshatriya&lt;/em&gt; me portait &#224; l'action, &#224; l'affirmation libre centr&#233;e sur le Moi. Il se peut que la t&#226;che existentielle fondamentale de toute ma vie ait &#233;t&#233; de temp&#233;rer les deux tendances. Il m'a &#233;t&#233; possible de l'accomplir et d'&#233;viter ainsi un &#233;croulement lorsque je suis parvenu &#224; assumer consciemment l'essence des deux &#233;lans sur un plan sup&#233;rieur. Sur le terrain des id&#233;es, leur synth&#232;se est &#224; l'origine de la formulation particuli&#232;re que j'ai donn&#233;e au &quot;traditionalisme&quot; dans la derni&#232;re p&#233;riode de mon activit&#233;, par opposition &#224; celle, plus intellectualiste et orientalisante, du courant de Ren&#233; Gu&#233;non. &lt;br /&gt; Les dispositions dont j'ai parl&#233; ne sauraient &#234;tre ramen&#233;es &#224; des influences du milieu, ni &#224; des facteurs h&#233;r&#233;ditaires (au sens courant, biologique). Je dois fort peu au milieu, &#224; l'&#233;ducation, &#224; mon sang. Dans une large mesure, je me suis oppos&#233; &#224; la tradition pr&#233;dominante en Occident - le christianisme et le catholicisme - aussi bien qu'&#224; la civilisation actuelle, au &quot;monde moderne&quot; d&#233;mocratique et mat&#233;rialiste, &#224; la culture et &#224; la mentalit&#233; dominantes de la nation o&#249; je suis n&#233;, l'Italie, et enfin &#224; mon milieu familial. Si tout cela a eu une influence, elle a &#233;t&#233; indirecte, n&#233;gative ; elle n'a favoris&#233; en moi que des r&#233;actions.&lt;br /&gt; Mais &#231;'en est assez sur mon &quot;&#233;quation personnelle&quot;. Au d&#233;but de l'adolescence, alors que je poursuivais des &#233;tudes techniques et math&#233;matiques, un int&#233;r&#234;t profond et naturel pour les exp&#233;riences de la pens&#233;e et de l'art se d&#233;veloppa en moi. Quand j'&#233;tais jeune, tout de suite apr&#232;s la p&#233;riode des romans d'aventure, je m'&#233;tais mis en t&#234;te d'&#233;crire, avec un ami, une histoire de la philosophie, sous forme de r&#233;sum&#233;s. D'autre part, si je m'&#233;tais d&#233;j&#224; senti attir&#233; par des &#233;crivains comme Wilde et d'Annunzio, mon int&#233;r&#234;t s'&#233;tendit vite, &#224; partir d'eux, &#224; l'ensemble de la litt&#233;rature et de l'art les plus r&#233;cents. Je passais des journ&#233;es enti&#232;res &#224; la biblioth&#232;que, selon un r&#233;gime de lecture soutenu mais libre.&lt;br /&gt; Ce qui eut une importance particuli&#232;re pour moi, c'est la rencontre avec des penseurs comme Nietzsche, Michelstaedter et Weininger. Elle ne fit que nourrir une tendance fondamentale, bien que, tout d'abord, de fa&#231;on confuse et, en partie, d&#233;form&#233;e, par un m&#233;lange de positif et de n&#233;gatif. En ce qui concerne Nietzsche, il y eut deux cons&#233;quences principales.&lt;br /&gt; Tout d'abord, une opposition au christianisme. N&#233; dans une famille catholique, cette religion ne m'avait jamais rien dit ; dans ses th&#232;mes sp&#233;cifiques - la th&#233;orie du p&#233;ch&#233; et de la r&#233;demption, la doctrine de l'amour, du sacrifice divin et de la gr&#226;ce, le d&#233;isme et le cr&#233;ationnisme - je sentais qu'elle m'&#233;tait absolument &#233;trang&#232;re, et c'est ainsi qu'elle continua &#224; m'appara&#238;tre m&#234;me lorsque mon point de vue cessa d'&#234;tre influenc&#233; par l'immanentisme id&#233;aliste. Si j'ai reconnu par la suite qu'il pouvait y avoir quelque chose de valable, de &quot;traditionnel&quot; dans le catholicisme, il ne s'agit l&#224; que d'un fait intellectuel, d'un devoir d'objectivit&#233;, car le &lt;em&gt;quid specificum&lt;/em&gt; du christianisme n'&#233;veillait toujours aucun &#233;cho dans ma nature. Quant au catholicisme comme religion positive en g&#233;n&#233;ral, il exer&#231;a sur moi des effets d&#233;plorables par l&#224; m&#234;me qu'il se r&#233;duit d&#233;sormais &#224; des formes religieuses, sentimentales et moralistes en marge de la soci&#233;t&#233; bourgeoisie, et qu'il ne se soucie gu&#232;re de faire ressortir surtout l'origine d'une vraie sacralit&#233; et d'une grande asc&#232;se, le sens int&#233;rieur des symboles, des rites et des sacrements. Ainsi, la voie de ce qui, en tant que spiritualit&#233; supramondaine et supranaturalit&#233;, domine la pens&#233;e moderne profane et ses pr&#233;varications, je dus me l'ouvrir ind&#233;pendamment de cette tradition, apr&#232;s avoir mis un terme &#224; des exp&#233;riences dans lesquelles l'aspiration inn&#233;e &#224; la transcendance se rapportait &#224; un tronc au fond probl&#233;matique et suspect, celui de l'id&#233;alisme transcendantal.&lt;br /&gt; En second lieu, Nietzsche s'accorda &#224; la seconde disposition que j'ai indiqu&#233;e, celle de &lt;em&gt;kshatriya&lt;/em&gt;, par une r&#233;volte contre le monde bourgeois et sa petite morale, contre le moralisme, le d&#233;mocratisme et le conformisme, et par l'affirmation des principes d'une morale aristocratique et des valeurs de l'&#234;tre qui se lib&#232;re de tout lien et est &#224; lui-m&#234;me sa loi (inutile de dire que Stirner aussi fut parmi mes premi&#232;res lectures). Par contre, je ne fus presque pas influenc&#233; par la doctrine nietzsch&#233;enne dans ceux de ses aspects inf&#233;rieurs, individualistes, esth&#233;tisants ou biologiques qui ont trait &#224; l'exaltation de la &quot;vie&quot;, auxquels, &#224; cette &#233;poque-l&#224;, mais aussi plus tard, il en est beaucoup qui identifiaient le message nietzsch&#233;en. Si une influence s'exer&#231;a plus positivement sur moi, ce fut celle de Michelstaedter, figure tragique de philosophe pr&#233;coce, alors presque inconnu, dont la pens&#233;e faisait davantage ressortir une th&#233;orie &#233;pur&#233;e et extr&#234;me de l'&quot;&#234;tre&quot;, de l'autosuffisance, de l'autonomie. Mais j'y reviendrai plus loin (entre autres, j'eus pour ami un cousin de Michelstaedter qui suivait ses id&#233;es et eut la m&#234;me fin que lui : il se suicida).&lt;br /&gt; Quant &#224; la tendance antibourgeoise, dans le domaine priv&#233; et personnel, &#224; partir de ce moment-l&#224; elle devait d&#233;terminer toute mon existence, m&#234;me dans ses aspects empiriques. Aussi suis-je rest&#233; libre jusqu'&#224; la fin des liens de la soci&#233;t&#233; o&#249; j'ai v&#233;cu, &#233;tranger aux routines, qu'elles soient professionnelles, sentimentales ou familiales. Par exemple, quand j'&#233;tais jeune, je me fis un devoir de ne pas obtenir de dipl&#244;me, bien que j'eusse d&#233;j&#224; presque achev&#233; les &#233;tudes correspondantes. Le fait d'&#234;tre &quot;docteur&quot; ou &quot;professeur&quot; &#224; titre officiel et &#224; des fins pratiques me parut intol&#233;rable, et pourtant, par la suite, je devais me voir appliquer continuellement de semblables titres, que je n'ai pas. C'est l&#224; que le &lt;em&gt;kshatriya&lt;/em&gt; se serait solidaris&#233; avec ce membre d'une ancienne famille pi&#233;montaise qui disait paradoxalement : &quot;Je divise le monde en deux cat&#233;gories : la noblesse et ceux qui ont un dipl&#244;me&quot;.&lt;br /&gt; En dehors des auteurs indiqu&#233;s, il faut &#233;voquer l'influence qu'exer&#231;a aussi sur moi, dans mon adolescence, le mouvement qui, &#224; la veille de la premi&#232;re guerre mondiale et dans la premi&#232;re partie de celle-ci, gravitait autour de Giovani Papini et des revues &lt;em&gt;Leonardo&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Lacerba&lt;/em&gt;, et par la suite, en partie, &lt;em&gt;La Voce&lt;/em&gt;. Ce fut l'&#233;poque du seul v&#233;ritable &lt;em&gt;Sturm und Drang&lt;/em&gt; qu'ait connu notre nation, de l'irruption de forces allergiques au climat &#233;touffant de la petite Italie bourgeoise du d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle. Contrairement &#224; l'opinion g&#233;n&#233;rale, je consid&#232;re que ce n'est qu'&#224; cette p&#233;riode que Papini eut une vraie signification. Il ouvrit alors des br&#232;ches. C'est &#224; lui et &#224; son groupe que nous devons d'&#234;tre entr&#233;s en contact avec les courants &#233;trangers les plus divers et les plus int&#233;ressants de la pens&#233;e et de l'art d'avant-garde, avec pour effet un renouvellement et un &#233;largissement de nos horizons. Il ne s'agissait pas uniquement des revues indiqu&#233;es, mais aussi d'initiatives comme la collection &quot;Cultura dell'Anima&quot;, qui, dirig&#233;e par Papini, fit conna&#238;tre aux jeunes que nous &#233;tions une s&#233;rie d'&#233;crits anciens et modernes d'une importance particuli&#232;re et nous indiqua des voies &#224; suivre plus tard. En outre, ce fut aussi la p&#233;riode &quot;h&#233;ro&#239;que&quot; du futurisme, que c&#244;toya pendant un certain temps le groupe florentin de Papini. Mais ce qui nous enthousiasmait encore plus &#224; cette &#233;poque-l&#224;, c'&#233;tait le Papini paradoxal, pol&#233;mique, individualiste, r&#233;volutionnaire, parce que, malgr&#233; l'aspect brillant et sulfureux de ses &#233;crits, nous pensions qu'il se prenait au s&#233;rieux. Nous nous rallions avec enthousiasme &#224; son attaque contre la culture officielle acad&#233;mique, contre la servilit&#233; intellectuelle, contre les grands noms, contre les valeurs de la morale et de la soci&#233;t&#233; bourgeoises, m&#234;me si son style n&#233;o-r&#233;aliste avant la lettre et ses allures de florentin cocu transpos&#233;es sur le plan intellectuel et pol&#233;mique nous ennuyaient. Nous croyions aussi &#224; la sinc&#233;rit&#233; et &#224; l'authenticit&#233; de ce qu'il avait &#233;crit dans son autobiographique &quot;Un Homme Fini&quot;. Ce nihilisme qui ne laissait subsister que l'individu nu, d&#233;daigneux de tout appui, ferm&#233; &#224; toute envie de fuir la r&#233;alit&#233;, ne pouvait pas ne pas faire impression sur des jeunes. Ce n'est que plus tard que je devais m'apercevoir qu'il ne s'agissait l&#224; que d'un intellectualisme sans racine profonde et qui n'allait pas sans un certain exhibitionnisme. Il fallait donc s'attendre &#224; ce que Papini ne rest&#226;t pas sur ses positions, m&#234;me si sa conversion ult&#233;rieure au catholicisme devait &#234;tre tout aussi superficielle que ses attitudes pr&#233;c&#233;dentes, en l'absence d'une v&#233;ritable crise spirituelle. C'est l&#224; ce qui appara&#238;t tr&#232;s clairement dans cette &quot;Histoire du Christ&quot; &#224; laquelle Papini dut essentiellement sa notori&#233;t&#233; et son succ&#232;s pratique. Dans ce livre, il n'y a rien de transfigur&#233; et de transfigurant, on ne per&#231;oit pas le moindre changement de niveau existentiel ; le style est plat, et on ne montre rien de la dimension profonde du catholicisme et de ses mythes. C'est une apolog&#233;tique banale fond&#233;e sur les donn&#233;es les plus ext&#233;rieures, cat&#233;ch&#233;tiques et sentimentales de cette croyance. C'&#233;tait le Papini de la premi&#232;re p&#233;riode qui avait fait d&#233;couvrir aux jeunes que nous &#233;tions, entre autres, des figures de mystiques comme ma&#238;tre Eckhart et des &#233;crits sapientiaux qui auraient conduit &#224; des horizons tout diff&#233;rents, s'il y avait eu un v&#233;ritable d&#233;passement, au sens traditionnel, de l'individualisme intellectualiste et anarchique. D'autre part, c'est un signe indicatif du niveau du catholicisme actuel et de notre culture que ce livre m&#233;diocre ait &#233;t&#233; jug&#233; comme un chef d'oeuvre et un grand t&#233;moignage humain. Mais revenons maintenant &#224; notre sujet.&lt;br /&gt; D'autres &#233;crivains ou artistes du groupe papinien devaient, d'une fa&#231;on ou d'une autre, c&#233;der du terrain et rentrer dans le rang, consid&#233;rant comme de simples exp&#233;riences de jeunesse ce qu'ils avaient fait dans cette premi&#232;re p&#233;riode r&#233;volutionnaire. Des &quot;retours&quot; et des conversions notoires au n&#233;o-classicisme se produisirent bient&#244;t sur le terrain m&#234;me de la peinture et de la musique. Ainsi, pour ce qui est de la vision g&#233;n&#233;rale de la vie, ce n'est pas de la vantardise, mais une constatation objective que de dire que j'ai &#233;t&#233; le seul de la p&#233;riode du&lt;em&gt; Sturm&lt;/em&gt; &lt;em&gt;und Drang&lt;/em&gt; italien &#224; avoir tenu bon et &#224; avoir cherch&#233; et trouv&#233; des points de r&#233;f&#233;rence positifs sans compromis d'aucune sorte avec le monde qui avait alors &#233;t&#233; ni&#233;. &lt;br /&gt; Dans ma jeunesse, comme il n'y avait pratiquement que le futurisme comme mouvement artistique d'avant-garde en Italie, j'eus des relations personnelles avec certains de ses repr&#233;sentants. En particulier, je fus ami du peintre Giacomo Balla et je connus Marinetti. Bien que je m'int&#233;ressasse principalement aux probl&#232;mes de l'esprit et de la vision de la vie, je cultivais &#233;galement la peinture ; une disposition spontan&#233;e pour le dessin &#233;tait apparue en moi d&#232;s l'enfance. Cependant, je ne tardai pas &#224; voir que, en dehors de son c&#244;t&#233; r&#233;volutionnaire, l'orientation du futurisme s'accordait fort peu avec mes inclinations. Ce qui m'ennuyait dans le futurisme, c'&#233;tait le sensualisme, le manque d'int&#233;riorit&#233;, tout le c&#244;t&#233; tapageur et exhibitionniste, une exaltation brute de la vie et de l'instinct curieusement m&#234;l&#233;e &#224; celle du machinisme et d'une sorte d'am&#233;ricanisme, alors que, d'un autre c&#244;t&#233;, on s'abandonnait &#224; des formes chauvines de nationalisme. &lt;br /&gt; En ce qui concerne ce dernier point, la divergence m'apparut clairement au d&#233;but de la premi&#232;re mondiale, &#224; cause de la violente campagne interventionniste men&#233;e par les futuristes et par le groupe de&lt;em&gt; Lacerba&lt;/em&gt;. Il &#233;tait inconcevable pour moi que tous ces gens, en commen&#231;ant par l'iconoclaste Papini, &#233;pousassent d'un coeur l&#233;ger les lieux communs patriotards les plus rebattus de la propagande antigermanique, s'imaginant s&#233;rieusement que c'&#233;tait l&#224; une guerre pour la d&#233;fense de la civilisation et de la libert&#233; contre le barbare et l'agresseur. Je n'&#233;tais pas encore sorti d'Italie ; aussi n'avais-je qu'une sensation confuse des structures hi&#233;rarchiques, f&#233;odales et traditionnelles qui subsistaient en Europe centrale, mais qui avaient disparu presque compl&#232;tement dans les autres r&#233;gions de l'Europe sous l'influence des id&#233;es de 1789. L'orientation de mes sympathies n'&#233;tait pas moins pr&#233;cise pour autant, et, plus que l'abstention pacifiste et neutraliste de l'Italie, je souhaitais son intervention dans le cadre de la Triple Alliance. Il va sans dire que cette mani&#232;re de voir n'&#233;tait aucunement influenc&#233;e par l'admiration acad&#233;mique pour la &lt;em&gt;Kultur&lt;/em&gt; allemande - l'intellectualisme &#224; la &lt;em&gt;Herr&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Professor&lt;/em&gt; - qui d&#233;terminait au contraire le neutralisme de divers intellectuels bourgeois italiens (en commen&#231;ant par Benedetto Croce), qui ne se rendaient pas compte que l'objet de leur admiration &#233;tait quelque chose de secondaire et d'inf&#233;rieur par rapport &#224; la tradition plus essentielle de ces peuples, qu'il convenait de rechercher plut&#244;t dans leur conception de l'Etat, dans les principes d'ordre et de discipline, dans l'&#233;thique prussienne, dans les divisions sociales nettes et saines qui subsistaient malgr&#233; la r&#233;volution du tiers &#233;tat et du capitalisme, qui ne les avait compromises qu'en partie. Je me souviens avoir &#233;crit &#224; cette &#233;poque-l&#224; un article dans lequel je soutenais que, m&#234;me si l'on ne se battait pas aux c&#244;t&#233;s de l'Allemagne, mais contre elle, on devait le faire en &#233;pousant ses principes, et non pas au nom des id&#233;ologies nationalistes et irr&#233;dentistes ou des id&#233;ologies d&#233;mocratiques, sentimentales et hypocrites de la propagande alli&#233;e. Ayant lu cet article, Marinetti me dit textuellement : &quot;tes id&#233;es sont plus &#233;loign&#233;es des miennes que celles d'un esquimau&quot;. Depuis cette lointaine ann&#233;e 1915, mon attitude &#224; ce sujet devait rester inchang&#233;e ; par la suite, elle a &#233;t&#233; confort&#233;e par ma connaissance directe des r&#233;alit&#233;s de l'Europe centrale.&lt;br /&gt; D'un autre c&#244;t&#233;, la guerre m'apparaissait cependant n&#233;cessaire en tant que fait purement r&#233;volutionnaire. Au d&#233;but, le groupe Papini partageait cette id&#233;e - l'Italie devait se r&#233;veiller et se renouveler en combattant -, et Marinetti avait cr&#233;e la fameuse formule : &quot;la guerre, seule hygi&#232;ne du monde&quot;. Mais ils en &#233;taient arriv&#233;s tous deux &#224; c&#233;der &#224; des motivations que je trouvais inconsistantes. &lt;br /&gt; Je pris part &#224; la guerre apr&#232;s avoir suivi &#224; Turin une formation acc&#233;l&#233;r&#233;e d'&#233;l&#232;ves officiers d'artillerie. Je fus tout d'abord envoy&#233; en premi&#232;re ligne dans les montagnes, pr&#232;s d'Asiego. J'y continuai tant bien que mal mes &#233;tudes. Des exp&#233;riences de la guerre et de la vie militaire je ne tirai cependant pas tout ce qu'elles eussent pu m'apporter en d'autres circonstances, car je ne fus pas engag&#233; dans des op&#233;rations militaires importantes. &lt;br /&gt; De retour &#224; Rome, ma ville natale, apr&#232;s la guerre, les ann&#233;es qui suivirent furent pour moi celles d'une crise grave. A la fin de ma croissance, le refus de la vie normale &#224; laquelle j'&#233;tais retourn&#233;, le sentiment de l'inconsistance et de la vanit&#233; des buts qui font normalement partie des activit&#233;s humaines s'aiguis&#232;rent en moi. L'aspiration inn&#233;e &#224; la transcendance se manifestait en moi de fa&#231;on confuse, mais intense. Dans ce contexte, il convient de faire allusion &#224; l'effet de certaines exp&#233;riences int&#233;rieures que j'ai affront&#233;es, tout d'abord, sans technique pr&#233;cise et sans conscience du but, &#224; l'aide de certaines substances qui ne sont pas les stup&#233;fiants les plus utilis&#233;s, et dont l'emploi exige m&#234;me du plus grand nombre qu'il surmonte une r&#233;volte naturelle de l'organisme et qu'il exerce un contr&#244;le particulier sur celui-ci. J'atteignis ainsi des formes de conscience en partie d&#233;tach&#233;es des sens physiques. Je fr&#244;lai souvent les hallucinations visuelles et peut-&#234;tre m&#234;me la folie. Mais une constitution fondamentalement saine, le caract&#232;re authentique de l'&#233;lan qui m'avait conduit &#224; ces aventures et une intr&#233;pidit&#233; spirituelle me port&#232;rent plus loin.&lt;br /&gt; Ces exp&#233;riences ne furent pas sans avoir certains r&#233;sultats positifs, surtout par rapport &#224; ce qui devait m'arriver par la suite. Elles me fournirent des points de rep&#232;re que j'aurais peut-&#234;tre eu du mal &#224; atteindre autrement, y compris sur le terrain doctrinal, quant &#224; la compr&#233;hension des dessous de certaines formes de n&#233;o-spiritualisme et du soi-disant occultisme contemporain. Nous y reviendrons plus loin.&lt;br /&gt; Cependant, les r&#233;percussions de ces exp&#233;riences ne firent qu'aggraver la crise que j'ai signal&#233;e tout &#224; l'heure. Dans certaines traditions, c'est ce qu'on appelle la &quot;morsure du serpent&quot;. C'est un besoin d'intensit&#233; et d'absolu que rien de normal ne peut satisfaire. De l&#224; aussi, une sorte de &lt;em&gt;culpio dissolvi&lt;/em&gt;, une tendance &#224; se disperser et &#224; se perdre. Les choses en arriv&#232;rent &#224; un tel point que je d&#233;cidai de mettre fin librement &#224; mes jours - j'avais alors environ vingt-trois ans. Cette solution probl&#233;matique, celle-l&#224; m&#234;me qui, bien que dans un contexte fort diff&#233;rent, avait men&#233; Weininger et Michelstaedter &#224; la catastrophe, fut &#233;vit&#233;e gr&#226;ce &#224; quelque chose de semblable &#224; une illumination, que j'eus en lisant un texte du bouddhisme primitif (&lt;em&gt;Majjhimanik&#226;yo&lt;/em&gt;, 1, 1). C'est le discours dans lequel le bouddha mentionne dans un ordre croissant la liste des identifications dont le &quot;noble fils&quot; en marche vers l'Eveil doit se lib&#233;rer. Ce sont les identifications &#224; son corps, &#224; ses sentiments, aux &#233;l&#233;ments, &#224; la nature, aux divinit&#233;s, au tout, et ainsi de suite, toujours plus haut, vers la transcendance absolue. Le dernier terme de la s&#233;rie, qui correspond &#224; la preuve supr&#234;me, est donn&#233; par l'id&#233;e m&#234;me d'&quot;extinction&quot;. Le texte dit : &quot;celui qui prend l'extinction comme extinction et, lorsqu'il a pris l'extinction comme extinction, pense l'extinction, pense &#224; l'extinction, r&#233;fl&#233;chit &#224; l'extinction, pense &quot;l'extinction est &#224; moi&quot; et se r&#233;jouit de l'extinction, celui-l&#224;, je le dis, ne conna&#238;t pas l'extinction&quot;. La lumi&#232;re, subitement, se fit en moi. Je sentis que cette tendance &#224; me perdre, &#224; me dissoudre, &#233;tait un lien, une &quot;ignorance&quot;, par opposition &#224; la vraie libert&#233;. C'est alors qu'un changement a d&#251; se produire en moi et que je suis devenu assez fort pour r&#233;sister &#224; toute crise.&lt;br /&gt; Pour moi en tant qu'individu, le probl&#232;me resta celui de contr&#244;ler une force qui s'&#233;tait r&#233;veill&#233;e et ne pouvait plus s'&#233;puiser dans les activit&#233;s courantes. Cette force se manifesta entre autres par une tendance &#224; pousser chaque exp&#233;rience jusqu'au bout, jusqu'&#224; la derni&#232;re limite, pour aller plus loin. Une formule de Simmel indique la seule solution dans cette situation : la vie &#224; son paroxysme, gr&#226;ce &#224; un changement de polarit&#233;, m&#232;ne &#224; un plus-que-vie. Mais ce n'est pas un principe facile &#224; mettre en pratique. Le probl&#232;me, pour moi, n'a pas disparu avec les ann&#233;es. De toutes fa&#231;ons, jusqu'&#224; pr&#233;sent, j'ai subi la tension, souvent &#233;puisante, et les r&#233;percussions de cette situation existentielle - ici, le mot d'&quot;existentiel&quot; peut &#234;tre pris au sens que lui a donn&#233; le courant (que je n'ai connu que bien apr&#232;s) qui en a fait son principe : l'existentialit&#233; comme coexistence paradoxale en acte de conditionn&#233; et d'inconditionn&#233; dont ont parl&#233; Kierkegaard, Jaspers et Heidegger. Une fois toute solution violente exclue gr&#226;ce &#224; l'exp&#233;rience que j'ai rapport&#233;e tout &#224; l'heure, l'orientation, d&#232;s lors, fut essentiellement celle-ci : m'efforcer de justifier mon existence par des t&#226;ches et des activit&#233;s qui n'avaient pas un caract&#232;re purement individuel ou, du moins, qui m'apparaissaient comme telles et, autant que possible, interroger ce qu'on appelle g&#233;n&#233;ralement le destin, en le mettant &#224; l'&#233;preuve, pour tout ce qui se rapportait &#224; la continuit&#233; de mon existence prise dans son ensemble.&lt;br /&gt; J'en ai maintenant assez dit des facteurs personnels. Il serait peut-&#234;tre utile d'ajouter une observation sur les exp&#233;riences, mentionn&#233;es plus haut, que j'ai eues &#224; l'aide d'adjuvants ext&#233;rieurs. Ces moyens produisent des effets diff&#233;rents selon les dispositions individuelles et l'&#233;lan qui pousse &#224; les utiliser. C'est ainsi que l'alcool, s'il put rendre possible les exp&#233;riences d'ordre extatique et sacr&#233; du dionysisme thrace et d'autres courants, contribue &#233;galement &#224; l'abrutissement et &#224; l'anesth&#233;sie spirituelle d'une humanit&#233; moderne en r&#233;gression comme, par exemple, celle de l'Am&#233;rique du Nord. Parmi les contemporains, en dehors des cas cit&#233;s par William James, les exp&#233;riences exceptionnelles qu'a eues Aldous Huxley avec la mescaline et qu'il a assimil&#233;es aux exp&#233;riences fondamentales de la mystique ont un rapport &#233;vident avec sa pr&#233;paration. En second lieu, le fait que ces exp&#233;riences commenc&#232;rent et finirent dans ma jeunesse prouve que, dans mon cas, ce n'&#233;taient l&#224; que de simples adjuvants. Je n'en devins pas l'esclave et, par la suite, je n'en ressentis ni le besoin ni le manque ; ce que je pus en tirer subsista naturellement pendant le reste de ma vie, parce que tout cela &#233;tait li&#233; &#224; quelque chose de pr&#233;existant et d'inn&#233;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le Juif Disraeli et la construction de l'empire des marchands</title>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: larger&quot;&gt;En 1066, les Juifs arrivent en Angleterre dans le sillage de Guillaume de Normandie, dit &quot;le conqu&#233;rant&quot;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: larger&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Au d&#233;but du XIII e si&#232;cle, une vague d'antis&#233;mitisme d&#233;ferle sur l'Angleterre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Accus&#233;s, entre autres choses, de meurtres rituels, les Juifs sont forc&#233;s de porter l'&#233;toile jaune.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; En 1290, Edouard 1er les expulse &lt;i&gt;manu militari&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; En 1655, Cromwell, sur intervention du rabbin Menasseh ben Israel d'Amsterdam, autorise les Juifs &#224; revenir en Angleterre. Cette r&#233;admission ne faisait jamais que sceller l'alliance qui s'&#233;tait nou&#233;e entre la monarchie britannique et divers groupes juifs sous le r&#232;gne de Henri VIII, apr&#232;s que celui-ci eut envoy&#233; &#224; Venise son agent secret, Richard Crooke, pour consulter un cabaliste et des rabbins au sujet de sa demande de divorce et de remariage aupr&#232;s du pape. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Dans la seconde moiti&#233; du XVI e si&#232;cle, John Dee, astrologue, alchimiste et agent secret de la reine Elisabeth I, initie les classes sup&#233;rieures anglaises aux secrets de la cabale et invente la doctrine de la &quot;British-Israel identity&quot; comme justification de l'empire britannique ; Francis Bacon lui embo&#238;te le pas, sous l'influence de l'ordre rosicrucien. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Fond&#233;e en 1694, la &quot;Bank of England&quot; jette les bases de la domination financi&#232;re du monde par la juiverie enkyst&#233;e dans la &lt;i&gt;City&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Point d'orgue de l'alliance entre la ploutocratie britannique et le juda&#239;sme, Benjamin Disraeli devient en 1837 le premier Juif &#233;lu au parlement anglais, puis, quelques ann&#233;es plus tard, le premier &quot;prime minister&quot; juif de l'histoire de l'Angleterre. Romancier &#224; ses heures, comme politicien il devait mettre en pratique un des points du programme jud&#233;o-ma&#231;onique de domination mondiale qu'il exposait avec impudence dans ses romans : la construction d'un &quot;empire de marchands&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; L'&quot;empire britannique&quot;, en effet, n'a jamais &#233;t&#233; qu'un &quot;empire de marchands&quot; ; cet &quot;empire de marchands&quot; n'est plus ; les marchands, quant &#224; eux, sont toujours l&#224; ; cr&#233;&#233; par la juiverie pour servir certaines de ses fins, cet &quot;empire de marchands&quot; a &#233;t&#233; d&#233;truit par la juiverie lorsque ces fins ont &#233;t&#233; atteintes. Tout laisse &#224; penser que nous sommes entr&#233;s depuis la fin du XIX e si&#232;cle dans une nouvelle phase du processus que d&#233;crivent les &quot;Protocoles des Sages de Sion&quot;. Or, il est d&#233;sormais &#233;tabli que, depuis cette &#233;poque, la juiverie anglo-saxonne se sert de Londres, devenue entre-temps la terre promise des islamistes de tout poil, pour instrumentaliser, par le biais de la fameuse secte franc-ma&#231;onne des Fr&#232;res Musulmans, ce qu'il est convenu d'appeler le &quot;fondamentalisme islamique&quot;. Il est donc int&#233;ressant de revenir avec Julius Evola sur un personnage historique dont il n'est pas impossible qu'il ait &#233;t&#233; &#224; l'origine de cette instrumentalisation, dans la mesure o&#249; c'est pr&#233;cis&#233;ment sous son &quot;r&#232;gne&quot; que l'Angleterre a fait main basse sur l'Egypte, rep&#232;re des Fr&#232;res Musulmans. Sous ce rapport, Evola nous invite &#224; nous d&#233;fier de l'opposition apparente, entretenue artificiellement par un certain type de &quot;medias&quot; &#224; l'intention des na&#239;fs, entre sionisme et anti-sionisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; &quot;L'Ebreo Disraeli e la costruzione dell'impero dei mercanti&quot; a &#233;t&#233; publi&#233; en septembre 1940 dans &lt;i&gt;Vita Italiana&lt;/i&gt;. Comme les deux autres articles d'Evola sur le juda&#239;sme qui se trouvent sur ce site, il figure dans l'anthologie &quot;Il &quot;Genio d'Israele&quot; - L'Azione distruttrice dell'Ebraismo&quot; (Il Cinabro, 1992).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Juif Disraeli et la construction de l'empire des marchands&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Dans un court article publi&#233; dans ce journal pendant la p&#233;riode des sanctions (novembre 1935), nous avons cherch&#233; &#224; expliquer la nature de l'&quot;empire anglais&quot; au point de vue d'une typologie des formes de civilisation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; A cette occasion, nous avons montr&#233; qu'il n'est que la caricature et la contrefa&#231;on d'un v&#233;ritable empire. Tout empire digne de ce nom est li&#233; &#224; une organisation supranationale fond&#233;e sur des valeurs h&#233;ro&#239;ques, aristocratiques et spirituelles. Or, on ne trouve rien de semblable dans l'&quot;empire&quot; anglais. Tout rapport hi&#233;rarchique normal y a subi au contraire une v&#233;ritable inversion. Il existe en Angleterre une monarchie, une noblesse presque f&#233;odale, une caste militaire qui, au moins jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es, poss&#233;dait de remarquables qualit&#233;s de caract&#232;re et de sang-froid. Mais tout cela n'est qu'apparence. Le v&#233;ritable centre de l'&quot;empire&quot; anglais est ailleurs ; il est, si on peut dire, dans la caste des marchands au sens le plus g&#233;n&#233;ral, dont les formes modernes sont l'oligarchie ploutocratique, la finance, le monopole industriel et commercial. Le &quot;marchand&quot; est le v&#233;ritable ma&#238;tre de l'Angleterre ; l'esprit sans scrupules et cynique du marchand, l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique, la volont&#233; de poss&#233;der et d'exploiter autant que possible les richesses du monde, ce sont l&#224; les bases de la politique &quot;imp&#233;riale&quot; anglaise, les v&#233;ritables forces motrices de la vie anglaise, sous des apparences monarchiques et conservatrices.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Or, on sait que, partout o&#249; l'int&#233;r&#234;t &#233;conomique pr&#233;domine, le Juif se montre et parvient &#224; acc&#233;der rapidement aux postes de commande. La p&#233;n&#233;tration du juda&#239;sme en Angleterre ne date pas d'hier. C'est la r&#233;volution anglaise et le protestantisme qui lui ont ouvert les portes de la Grande-Bretagne. Les Juifs, qui avaient &#233;t&#233; expuls&#233;s par Edouard I en 1290, ont &#233;t&#233; r&#233;admis en Angleterre par suite d'une p&#233;tition soutenue par Cromwell et finalement approuv&#233;e par Charles II en 1649. C'est &#224; partir de cette &#233;poque que les Juifs, surtout les Juifs espagnols (les s&#233;pharades), ont commenc&#233; &#224; &#233;migrer en masse en Angleterre, o&#249; ils ont apport&#233; les richesses qu'ils avaient accumul&#233;es ailleurs de fa&#231;on plus ou moins douteuse, et ce sont ces richesses qui, comme nous venons de l'indiquer, leur ont permis d'acc&#233;der aux centres de commande de la vie anglaise, en commen&#231;ant par l'aristocratie et les milieux tr&#232;s proches de la Couronne. Moins d'un si&#232;cle apr&#232;s leur r&#233;admission, les Juifs se sentaient donc tellement s&#251;r d'eux qu'ils ont demand&#233; leur naturalisation, c'est-&#224;-dire la citoyennet&#233; anglaise. C'est l&#224; que se produit un &#233;v&#232;nement tr&#232;s int&#233;ressant : la loi, ou &lt;i&gt;bill&lt;/i&gt;, de naturalisation des Juifs est approuv&#233;e en 1740. La plupart de ses partisans &#233;taient des membres des classes sup&#233;rieures et des hauts dignitaires de l'Eglise protestante, ce qui montre &#224; quel point ces &#233;l&#233;ments &#233;taient d&#233;j&#224; enjuiv&#233;s ou corrompus par l'or juif. La r&#233;action n'est pas venue des classes sup&#233;rieures anglaises, mais du peuple. La loi de 1740 a provoqu&#233; de telles &#233;meutes et de tels d&#233;sordres dans la population qu'elle a d&#251; &#234;tre abrog&#233;e en 1753.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Les Juifs recoururent alors &#224; une autre tactique : ils abandonn&#232;rent la synagogue et se convertirent, nominalement, au christianisme. Ainsi, l'obstacle fut facilement contourn&#233; et l'oeuvre de p&#233;n&#233;tration se poursuivit &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233;. Ce qui importait aux Juifs, c'&#233;tait de conserver les postes de commande et d'&#233;liminer les arguments religieux sur lesquels s'appuyait principalement l'opposition &#224; cette &#233;poque-l&#224; : tout le reste &#233;tait secondaire, car le Juif converti restait, par son instinct, sa mentalit&#233; et sa mani&#232;re d'agir, tout aussi Juif, comme le montre un exemple frappant parmi tant d'autres : le tr&#232;s influent banquier juif Sampson Gideon, bien qu'il se fut converti, continua &#224; soutenir la communaut&#233; juive et se fit enterrer au cimeti&#232;re juif. Avec son argent, il acheta &#224; son fils une immense propri&#233;t&#233; et le titre de baronet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Ce fut l&#224; la tactique pr&#233;f&#233;r&#233;e des riches Juifs en Angleterre &#224; partir du dix-huiti&#232;me si&#232;cle : ils supplant&#232;rent la noblesse f&#233;odale anglaise en acqu&#233;rant leurs biens et leurs titres, et c'est ainsi que, en se m&#234;lant &#224; l'aristocratie, en raison du syst&#232;me repr&#233;sentatif britannique, ils se rapproch&#232;rent de plus en plus du gouvernement, ce qui eut pour cons&#233;quence naturelle et in&#233;vitable un enjuivement progressif de la mentalit&#233; politique anglaise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Par ailleurs, de 1745 &#224; 1749, Sampson Gideon avait financ&#233; le gouvernement anglais avec des capitaux qu'il avait doubl&#233;s de fa&#231;on douteuse en sp&#233;culant sur la guerre de Sept Ans, plus ou moins comme le fit Rothschild en rachetant pour une bouch&#233;e de pain des actions dont il avait fait baisser la valeur, alors que, &#224; l'exception de ses agents, personne ne connaissait l'issue de la bataille de Waterloo. En m&#234;me temps, pour accro&#238;tre leur influence, les Juifs s'alli&#232;rent syst&#233;matiquement &#224; la noblesse ; le fait que, en 1772, on ait ressenti la n&#233;cessit&#233; d'emp&#234;cherle mariage des membres de la maison royale anglaise avec des Juifs par la &lt;i&gt;Royal Marriages Bill &lt;/i&gt;peut nous donner une id&#233;e de l'ampleur de la p&#233;n&#233;tration juive.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; C'est par ces deux moyens que s'&#233;tablit une convergence d'int&#233;r&#234;ts de plus en plus apparente entre l'imp&#233;rialisme anglais et le capitalisme anglais, qui &#233;tait lui-m&#234;me li&#233; par des liens indissolubles et de plus en plus complexes au capitalisme juif. Mais, en dehors de l'imp&#233;rialisme au sens large, ce qu'on sait moins, c'est que l'&quot;empire britannique&quot; fut une cr&#233;ation in&#233;dite du juda&#239;sme, qu'un Juif offrit &#224; la couronne royale anglaise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Ce Juif &#233;tait Benjamin Disraeli, premier ministre de la reine Victoria, anobli avec le titre de Lord Beaconsfield. Cet &#233;v&#232;nement est particuli&#232;rement int&#233;ressant. Auparavant, il ne serait venu &#224; l'esprit de personne d'associer la dignit&#233; imp&#233;riale &#224; une id&#233;e de richesse comme celle qui est attribu&#233;e aux possessions coloniales. M&#234;me apr&#232;s le moyen &#226;ge gibelin, tout esprit traditionnel y aurait vu une v&#233;ritable extravagance et une caricature, puisque l'id&#233;e imp&#233;riale a toujours eu quelque chose de sacr&#233; et qu'elle a toujours &#233;t&#233; li&#233;e &#224; une fonction sup&#233;rieure de domination et de civilisation et &#224; un droit, d'une certaine mani&#232;re, transcendant. Il n'y a qu'un Juif qui pouvait avoir l'id&#233;e de &quot;r&#233;former&quot; la conception de l'empire, d'en faire quelque chose de ploutocratique et de le transformer en mat&#233;rialisme imp&#233;rialiste. Ce Juif &#233;tait Disraeli - Dizzy, comme on le surnommait. C'est lui qui fit de la reine Victoria une &quot;imp&#233;ratrice&quot;, une imp&#233;ratrice coloniale, l'imp&#233;ratrice des Indes. Infatigable partisan de l'id&#233;e &quot;imp&#233;riale&quot; anglaise, il la concevait sur le mod&#232;le de l'id&#233;e messianico-imp&#233;rialiste juive, l'id&#233;e d'un peuple dont la puissance est la richesse des autres peuples, dont il s'est empar&#233;, qu'il exploite et contr&#244;le cyniquement. Disraeli s'en prit toujours tr&#232;s violemment &#224; ceux qui voulaient s&#233;parer l'Angleterre de ses territoires d'outre-mer, o&#249;, comme le dit un historien isra&#233;lite, les Juifs avaient &#233;t&#233; des pionniers. C'est que Disraeli savait qui soutenait cette Angleterre qui devait dominer les richesses du monde ; il se peut qu'il ait &#233;t&#233; de ces initi&#233;s qui savaient que ce n'&#233;tait pas la simple ploutocratie britannico-juive qui tirait les ficelles. En effet, on conna&#238;t ces mots, souvent cit&#233;s, de Disraeli : &quot;Le monde est gouvern&#233; par de tout autres personnages que ceux qu'imaginent ceux qui ne sont pas dans les coulisses&quot; (&quot;Sybil&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; &quot;Quel acteur, cet homme ! Et pourtant, la premi&#232;re impression qu'il nous donne est celle d'une sinc&#233;rit&#233; absolue. Certains le consid&#232;rent comme un &#233;tranger. Est-ce l'Angleterre qui lui appartient ou lui qui appartient &#224; l'Angleterre ? Est-il conservateur ou lib&#233;ral ? Tout cela revient sans doute au m&#234;me pour lui. La puissante Venise, la r&#233;publique imp&#233;riale sur laquelle le soleil ne se couche jamais, c'est l&#224; la vision qui le fascine. L'Angleterre est l'Isra&#235;l de son imagination et, si la chance est avec lui, il sera le premier ministre de l'Empire&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Le critique qui a &#233;crit ces mots sur Disraeli, alors qu'il n'&#233;tait encore que le &lt;i&gt;leader&lt;/i&gt; du parti conservateur, s'est donc r&#233;v&#233;l&#233; avoir vraiment l'esprit proph&#233;tique. Ces mots renferment le v&#233;ritable esprit de l'action de &quot;Dizzy&quot;. La r&#233;f&#233;rence &#224; Venise, en fait, vient de ce que la famille Disraeli, originaire de Cento pr&#232;s de Ferrare, avait cherch&#233; fortune &#224; Venise avant de partir pour l'Angleterre ; aussi est-ce en quelque sorte &#224; cause de sa famille que Dizzy s'est souvenu de l'id&#233;al &quot;imp&#233;rial&quot; v&#233;nitien, au rang duquel, en &#233;troite connexion avec l'id&#233;e juive, il voulait &#233;lever l'Angleterre. C'&#233;tait, l&#224; encore, l'id&#233;e imp&#233;riale du marchand, la puissance d'une oligarchie bourgeoise fond&#233;e sur l'or, le commerce, les possessions d'outre-mer, les trafics. Le reste ne servait que de moyen et d'instrument. Mais, pour pouvoir r&#233;aliser cet id&#233;al &quot;v&#233;nitien&quot;, puisque Venise &#233;tait, au moins th&#233;oriquement, une r&#233;publique libre, il fallait priver encore davantage l'Angleterre de tout ce qu'elle avait conserv&#233; de l'ancien esprit traditionnel dans son organisation. On a ici un autre aspect caract&#233;ristique de l'action de Disraeli.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Nous ne pouvons pas faire ici un expos&#233; approfondi des conflits entre les partis politiques anglais du temps de Disraeli. De toutes fa&#231;ons, la plupart de nos lecteurs connaissent la lutte entre les &lt;i&gt;tories&lt;/i&gt;, partisans du roi, conservateurs et pour la plupart catholiques, et les &lt;i&gt;whigs&lt;/i&gt;, aristocratie luth&#233;rienne jalouse de son ind&#233;pendance et favorable aux nouvelles id&#233;es lib&#233;rales. Le chef d'oeuvre de Disraeli a &#233;t&#233; de d&#233;passer dans une certaine mesure cette opposition en prenant la direction d'un nouveau parti, appel&#233;, au sens restreint, conservateur, et dont les id&#233;es avaient assez de poids pour neutraliser ce qu'il y avait encore de bon dans un des partis antagonistes susmentionn&#233;s &#224; l'aide de ce que l'autre pouvait offrir. Autrement dit, dans le parti conservateur de Disraeli, les vrais conservateurs sont devenus lib&#233;raux et les lib&#233;raux, au contraire, sont devenus, dans une certaine mesure, conservateurs, car, en raison des id&#233;es utilitaristes que ceux-ci professaient, il a &#233;t&#233; facile de leur montrer que leurs int&#233;r&#234;ts mat&#233;rialistes et ceux de leurs adversaires co&#239;ncidaient. Ayant ainsi r&#233;alis&#233;, avec son nouveau parti, le &lt;i&gt;quid medium&lt;/i&gt;, Disraeli a fait de l'Angleterre une simple r&#233;publique oligarchique. En r&#233;alit&#233;, son parti conservateur &#233;tait une sorte de &lt;i&gt;clique&lt;/i&gt; unie par des int&#233;r&#234;ts communs de classe, mais int&#233;rieurement divis&#233;e, &#233;pris de lib&#233;ralisme, sans aucun id&#233;al. Naturellement, l'influence juive et ma&#231;onnique y &#233;tait pr&#233;pond&#233;rante. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Il semble toutefois que Disraeli voyait encore plus loin, comme le montre son cycle romanesque, &quot;La nouvelle Angleterre&quot;. &quot;Sybil ou les deux Nations&quot; refl&#232;te exactement la tactique id&#233;ologique qu'avait d&#233;j&#224; employ&#233;e la ma&#231;onnerie pour pr&#233;parer la r&#233;volution fran&#231;aise. Disraeli n'y dissimule pas son enthousiasme pour les classes inf&#233;rieures de la soci&#233;t&#233;, pr&#233;disant que ce sont elles qui feront l'histoire, quand elles seront guid&#233;es par leurs chefs naturels, une nouvelle &#233;lite &#233;clair&#233;e qui aura d&#233;pass&#233; les pr&#233;jug&#233;s du pass&#233;. De semblables id&#233;es enthousiasmaient la nouvelle g&#233;n&#233;ration de la noblesse anglaise, qui r&#234;vait de jouer ce nouveau r&#244;le directeur d'aristocrates &quot;&#233;clair&#233;s&quot;, creusant de ce fait leur propre tombe. Dans l'autre roman du m&#234;me cycle, &quot;Coningsby&quot;, le personnage central est un Juif myst&#233;rieux d'origine espagnole, Sidonia - &quot;un m&#233;lange de Disraeli et de Rothschild, ou, mieux, de ce que Disraeli aurait voulu &#234;tre et de ce qu'il aurait voulu que Rothschild soit&quot; (Maurois). Ce Sidonia enseigne &#224; Coningsby, symbole de la nouvelle Angleterre, la doctrine de l&quot;ambition h&#233;ro&#239;que&quot; ; l&#224; encore, on retrouve l'id&#233;alpseudo-conservateur de Disraeli. La solution, pour Sidonia, est un gouvernement aux id&#233;es conservatrices mais aux pratiques lib&#233;rales. En fin de compte, d&#232;s lors que l'aristocratie anglaise&lt;i&gt; tory &lt;/i&gt;&#233;tait devenue lib&#233;rale et que ses id&#233;es n'&#233;taient plus que de simples &quot;principes&quot; sans cons&#233;quences pratiques, il ne restait plus qu'&#224; flatter l'ambition de cette classe pour que ses membres jouent le r&#244;le de chefs du peuple, destin&#233;s, naturellement, &#224; &#234;tre &#233;vinc&#233;s dans la phase suivante de la subversion, ainsi que cela s'&#233;tait produit pour l'aristocratie fran&#231;aise qui avait caress&#233; les id&#233;es nouvelles. A ce sujet, en dehors des id&#233;es expos&#233;es dans le livre, il faut noter que c'est Disraeli qui a introduit le suffrage universel en Angleterre, au moins sous une forme pr&#233;liminaire (vote des chefs de famille propri&#233;taires), car il a eu l'habilet&#233; de pr&#233;senter la chose comme un compromis acceptable par les &lt;i&gt;tories &lt;/i&gt;aussi bien que par les &lt;i&gt;whigs&lt;/i&gt;. Mais le travail destructeur de Disraeli ne s'est pas limit&#233; au domaine politique, il a essay&#233; de s'&#233;tendre aussi au domaine religieux. C'est ici que le Juif jette purement et simplement le masque. Il lui fallait miner aussi les parties saines de l'Angleterre dans leur fondement le plus profond, qui &#233;tait la religion chr&#233;tienne, et, surtout, la religion catholique. C'est &#224; cet effet que Disraeli avan&#231;a la fameuse th&#233;orie de la convergence et de l'int&#233;gration r&#233;ciproque du juda&#239;sme et du catholicisme. Voici ce qu'il &#233;crit dans &quot;Sybil&quot; : &quot;Le christianisme sans le juda&#239;sme est incompr&#233;hensible, de la m&#234;me fa&#231;on que le juda&#239;sme sans le catholicisme est incomplet&quot;. Dans &quot;Tancr&#232;de&quot;, il en rajoute, pr&#233;tendant que le devoir de l'Eglise est de d&#233;fendre, dans une soci&#233;t&#233; mat&#233;rialiste, les principes fondamentaux d'origine juive qui figurent dans les deux Testaments. Cette th&#232;se &#233;tait tellement extr&#234;me que Carlysle d&#233;clara que les &quot;insolences juives&quot; de &quot;Dizzy&quot; &#233;taient insupportables et demanda &quot;pendant combien de temps encore John Bull permettrait &#224; ce singe absurde de danser sur son estomac&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Mais, en mati&#232;re de juda&#239;sme, Disraeli, qui, parce qu'il avait &#233;t&#233; baptis&#233;, se d&#233;clarait chr&#233;tien, &#233;tait intransigeant et pr&#234;t &#224; tout. Par tous les moyens, sans se soucier du scandale, il a soutenu la th&#232;se de l'alliance entre les &quot;conservateurs&quot; affaiblis que nous venons de mentionner et les Juifs. Pers&#233;cuter les Juifs est la plus grosse erreur que puisse commettre le parti conservateur, parce qu'il en arrivera ainsi &#224; les transformer en chefs de mouvements r&#233;volutionnaires. Il y a ensuite la question morale. &quot;Vous enseignez aux enfants l'histoire des Juifs&quot;, a dit Disraeli dans son fameux discours &#224; la Chambre des Communes. &quot;Les jours de f&#234;tes, vous lisez &#224; haute voix aux v&#244;tres les exploits des Juifs ; le dimanche, si vous voulez chanter les louanges du Tr&#232;s-Haut ou vous consoler de vos malheurs, vous cherchez dans les chants des po&#232;tes juifs l'expression de ces sentiments. C'est en proportion exacte de la sinc&#233;rit&#233; de votre foi que vous devriez accomplir ce grand acte de justice naturelle...comme chr&#233;tien (?), je ne prendrai donc pas la terrible responsabilit&#233; d'exclure ceux qui appartiennent &#224; la religion dans laquelle est n&#233; mon seigneur et sauveur&quot;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Il n'aurait pas pu aller plus loin dans l'impudence. En fait, cette d&#233;claration a provoqu&#233; un scandale chez les &quot;conservateurs&quot;, mais sans cons&#233;quences. La p&#233;n&#233;tration prudente et silencieuse de la juiverie dans les classes sup&#233;rieures anglaises et dans le gouvernement lui-m&#234;me continuait. C'est &#224; Disraeli qu'on doit le coup de main anglais sur l'Egypte en 1875 - avec l'aide de qui ? De Rothschild. En1875, le kh&#233;dive avait des ennuis financiers et Disraeli est parvenu &#224; savoir qu'il &#233;tait dispos&#233; &#224; vendre 177 000 actions du canal de Suez. L'occasion &#233;tait magnifique de s'assurer le contr&#244;le de la route des Indes. Le gouvernement h&#233;site. Rothschild non. Voici les r&#233;pliques de la conversation historique entre Disraeli et Rothschild (Disraeli lui demande quatre millions de Livres Sterling) : &quot;Quelle garantie avez-vous &#224; me fournir ?&quot; - &quot;Le gouvernement britannique&quot; - &quot;Vous aurez cinq millions demain&quot;, et il le lui accorde &#224; un taux d'int&#233;r&#234;ts &quot;extr&#234;mement bas&quot; ; naturellement, les int&#233;r&#234;ts v&#233;ritables et importants de la &lt;i&gt;clique&lt;/i&gt; juive se situaient sur un autre plan, moins visible...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Disraeli n'a pas manqu&#233; non plus de faciliter aux Juifs d'Angleterre l'observance rituelle de la loi juive. Fait peu connu, le &quot;samedi anglais&quot; n'est pas autre chose que le sabbat juif, le jour de repos rituel des juifs. C'est justement Disraeli qui l'a introduit en Angleterre, sous un pr&#233;texte &quot;social&quot; ad&#233;quat.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Donc, alors que l'enjuivement de l'ancienne Angleterre f&#233;odale s'accomplissait par des moyens divers, que la veille aristocratie se d&#233;composait graduellement et se voyait inoculer les id&#233;es qui en feraient la proie des influences mat&#233;rielles et spirituelles du juda&#239;sme et de la ma&#231;onnerie, Disraeli n'oubliait pas l'autre t&#226;che, celle d'accro&#238;tre et de renforcer la puissance du nouvel empire des marchands, de la nouvelle &quot;Venise imp&#233;riale&quot;, de l'Isra&#235;l renaissante de la Promesse. Il le fit dans un style tout aussi juif. Disraeli a &#233;t&#233; un des principaux instigateurs de cette triste et cynique politique internationale anglaise par personnes interpos&#233;es &quot;prot&#233;g&#233;es&quot; et de chantage, qui est actuellement pouss&#233;e jusqu'&#224; ses cons&#233;quences extr&#234;mes. Le cas le plus frappant fut celui la guerre russo-turque. Disraeli n'h&#233;sita pas &#224; trahir tout d'abord l'ancienne cause de la solidarit&#233; europ&#233;enne en pla&#231;ant la Turquie sous protection anglaise. La Turquie, vaincue, est sauv&#233;e par l'Angleterre : par la m&#233;thode &quot;anglaise&quot; bien connue des menaces et des sanctions, Disraeli r&#233;ussit &#224; paralyser l'avance slave vers le Sud, sans qu'un seul coup de fusil soit tir&#233;, et la Turquie lui fait m&#234;me cadeau de Chypre. Au congr&#232;s de Berlin, l'ambassadeur russe Gortshakov ne peut pas s'emp&#234;cher de s'&#233;crier douloureusement : &quot;Avoir sacrifi&#233; cent mille soldats et cent millions pour rien !&quot; (*). Il y a cependant quelque chose de plus grave, &#224; un point de vue sup&#233;rieur. En raison de cette situation, provoqu&#233;e par Disraeli, la Turquie est admise dans la communaut&#233; des nations europ&#233;ennes prot&#233;g&#233;es par le soi-disant &quot;droit international&quot;. Nous &#233;crivons &quot;soi-disant&quot;, parce que, auparavant, ce droit, loin de valoir pour tous les peuples de la terre, valait uniquement pour le groupe des nations europ&#233;ennes ; c'&#233;tait une sorte de d&#233;fense et de loi int&#233;rieure europ&#233;ennes. Avec l'admission de la Turquie, une nouvelle phase du droit international commence, et c'est v&#233;ritablement la phase dans laquelle le &quot;droit&quot; devient un masque et son caract&#232;re &quot;international&quot; une simple ruse d&#233;mocratique, car il s'agit essentiellement d'un instrument au service des int&#233;r&#234;ts anglo-juifs, puis fran&#231;ais. Ce d&#233;veloppement aboutit &#224; la Soci&#233;t&#233; des Nations, &#224; sa crise et &#224; la guerre actuelle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; Les derni&#232;res ann&#233;es de la vie de Disraeli furent cependant agit&#233;es. Les m&#233;faits de la ploutocratie et des &lt;i&gt;cliques&lt;/i&gt; pseudo-conservatrices commenc&#232;rent &#224; se faire sentir quand elles provoqu&#232;rent une crise financi&#232;re, agricole, et m&#234;me coloniale, dans tout l'empire dont Disraeli avait r&#234;v&#233; et qui &#233;tait devenu r&#233;alit&#233;. R&#233;volte des Afghans, guerre des Zoulous, prodromes de la guerre des Boers. Le vieux Disraeli, devenu Lord Beaconsfield et favori de la reine Victoria, a fini par perdre son poste. Il a &#233;t&#233; remplac&#233; par Gladstone. Malgr&#233; tout, ce n'est qu'un changement de garde. Les cabales, les syst&#232;mes, les directives de politique internationale &quot;imp&#233;rialiste&quot;, le faux conservatisme, la mentalit&#233; juive qui d&#233;truit de plus en plus les r&#233;sidus de l'ancienne &#233;thique du &lt;i&gt;gentleman&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;fair play&lt;/i&gt; par une hypocrisie et un mat&#233;rialisme sans fond, tout cela survit et se d&#233;veloppe, dans le cadre de l'&quot;empire&quot; britannique, apr&#232;s Disraeli, et porte toujours la marque de son auteur. Jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; La tradition veut que, chaque ann&#233;e, les marchands de la &lt;i&gt;City&lt;/i&gt;, rep&#232;re de la ploutocratie anglo-juive, invitent le Lord Mayor et re&#231;oivent les confidences et l'expression de la confiance du premier ministre dans un discours qu'il prononce &#224; cette occasion. Le dernier discours de ce type que pronon&#231;a Disraeli fut encore une fois une profession de foi &quot;imp&#233;rialiste&quot; : &quot;Pour les Anglais, &#234;tre patriotes, c'est maintenir l'empire, et maintenir l'empire est leur libert&#233;&quot;. Ainsi, il faut bien dire que, dans la lutte obstin&#233;e et d&#233;sesp&#233;r&#233;e que m&#232;ne actuellement l'Angleterre, c'est l'esprit du Juif Disraeli qui continue &#224; vivre. Si les Anglais, en s'y conformant, cause la ruine de leur &quot;empire&quot; et de leur nation, c'est &#224; ce champion du Peuple Elu qu'ils devront en &#234;tre reconnaissants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Julius EVOLA&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;(*) Beaucoup trouveraient aujourd'hui &#233;trange qu'une amiti&#233; se soit presque nou&#233;e au congr&#232;s de Berlin entre le Juif Disraeli et Bismarck, le &quot;chancelier de fer&quot; prussien et aryen. Ils se sont entendus &#224; merveille. &quot;Der alte Jude, das ist der Mann !&quot; (&quot;Ce vieux Juif, c'est l'homme de la situation !&quot;), a dit de lui Bismarck. Il n'y a pourtant pas de quoi s'en &#233;tonner outre mesure &#224; la lecture de l'ouvrage de de Poncins et Malynski, &quot;La Guerre Occulte&quot;, r&#233;cemment traduit par Evola (ed. Hoepli), qui &#233;claircit certains aspects de l'action de Bismarck qui, &#224; un point de vue traditionnel et v&#233;ritablement conservateur, sont forts n&#233;gatifs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;em&gt;Copyright (c) 2004 Thompkins &amp; Cariou&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot; Civilisation &quot; am&#233;ricaine.</title>
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		<description>Le r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233; John Dewey [1859-1952] fut applaudi par la presse am&#233;ricaine comme la figure la plus repr&#233;sentative de la civilisation am&#233;ricaine. Cela est assez juste. Ses th&#233;ories sont enti&#232;rement repr&#233;sentatives de la vision de l'homme et de la vie qui est la pr&#233;misse de l'am&#233;ricanisme et de sa &#171; d&#233;mocratie &#187;. L'essence de telles th&#233;ories est celle-ci : que chacun peut devenir ce qu'il veut, dans les limites des moyens technologiques &#224; sa disposition. De m&#234;me, une personne n'est pas ce qu'elle est (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L128xH150/arton20-1fb3c.png&quot; width='128' height='150' style='height:150px;width:128px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L400xH471/twintowerspn0296-b9471.png&quot; width='400' height='471' style='height:471px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Le r&#233;cemment d&#233;c&#233;d&#233; John Dewey [1859-1952] fut applaudi par la presse am&#233;ricaine comme la figure la plus repr&#233;sentative de la civilisation am&#233;ricaine. Cela est assez juste. Ses th&#233;ories sont enti&#232;rement repr&#233;sentatives de la vision de l'homme et de la vie qui est la pr&#233;misse de l'am&#233;ricanisme et de sa &#171; d&#233;mocratie &#187;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;L'essence de telles th&#233;ories est celle-ci : que chacun peut devenir ce qu'il veut, dans les limites des moyens technologiques &#224; sa disposition. De m&#234;me, une personne n'est pas ce qu'elle est d'apr&#232;s sa vraie nature, et il n'y a pas de diff&#233;rence r&#233;elle entre les gens, seulement des diff&#233;rences de qualification. D'apr&#232;s cette th&#233;orie chacun peut &#234;tre celui qu'il veut &#234;tre s'il sait comment se former lui-m&#234;me.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;C'est &#233;videmment le cas avec le &#171; self-made man &#187; ; dans une soci&#233;t&#233; qui a perdu tout sens de la tradition, la notion d'agrandissement personnel s'&#233;tendra &#224; tous les aspects de l'existence, renfor&#231;ant la doctrine &#233;galitaire de la pure d&#233;mocratie. Si la base de telles id&#233;es est accept&#233;e, alors toute diversit&#233; naturelle doit &#234;tre abandonn&#233;e. Chaque personne peut supposer qu'elle poss&#232;de le potentiel de quelqu'un d'autre et les termes &#171; sup&#233;rieur &#187; et &#171; inf&#233;rieur &#187; perdent leur signification ; tous les styles de vie sont ouverts &#224; tous. A toutes les conceptions organiques de la vie les Am&#233;ricains opposent une conception m&#233;canique. Dans une soci&#233;t&#233; qui est &#171; partie de rien &#187;, tout semble &#234;tre fabriqu&#233;. Dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine les apparences sont des masques, pas des visages. En m&#234;me temps, les partisans du mode de vie am&#233;ricain sont hostiles &#224; la personnalit&#233;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&#171; L'ouverture d'esprit &#187; des Am&#233;ricains, qui est quelquefois cit&#233;e en leur faveur, est l'autre face de leur absence de forme int&#233;rieure. La m&#234;me remarque vaut pour leur &#171; individualisme &#187;. L'individualisme et la personnalit&#233; ne sont pas la m&#234;me chose : le premier appartient au monde sans forme de la quantit&#233;, l'autre au monde de la qualit&#233; et de la hi&#233;rarchie. Les Am&#233;ricains sont la vivante r&#233;futation de l'axiome cart&#233;sien &#171; je pense, donc je suis &#187; : les Am&#233;ricains ne pensent pas, pourtant ils sont. &#171; L'esprit &#187; am&#233;ricain, pu&#233;ril et primitif, manque de forme caract&#233;ris&#233;e, et est par cons&#233;quent ouvert &#224; toutes sortes de standardisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Dans une civilisation sup&#233;rieure, comme par exemple celle des Indo-Aryens, l'&#234;tre qui est sans forme caract&#233;ris&#233;e ou caste (au sens originel du mot), pas m&#234;me celle d'un serviteur ou &lt;em&gt;shudra&lt;/em&gt;, appara&#238;trait comme un paria. A cet &#233;gard, l'Am&#233;rique est une soci&#233;t&#233; de parias. Il existe un r&#244;le pour les parias. C'est d'&#234;tre soumis aux &#234;tres dont la forme et les lois internes sont pr&#233;cis&#233;ment d&#233;finies. Au lieu de cela, les parias modernes cherchent &#224; devenir eux-m&#234;mes les dominants et &#224; exercer leur domination partout dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Il y a une notion populaire, selon laquelle les Etats-Unis sont une &#171; jeune nation &#187; avec un &#171; grand avenir devant elle &#187;. Les d&#233;fauts &#233;vidents sont alors d&#233;crits comme des &#171; erreurs de jeunesse &#187; ou des &#171; probl&#232;mes de croissance &#187;. Il n'est pas difficile de voir que le mythe du &#171; progr&#232;s &#187; joue un grand r&#244;le dans ce jugement. En accord avec l'id&#233;e que tout ce qui est nouveau est bon, l'Am&#233;rique a un r&#244;le privil&#233;gi&#233; &#224; jouer parmi les nations civilis&#233;es. Pendant la 1&#232;re Guerre Mondiale, les Etats-Unis intervinrent dans le r&#244;le du &#171; monde civilis&#233; &#187; par excellence. La nation &#171; la plus &#233;volu&#233;e &#187; n'a pas seulement un droit mais un devoir d'interf&#233;rer dans les destin&#233;es des autres peuples.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; Pourtant, la structure de l'histoire est cyclique, pas &#233;volutionnaire. Il est loin d'&#234;tre vrai que les civilisations les plus r&#233;centes sont n&#233;cessairement &#171; sup&#233;rieures &#187;. Elles peuvent &#234;tre, en fait, st&#233;riles et d&#233;cadentes. Il y a correspondance n&#233;cessaire entre les stades les plus avanc&#233;s d'un cycle historique et les plus primitifs. L'Am&#233;rique est le stade final de l'Europe moderne. Gu&#233;non appela les Etats-Unis &#171; l'Extr&#234;me-Occident &#187;, dans le sens nouveau que les Etats-Unis repr&#233;sentent la r&#233;duction &#224; l'absurde des aspects n&#233;gatifs les plus s&#233;niles de la civilisation occidentale. Ceux qui existent en Europe sous une forme dilu&#233;e sont magnifi&#233;s et concentr&#233;s aux Etats-Unis, ce par quoi ils se r&#233;v&#232;lent comme des sympt&#244;mes de d&#233;sint&#233;gration et de r&#233;gression culturelle et humaine. La mentalit&#233; am&#233;ricaine peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e seulement comme un exemple de r&#233;gression, qui se manifeste dans l'atrophie mentale envers tous les int&#233;r&#234;ts les plus &#233;lev&#233;s et dans l'incompr&#233;hension pour la plus haute sensibilit&#233;. L'esprit am&#233;ricain a des horizons limit&#233;s, il se compla&#238;t &#224; tout ce qui est imm&#233;diat et simpliste, avec l'in&#233;vitable cons&#233;quence que tout est rendu banal, basique et abaiss&#233; jusqu'&#224; &#234;tre priv&#233; de toute vie spirituelle. La vie elle-m&#234;me en termes am&#233;ricains est enti&#232;rement m&#233;canique. Le sens du &#171; moi &#187; en Am&#233;rique appartient enti&#232;rement au niveau physique de l'existence. L'Am&#233;ricain typique n'a ni dilemme spirituel ni complications : il est un &#171; suiveur &#187; et un conformiste &#171; naturel &#187;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;L'esprit primitif am&#233;ricain ne peut &#234;tre que superficiellement compar&#233; &#224; un esprit jeune. L'esprit am&#233;ricain est un trait de la soci&#233;t&#233; r&#233;gressive &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;dont j'ai d&#233;j&#224; parl&#233;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Julius &#233;vola&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/evolacivilisationamericaine.html&quot;&gt;Centro Studi La Runa&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Orientations ( extrait N&#176;2 )</title>
		<link>http://www.julius-evola.com/Orientations-extrait-No2.html</link>
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		<description>Sur le plan de l'esprit, il existe quelque chose qui peut d&#233;j&#224; servir de trace aux forces de r&#233;sistance et de renouveau : c'est l'esprit l&#233;gionnaire (**). C'est l'attitude de ceux qui surent choisir la voie la plus dure, de ceux qui surent combattre tout en &#233;tant conscients que la bataille &#233;tait mat&#233;riellement perdue, de ceux qui surent convalider les paroles de la vieille saga : &#171; Fid&#233;lit&#233; est plus forte que feu &#187;, et &#224; travers lesquels s'affirma l'id&#233;e traditionnelle qui veut que ce soit le sens de (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L115xH150/a99890861c5ca297-cb5c0.jpg&quot; width='115' height='150' style='height:150px;width:115px;' /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Sur le plan de l'esprit, il existe&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;quelque chose qui peut d&#233;j&#224; servir de trace aux forces de r&#233;sistance et de renouveau : c'est l'&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;esprit l&#233;gionnaire&lt;/span&gt; (**). C'est l'attitude de ceux qui surent choisir la voie la plus dure, de ceux qui surent combattre tout en &#233;tant conscients que la bataille &#233;tait mat&#233;riellement perdue, de ceux qui surent convalider les paroles de la vieille saga : &#171; Fid&#233;lit&#233; est plus forte que feu &#187;, et &#224; travers lesquels s'affirma l'id&#233;e traditionnelle qui veut que ce soit le sens de l'honneur ou de la honte &#8211; et non de petites mesures tir&#233;es de petites morales &#8211; qui cr&#233;e une diff&#233;rence substantielle, existentielle, entre les &#234;tres, comme entre une race et une autre race.&lt;br /&gt;
D'autre part, il y a la r&#233;alisation de ceux pour qui la fin apparut comme un moyen, et chez qui la reconnaissance du caract&#232;re illusoire de mythes multiples laissa intact ce qu'ils surent conqu&#233;rir pour &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;eux-m&#234;mes&lt;/span&gt;, sur les fronti&#232;res de la vie et de la mort, au-del&#224; du monde et de la contingence.&lt;br /&gt;
Ces formes de l'esprit peuvent &#234;tre les fondements d'une nouvelle unit&#233;. L'essentiel est de les assumer, de les appliquer et de les &#233;tendre du temps de guerre au temps de paix, de cette paix surtout, qui n'est qu'un coup d'arr&#234;t et un d&#233;sordre mal contenu &#8211; afin que se d&#233;gagent une discrimination et un nouveau front . Cela doit se faire sous des aspects beaucoup plus essentiels qu'un &#171; parti &#187;, lequel ne saurait &#234;tre qu'un instrument contingent en vue de certaines luttes politiques ; et m&#234;me sous des aspects beaucoup plus essentiels qu'un simple &#171; mouvement &#187;, si par &#171; mouvement &#187; l'on entend seulement un ph&#233;nom&#232;ne quantitatif plus que qualitatif, fond&#233; sur des facteurs &#233;motionnels plus que sur l'adh&#233;sion s&#233;v&#232;re et franche &#224; une id&#233;e. Ce qu'il faut favoriser, c'est plut&#244;t une r&#233;volution silencieuse, proc&#233;dant en profondeur, afin que soient cr&#233;&#233;es d'abord &#224; l'int&#233;rieur et dans l'individu, les pr&#233;misses de l'ordre qui devra ensuite s'affirmer aussi &#224; l'ext&#233;rieur, supplantant en un &#233;clair, au bon moment, les formes et les forces d'un monde de subversion. Le &#171; style &#187; qui doit &#234;tre mis en relief, c'est celui de l'homme qui soutient certaines positions par fid&#233;lit&#233; &#224; soi-m&#234;me et &#224; une id&#233;e, dans un recueillement profond, dans un d&#233;go&#251;t de tout compromis, dans un engagement total qui doit se manifester non seulement dans la lutte politique, mais dans chaque expression de l'existence : dans les usines, les laboratoires, les universit&#233;s, les rues, et jusque dans le domaine personnel des affections. On doit en arriver au point que le type humain dont nous parlons, et qui doit &#234;tre la substance cellulaire de notre front, soit bien reconnaissable, impossible &#224; confondre, de sorte qu'on puisse dire : &#171; En voil&#224; un qui agit comme un homme du mouvement &#187;.&lt;br /&gt;
Cette consigne, qui fut celle des forces qui r&#234;v&#232;rent de donner &#224; l'Europe un ordre nouveau, mais qui dans sa r&#233;alisation fut souvent entrav&#233;e et fauss&#233;e par de multiples facteurs, doit &#234;tre reprise aujourd'hui. Et aujourd'hui, au fond, les conditions sont meilleures, parce qu'il n'y a pas d'&#233;quivoques et parce qu'il suffit de regarder autour de soi, de la rue au Parlement, pour que les vocations soient mises &#224; l'&#233;preuve et pour qu'on prenne bien nettement la mesure de ce que nous &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;ne devons pas &#234;tre&lt;/span&gt;. Face &#224; toute cette boue, dont le principe est : &#187; Qui t'oblige &#224; le faire ? &#187;, ou bien : &#171; D'abord vient le ventre, la peau (la &#8220;peau&#8221; ch&#232;re &#224; Malaparte !), et puis la morale &#187;, ou encore : &#171; Ce n'est pas une &#233;poque o&#249; l'on puisse s'offrir le luxe d'avoir du caract&#232;re &#187;, ou enfin : &#171; J'ai une famille &#187;, qu'on sache clairement et fermement : &#171; &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Nous&lt;/span&gt;, nous ne pouvons pas faire autrement, telle est notre voie, tel est notre &#234;tre. &#187; Ce qui peut et pourra &#234;tre obtenu de positif, aujourd'hui ou demain, ne le sera pas par l'habilet&#233; d'agitateurs et de politiciens, mais par le prestige naturel et la reconnaissance qu'obtiendront des hommes de la g&#233;n&#233;ration d'hier ou, plus encore, de la nouvelle g&#233;n&#233;ration, des hommes qui seront capables de tout cela et qui, par l&#224; m&#234;me, fourniront une garantie en faveur de leur id&#233;e.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; style=&quot;font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;&lt;br /&gt;
** L&#224; encore, pour serrer de pr&#232;s le texte, qui parle du&lt;/span&gt; spirito legionario&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;, nous avons employ&#233; le mot &#171; l&#233;gionnaire &#187; comme adjectif, ce qui est incorrect en fran&#231;ais. L' &#171; esprit l&#233;gionnaire &#187;, pour Evola, c'est le&lt;/span&gt; semper fidelis&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;, c'est d'abord la &#171; fid&#233;lit&#233; jusqu'&#224; la mort &#187;.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr style=&quot;width: 100%; height: 2px&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;- 4 -&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C'est donc une substance nouvelle qui doit s'affirmer dans une lente avanc&#233;e, par del&#224; les cadres, les rangs et les positions sociales du pass&#233;. C'est une figure nouvelle qu'il faut avoir devant les yeux, pour y mesurer sa propre force et sa propre vocation. Il est important, fondamental, de reconna&#238;tre que cette figure n'a rien &#224; voir avec les classes en tant que cat&#233;gories &#233;conomiques, ni avec les antagonismes qui s'y rapportent. Elle pourra se manifester sous la forme du riche comme du pauvre, du travailleur comme de l'aristocrate, du chef d'entreprise comme de l'explorateur, du technicien, du th&#233;ologien, de l'agriculteur, de l'homme politique au sens strict. Mais cette substance nouvelle conna&#238;tra une diff&#233;renciation interne, qui sera parfaite lorsque, de nouveau, il n'y aura pas le doute sur les vocations, non plus que sur les fonctions de l'ob&#233;issance et du commandement, lorsque le symbole r&#233;tabli d'une in&#233;branlable autorit&#233; tr&#244;nera au centre de structures hi&#233;rarchiques nouvelles.&lt;br /&gt;
Cela traduit une direction qu'on peut dire aussi bien antibourgeoise qu'antiprol&#233;tarienne, une direction totalement lib&#233;r&#233;e des contaminations d&#233;mocratiques et des lubies &#171; sociales &#187;, car conduisant vers un monde clair, viril, articul&#233;, fait d'hommes et de chefs d'hommes. M&#233;pris pour le mythe bourgeois de la &#171; s&#233;curit&#233; &#187;, de la petite vie standardis&#233;e, conformiste, domestiqu&#233;e et &#171; moraliste &#187;. M&#233;pris pour le lien anodin propre &#224; tout syst&#232;me collectiviste et m&#233;caniciste, propre &#224; toutes les id&#233;ologies qui accordent &#224; de confuses valeurs &#171; sociales &#187; la primaut&#233; sur les valeurs h&#233;ro&#239;ques et spirituelles par lesquelles doit se d&#233;finir, pour nous, dans &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;tous&lt;/span&gt; les domaines, le type de l'homme vrai, de la personne absolue. Et quelque chose d'essentiel sera r&#233;alis&#233; lorsque se r&#233;veillera l'amour pour un style fait d'impersonnalit&#233; active, en vertu duquel c'est l'&#339;uvre qui compte, non l'individu, en vertu duquel on est capable de ne pas se consid&#233;rer soi-m&#234;me comme quelque chose d'important, importants &#233;tant au contraire la fonction, la responsabilit&#233;, la t&#226;che assum&#233;e, le but poursuivi. Lorsque cet esprit s'affirmera, de nombreux probl&#232;mes, y compris d'ordre &#233;conomique et social, se simplifieront, probl&#232;mes qui resteraient en revanche insolubles si on les abordait de l'ext&#233;rieur, sans la contrepartie d'un changement de facteurs spirituels et sans l'&#233;limination d'infections id&#233;ologiques qui compromettent d&#232;s le d&#233;part tout retour &#224; la normalit&#233;, qui emp&#234;chent m&#234;me de percevoir ce que normalit&#233; signifie.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://club-acacia.over-blog.com/article-4684496.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000ff&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE CLUB ACACIA&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Orientation( extraits )</title>
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		<description>1 - Il est inutile de se faire des illusions avec les chim&#232;res d'un quelconque optimisme : nous nous trouvons aujourd'hui &#224; la fin d'un cycle. Depuis des si&#232;cles d&#233;j&#224;, tout d'abord de fa&#231;on insensible, puis avec le mouvement d'une avalanche, de multiples processus ont d&#233;truit, en Occident, tout ordre normal et l&#233;gitime des hommes, ont fauss&#233; les conceptions les plus hautes de la vie, de l'action, de la connaissance et du combat. Et le mouvement de cette chute, sa vitesse, son c&#244;t&#233; vertigineux, a &#233;t&#233; (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L150xH111/fbf4a85c83a89ab9-e0d31.jpg&quot; width='150' height='111' style='height:111px;width:150px;' /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;- 1 -&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est inutile de se faire des illusions avec les chim&#232;res d'un quelconque optimisme : nous nous trouvons aujourd'hui &#224; la fin d'un cycle. Depuis des si&#232;cles d&#233;j&#224;, tout d'abord de fa&#231;on insensible, puis avec le mouvement d'une avalanche, de multiples processus ont d&#233;truit, en Occident, tout ordre normal et l&#233;gitime des hommes, ont fauss&#233; les conceptions les plus hautes de la vie, de l'action, de la connaissance et du combat. Et le mouvement de cette chute, sa vitesse, son c&#244;t&#233; vertigineux, a &#233;t&#233; appel&#233; &#171; progr&#232;s &#187;. Et des hymnes au &#171; progr&#232;s &#187; furent entonn&#233;s, et l'on eut l'illusion que cette civilisation &#8211; civilisation de mati&#232;re et de machines &#8211; &#233;tait la civilisation par excellence, celle &#224; laquelle toute l'histoire du monde &#233;tait pr&#233;-ordonn&#233;e : jusqu'&#224; ce que les cons&#233;quences ultimes de tout ce processus fussent telles qu'elles provoqu&#232;rent, chez certains, un r&#233;veil.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;br /&gt;
On sait o&#249;, et sous quels symboles les forces d'une possible r&#233;sistance cherch&#232;rent &#224; s'organiser. D'un c&#244;t&#233;, une nation qui n'avait connu, depuis la r&#233;alisation de son unit&#233;, que le climat m&#233;diocre du lib&#233;ralisme, de la d&#233;mocratie et de la monarchie constitutionnelle, osa reprendre le symbole de Rome comme base d'une nouvelle conception politique et d'un nouvel id&#233;al de virilit&#233; et de dignit&#233;. Des forces analogues se r&#233;veill&#232;rent dans la nation qui, au Moyen Age, avait elle-m&#234;me fait sien le symbole romain de l'&lt;em&gt;Imperium&lt;/em&gt;, pour r&#233;affirmer le principe d'autorit&#233; et la primaut&#233; des valeurs qui ont leur racine dans le sang, dans la race, dans les forces les plus profondes d'une lign&#233;e. Et tandis que dans d'autres nations europ&#233;ennes des groupes s'orientaient d&#233;j&#224; dans le m&#234;me sens, une troisi&#232;me force venait s'ajouter au bloc, sur le continent asiatique, la nation des samoura&#239;s, dans laquelle l'adoption des formes ext&#233;rieures de la civilisation moderne n'avait pas entam&#233; la fid&#233;lit&#233; &#224; une tradition guerri&#232;re centr&#233;e sur le symbole de l'Empire solaire de droit divin.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;br /&gt;
On ne pr&#233;tend pas que, dans ces courants, la distinction entre l'essentiel et l'accessoire &#233;tait bien nette, ni qu'en eux la conviction et la qualification ad&#233;quates des hommes r&#233;pondaient aux id&#233;es, ni que les influences se ressentant des forces m&#234;mes qu'il fallait combattre avaient &#233;t&#233; surmont&#233;es. Le processus de purification id&#233;ologique aurait pu avoir lieu dans un deuxi&#232;me temps, apr&#232;s la r&#233;solution de certains probl&#232;mes politiques imm&#233;diats et impossibles &#224; proroger. Mais m&#234;me ainsi, il &#233;tait clair que prenait forme un bloc de forces repr&#233;sentant un d&#233;fi lanc&#233; &#224; la civilisation &#171; moderne &#187; : tant &#224; celle des d&#233;mocraties h&#233;riti&#232;res de la R&#233;volution fran&#231;aise, qu'&#224; celle incarnant la limite extr&#234;me de la d&#233;ch&#233;ance de l'homme occidental : la civilisation collectiviste de l'homme-masse sans visage. Les rythmes s'acc&#233;l&#233;r&#232;rent, les tensions augment&#232;rent jusqu'&#224; l'affrontement arm&#233; des forces. Ce qui pr&#233;valut, ce fut le pouvoir massif d'une coalition qui ne recula pas devant la plus hybride des ententes et la mobilisation id&#233;ologique la plus hypocrite, pourvu qu'elle &#233;cras&#226;t le monde qui &#233;tait en train de se relever et qui entendait affirmer son droit. Le fait de savoir si nos hommes furent ou non &#224; la hauteur de la t&#226;che, si des erreurs furent commises sur le plan du sens de l'opportunit&#233;, de la pr&#233;paration compl&#232;te, de la mesure du risque, doit &#234;tre laiss&#233; de c&#244;t&#233;, car cela ne compromet pas la signification profonde du combat qui fut men&#233;. Du reste, savoir que l'histoire se venge aujourd'hui sur les vainqueurs, que les puissances d&#233;mocratiques, apr&#232;s s'&#234;tre alli&#233;es avec les forces de la subversion rouge pour mener la guerre jusqu'&#224; l'extr&#233;misme insens&#233; de la capitulation sans conditions et de la destruction totale, voient &#224; pr&#233;sent se retourner contre elles leurs alli&#233;s d'hier, danger bien plus redoutable que celui qu'elles voulaient conjurer, savoir cela ne nous int&#233;resse pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Une seule chose compte : nous sommes aujourd'hui au milieu d'un monde de ruines. Et la question qu'il faut se poser est celle-ci : existe-t-il encore des hommes debout parmi ces ruines ? Et que doivent-ils faire, que peuvent-ils faire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;- 2 -&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Une telle question d&#233;passe en fait les fronts d'hier, car il est clair que vainqueurs et vaincus sont d&#233;sormais sur le m&#234;me plan et que le seul r&#233;sultat de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale a consist&#233; &#224; rabaisser l'Europe au rang d'objet de puissances et d'int&#233;r&#234;ts extra-europ&#233;ens. Il faut d'ailleurs reconna&#238;tre que la d&#233;vastation qui nous entoure est de caract&#232;re essentiellement moral. Nous sommes dans une atmosph&#232;re d'anesth&#233;sie morale g&#233;n&#233;rale, d'ordre en usage dans une soci&#233;t&#233; de consommation et d&#233;mocratique : le fl&#233;chissement du caract&#232;re et de toute dignit&#233; vraie, le marasme id&#233;ologique, la pr&#233;dominance des int&#233;r&#234;ts les plus bas, la vie au jour le jour, voil&#224; ce qui caract&#233;rise, en g&#233;n&#233;ral, l'homme de l'apr&#232;s-guerre . Reconna&#238;tre cela, signifie aussi reconna&#238;tre que le premier probl&#232;me, au fondement de tous les autres, est de nature int&#233;rieure : se relever, rena&#238;tre int&#233;rieurement, se donner une forme, cr&#233;er en soi-m&#234;me ordre et droiture. Ceux qui s'illusionnent, aujourd'hui, sur les possibilit&#233;s d'une lutte purement politique et sur le pouvoir de telle ou telle formule, de tel ou tel syst&#232;me, qui n'auraient pas pour contrepartie pr&#233;cise une nouvelle qualit&#233; humaine, ceux-l&#224; n'ont rien appris des le&#231;ons du pass&#233; r&#233;cent. Il est un principe qui, aujourd'hui plus que jamais, devrait &#234;tre d'une &#233;vidence absolue : si un Etat poss&#233;dait un syst&#232;me politique et social qui serait, en th&#233;orie, le plus parfait, mais si la substance humaine &#233;tait tar&#233;e, eh bien cet Etat descendrait t&#244;t ou tard au niveau des soci&#233;t&#233;s les plus basses, alors qu'un peuple, une race capable de produire de vrais hommes, des hommes &#224; l'intuition juste et &#224; l'instinct s&#251;r, attendrait un haut niveau de civilisation et r&#233;sisterait aux &#233;preuves les plus calamiteuses, m&#234;me si son syst&#232;me politique &#233;tait d&#233;fectueux et imparfait. Qu'on prenne donc nettement position contre le faux &#171; r&#233;alisme politique &#187;, qui ne pense qu'en termes de programmes, de probl&#232;mes d'organisation des partis, de recettes sociales et &#233;conomiques. Tout cela appartient au contingent, non &#224; l'essentiel. La mesure de ce qui peut encore &#234;tre sauv&#233; d&#233;pend en fait de l'existence, ou non, d'hommes qui se tiennent debout devant nous non pour pr&#234;cher des formules, mais pour &#234;tre des exemples, non pour aller &#224; la rencontre de la d&#233;magogie et du mat&#233;rialisme des masses, mais pour r&#233;veiller des formes diff&#233;rentes de sensibilit&#233; et d'int&#233;r&#234;t. A partir de ce qui peut encore subsister parmi les ruines, reconstruire lentement un homme nouveau , l'animer gr&#226;ce &#224; un esprit et une vision de la vie bien pr&#233;cis, le fortifier par l'adh&#233;sion intransigeante &#224; certains principes &#8211; tel est le vrai probl&#232;me.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; color=&quot;#0000ff&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://club-acacia.over-blog.com/article-3936911.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;LE CLUB ACACIA&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Racisme et antis&#233;mitisme</title>
		<link>http://www.julius-evola.com/Racisme-et-antisemitisme.html</link>
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		<dc:date>2009-04-21T17:42:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Evolien</dc:creator>



		<description>Dans ce qui pr&#233;c&#232;de, nous avons &#233;t&#233; confront&#233;s souvent &#224; des id&#233;es antis&#233;mites. Ces id&#233;es, dans les formes contemporaines du racisme, ont pris un caract&#232;re toujours plus pr&#233;cis, donnant m&#234;me lieu &#224; un &#233;quivoque : selon certains, le racisme et l'antis&#233;mitisme ne feraient qu'un, et il suffirait donc de n'&#234;tre ni juif ni de couleur pour appartenir &#224; la race &#171; aryenne &#187;. Bien que des formes peu r&#233;fl&#233;chies de racisme aient entretenu pareille confusion, il faut soutenir que l'antis&#233;mitisme, et en particulier (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L105xH150/eb38ac2a3d555df2-87b35.jpg&quot; width='105' height='150' style='height:150px;width:105px;' /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Dans ce qui pr&#233;c&#232;de, nous avons &#233;t&#233; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;confront&#233;s souvent &#224; des id&#233;es antis&#233;mites. Ces id&#233;es, dans les formes contemporaines du racisme, ont pris un caract&#232;re toujours plus pr&#233;cis, donnant m&#234;me lieu &#224; un &#233;quivoque : selon certains, le racisme et l'antis&#233;mitisme ne feraient qu'un, et il suffirait donc de n'&#234;tre ni juif ni de couleur pour appartenir &#224; la race &#171; aryenne &#187;. Bien que des formes peu r&#233;fl&#233;chies de racisme aient entretenu pareille confusion, il faut soutenir que l'antis&#233;mitisme, et en particulier l'antijuda&#239;sme, sont des aspects subordonn&#233;s &#224; la th&#233;orie de la race : ils tirent d'elle leurs principes, mais ne s'identifient certainement pas &#224; elle. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Nous nous proposons ici d'&#233;claircir les points de vue principaux de la question h&#233;bra&#239;que et de la pol&#233;mique qui lui est relative. Nous nous rapporterons aux opinions de certains antis&#233;mites &#233;trangers mais nous ferons valoir les points de vue de l'antijuda&#239;sme italien, surtout du courant de Giovanni Preziosi et de sa revue &lt;i&gt;La Vita italiana&lt;/i&gt;, puisque de tels points de vue offrent souvent un caract&#232;re complet. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Faisons d'abord allusion &#224; la question juive d'un point de vue ethnique et &#224; proprement parler racial. Selon le racisme, les Juifs ne constituent pas une race au sens propre, mais un peuple de m&#233;tis (Fritsch, G&#252;nther). Les S&#233;mites auxquels les Juifs appartiennent sont consid&#233;r&#233;s d&#233;j&#224; par Gobineau comme des m&#233;tis d&#233;riv&#233;s d'un croisement entre la race blanche et la race noire. On tend &#224; y voir un m&#233;lange entre la race d&#233;sertique (ou orientalo&#239;de) et la race levantine (ou arm&#233;no&#239;de) : dans le cas pr&#233;cis des Juifs, ce m&#233;lange serait compliqu&#233; d'autres composants raciaux, variables selon les lign&#233;es, de race soit ancienne, soit encore existante (race m&#233;diterran&#233;enne et race alpine). Du reste, d&#233;j&#224; la Bible parlait des sept peuples qui auraient contribu&#233; &#224; la formation du sang et de la &#171; semence &#187; juive, en mettant de cot&#233; les influences chamitiques (&#233;gyptiennes) et philistines ... A l'&#233;poque de la Diaspora (dispersion) et du dernier proph&#233;tisme, d'autres &#233;l&#233;ments r&#233;siduels de la d&#233;cadence ethnique et spirituelle m&#233;diterran&#233;enne se coagul&#232;rent au juda&#239;sme. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Si Isra&#235;l n'est pas une race mais un m&#233;lange de races, on se demandera &#224; quoi il doit son indiscutable unit&#233;, comment il a tir&#233; d'un pareil m&#233;lange un type clairement reconnaissable, lequel a eu la force de r&#233;sister &#224; travers les si&#232;cles aux conditions les plus d&#233;favorables, et chez qui la solidarit&#233; et la fid&#233;lit&#233; au sang sont tellement vives, que le peuple juif se pr&#233;sente comme l'un des peuples les plus racistes de l'histoire. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;La raison d'une telle unit&#233; ne doit pas &#234;tre cherch&#233;e dans la race au sens strict, mais dans la force formatrice exerc&#233;e par une id&#233;e et une tradition. C'est un Juif, James Darmesteter, qui a &#233;crit &#171; Le Juif a &#233;t&#233; form&#233;, pour ne pas dire fabriqu&#233;, par ses livres et ses rites. Comme Adam est issu de J&#233;hovah, il est issu des mains de ses rabbins &#187;. C'est la Loi, la Torah, qui a cr&#233;&#233; le type juif et l'unit&#233; juive : cette loi pour les Juifs se substitue &#224; la patrie, &#224; la terre, &#224; la nation, au sang lui-m&#234;me ; cette loi a surv&#233;cu &#224; un m&#233;lange racial originel, chaotique et d&#233;tritique, lui a impos&#233; une forme, a &#233;labor&#233; les instincts et les attitudes d'un type sp&#233;cial, qui &#224; travers les si&#232;cles, allait devenir h&#233;r&#233;ditaire. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il a &#233;t&#233; dit, &#224; travers les si&#232;cles, comment les antis&#233;mites ont relev&#233; l'erreur de ceux qui croient qu'apr&#232;s l'Ancien Testament et &#224; l'arriv&#233;e du christianisme, l'influence de la loi juive ait &#233;t&#233;, pour ainsi dire, neutralis&#233;e et presque arr&#234;t&#233;e. C'est l'oppos&#233; qui est vrai. L'ancienne loi, la Torah, d&#233;j&#224; compl&#233;t&#233;e par la Misnah (r&#233;p&#233;tition, la loi r&#233;p&#233;t&#233;e), c'est-&#224;-dire par une tradition diverse, d'abord orale puis, vers le 3&#232;me si&#232;cle, fix&#233;e par &#233;crit, a trouv&#233; son d&#233;veloppement dans la litt&#233;rature rabbinique recueillie dans le Gemara, qui signifie l'accomplissement et qu'on appelle commun&#233;ment le Talmud, et aussi dans les d&#233;veloppements propres &#224; la Kabbale et les formulations du Schulchan Arukh. Tout ceci doit &#234;tre compris comme un tout, et comme une continuit&#233; parfaite &#224; travers les si&#232;cles, avant et apr&#232;s le christianisme, jusqu'&#224; nos jours. En outre, les formulations post-chr&#233;tiennes, talmudiques, de la loi juive, sont celles qui ont le plus renforc&#233; et caract&#233;ris&#233; la fa&#231;on d'&#234;tre et l'instinct juif, surtout dans leurs rapports avec les non-Juifs. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Le front aryen et raciste consid&#232;re le juda&#239;sme comme une force destructrice pour toute race ou culture. Examinons les &#233;l&#233;ments qui justifient cette id&#233;e et, plus pr&#233;cis&#233;ment, les voies par lesquelles se manifestent les caract&#232;res effectivement destructeurs du juda&#239;sme. Le point de vue pr&#233;dominant dans l'antis&#233;mitisme est que, de m&#234;me que la force germinative d'une graine ne se d&#233;veloppe que quand elle se casse et agit alors sur la mati&#232;re environnante, ainsi le juda&#239;sme n'aurait commenc&#233; &#224; avoir une influence d&#233;l&#233;t&#232;re qu'avec la crise de l'ancienne tradition nationale juive, avec l'&#233;croulement politique et la dispersion de par le monde du peuple &#233;lu. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Comme premier &#233;l&#233;ment, on doit consid&#233;rer les influences que devraient exercer les &#233;l&#233;ments ethniques chaotiques et impurs d&#233;j&#224; tir&#233;s de la loi, au moment o&#249; ils se d&#233;lient et passent &#224; l'&#233;tat libre. Gu&#233;non a relev&#233; justement que les rapports entre le Juif et sa tradition diff&#232;rent de ceux observ&#233;s dans les autres races. Pour le non-Juif qui se d&#233;tache de sa tradition comme loi religieuse, il existe encore d'autres formes de soutiens : la terre, le sang et la patrie. Mais dans le Juda&#239;sme, la loi tient lieu de tout cela &#224; la fois. Au point que si les Juifs s'en d&#233;lient, elle devient automatiquement un facteur de dissolution. C'est ainsi que, eux-m&#234;mes sans race, les Juifs deviennent alors l'anti-race ; eux-m&#234;mes sans nation, ils deviennent l'anti-nation. Mommsen &#233;crivait : &#171; D&#233;j&#224; dans le monde antique, le juda&#239;sme fut un ferment de cosmopolitisme et de d&#233;composition nationale &#187;. Substance insaisissable, fuyante et sans patrie &#224; l'int&#233;rieur de toute patrie, Wolf voit dans l'&#233;l&#233;ment h&#233;bra&#239;que le principe m&#234;me de l'anti-race, de l'anti-tradition, de l'anti-culture : non pas l'antith&#232;se d'une culture particuli&#232;re, mais l'antith&#232;se de toute culture racialement et nationalement d&#233;termin&#233;e. Dans le compos&#233; juif, la part d&#233;sertique ou orientalo&#239;de renforce cette influence : par leur esprit nomade, apatride, les Juifs auraient inject&#233; dans diff&#233;rents peuples &#8212; en commen&#231;ant par les Romains &#8212; le virus de l'anti-nationalisme, de l'universalisme, de l'internationalisme culturel. Ils exercent une action incessante de corrosion contre tout ce qui est diff&#233;renci&#233;, qualitatif, li&#233; au sang et &#224; la tradition : ceci aboutit, en politique, &#224; l'id&#233;ologie ma&#231;onnique, juda&#239;sante, avec pour corollaire les mythes humanitaires sociaux et internationalistes. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Second &#233;l&#233;ment, les influences destructrices du juda&#239;sme tiennent aussi &#224; la part qu'occupe en Isra&#235;l la race de l'homme levantin et la psychologie d&#233;crite par G&#252;nther et surtout par Clauss, qui en fait &#171; l'homme de la r&#233;demption &#187;. Cet homme est caract&#233;ris&#233; par le dualisme du corps et de l'esprit. Le corps n'est plus que l'expression instrumentalis&#233;e de l'esprit, mais entendu comme &#171; chair &#187;, comme une mati&#232;re coupable dont il faut se racheter. Cet &#233;lan confus vers la &#171; r&#233;demption &#187; peut &#233;chouer : alors l'homme, retombant, se noie dans la mati&#232;re, il en jouit et se saoule, comme pour oublier sa nature, et ensuite il tend &#224; contaminer tout ce vers quoi il tendait, toutes ces valeurs sup&#233;rieures qu'il n'a pu rejoindre. Il jouit de toutes les crises o&#249; il voit se refl&#233;ter sa propre crise int&#233;rieure. Il prend plaisir partout o&#249; s'exprime l'omnipotence de cette mat&#233;rialit&#233; crasse et oblique dans laquelle il est retomb&#233;. Il s'en sert comme d'un alibi, comme d'une justification. C'est ainsi que l'&#233;l&#233;ment h&#233;bra&#239;que, comme nous le verrons d'un peu plus pr&#232;s, s'est toujours manifest&#233; &#224; travers une action, consciente ou inconsciente, de contamination et de d&#233;gradation de toute valeur sup&#233;rieure. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;On doit consid&#233;rer, comme troisi&#232;me point, l'efficience particuli&#232;re qu'ont eue les causes fondamentales de cette loi sur la formation des instincts et des comportements de vase, aboutissant &#224; la forme s&#233;culaire, mat&#233;rialiste et m&#233;canique d'agir de ces instincts chez les Juifs pers&#233;cut&#233;s de la Diaspora. Comme on le sait, le th&#232;me central de l'ancienne loi est qu'Isra&#235;l est le &#171; peuple &#233;lu &#187;, destin&#233; &#224; dominer tous les hommes, toutes les terres et les richesses du monde, de telle sorte que tous les royaumes devront lui ob&#233;ir. Ce sont les th&#232;mes du mosa&#239;sme : &#171; Yahv&#233; te mettra &#224; la t&#234;te, et non &#224; la queue ; tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas &#187; (Deut&#233;ronome, 28, 13). &#171; Tu d&#233;voreras tous les peuples que Yahv&#233; ton Dieu te livrera ; ton oeil sera sans piti&#233; pour eux, et tu ne servira point leurs dieux &#187; (Deut&#233;ronome, 7, 16). Ce sont aussi des th&#232;mes de la litt&#233;rature proph&#233;tique : &#171; Et le r&#232;gne, la domination et la grandeur des royaumes qui sont sous tous les cieux seront donn&#233;s au peuple des saints du Tr&#232;s-Haut : son r&#232;gne est un r&#232;gne &#233;ternel, et toutes les puissances le serviront et lui ob&#233;iront &#187; (Daniel, 7, 27). &#171; Les fils de l'&#233;tranger reb&#226;tiront tes murailles, et leurs rois seront tes serviteurs &#187; (Isa&#239;e, 60, 10). &#171; Mais vous, on vous appellera pr&#234;tres de Yahv&#233; ; on vous nommera 'ministres de notre Dieu' ; vous mangerez les richesses des nations, et vous vous parerez de leur magnificence &#187; (Isa&#239;e, 61, 6). &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Qu'on pense aux sentiments que devait fatalement inspirer &#224; Isra&#235;l cette certitude de la domination universelle au moment o&#249; il cessa d'exister comme puissance politique. Qu'on pense &#224; ce peuple qui continua, apr&#232;s le triomphe du christianisme, &#224; se sentir &#171; &#233;lu &#187;, et fut identifi&#233; au dernier des peuples, &#224; une lign&#233;e maudite et d&#233;icide digne de toutes les pers&#233;cutions, condamn&#233;e &#224; la servitude, par une juste punition. Le potentiel g&#233;n&#233;r&#233; par cette id&#233;e de la loi devait fatalement se traduire par une haine profonde et sans limite pour tous les non-juifs et se concr&#233;tiser par une pratique pour ainsi dire, serpentine. C'est ce que montre le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, talmudique, de l'ancienne loi. Voici quelques passages talmudiques, rappel&#233;s &#224; juste titre par les Preziosi et De Vries de Heekelingen : &#171; Que signifie &lt;i&gt;Har Sina&#239;&lt;/i&gt; ? Il s'agit du mont &#224; partir duquel a irradi&#233; Sina, c'est-&#224;-dire la haine contre les peuples du monde &#187;. &#171; Vous, Juifs, vous &#234;tes appel&#233;s hommes, alors que les nations du monde ne m&#233;ritent pas le nom d'hommes, mais de bestiaux &#187;. &#171; La semence d'un &lt;i&gt;goy&lt;/i&gt; (non-Juif) est comme la semence d'un animal. &#187; &#171; Le meilleur parmi les &lt;i&gt;goyim&lt;/i&gt;, tu dois le tuer &#187;. &#171; Fais-le mourir en lui serrant les m&#226;choires pour qu'il ne crie pas &#187;. &#171; Qu'est-ce qu'une prostitu&#233;e ? Toute femme qui n'est pas juive. &#187; Et ainsi de suite. Les expressions contenues dans une pri&#232;re, que tout Juif orthodoxe devait r&#233;citer journellement, dans le Shemon&#233; Esr&#233;, sont : &#171; Que les apostats perdent tout espoir, que les Nazar&#233;ens et les chr&#233;tiens p&#233;rissent sous les coups, qu'ils soient ray&#233;s du livre de la vie et ne soient pas compt&#233;s parmi les justes &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;A l'&#233;poque moderne, la justification religieuse de ces sentiments est moins claire, bien que l'efficience en ait surv&#233;cu en termes d'instinct, d'aptitude inn&#233;e. Et on peut en dire autant aujourd'hui, de la conviction originelle selon laquelle entre Isra&#235;l et les autres peuples il n'existe rien de commun. D'o&#249; l'absurdit&#233; de vouloir adopter les m&#234;mes crit&#232;res de conduite avec les Juifs et les Gentils, ces derniers &#233;tant des &#234;tres inf&#233;rieurs qui n'ont droit qu'&#224; &#234;tre exploit&#233;s comme du b&#233;tail. Les pr&#233;ceptes talmudiques sont clairs : ils &#233;tablissent deux morales, l'une qui s'applique au prochain, c'est-&#224;-dire aux Juifs, et l'autre qui sert dans les rapports avec les &lt;i&gt;goyim&lt;/i&gt;, les non-Juifs ; Et toute action d&#233;lictueuse ou indigne selon la premi&#232;re morale cesse de l'&#234;tre pour la seconde. C'est ainsi que le Talmud et le Schulchan Arukh autorisent &#224; voler le non-Juif ; du pr&#234;t usuraire ils font non seulement un droit, mais presque un devoir ; ils prescrivent de ne pas t&#233;moigner ou de faire un faux t&#233;moignage lors d'un proc&#232;s opposant un Juif et un non-Juif ; ils consid&#232;rent que &#171; le patrimoine et les biens des non-Juifs doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s sans propri&#233;taire et que le premier arriv&#233; a des droits sur eux &#187; ; ils pr&#233;cisent seulement que si plusieurs Juifs proc&#232;dent &#224; une tromperie, ils sont seulement tenus d'en partager &#233;quitablement le fruit ; ils exhortent &#224; pr&#234;ter de l'argent, mais refusent d'en emprunter ; ils ne respectent pas la parole donn&#233;e, et ainsi de suite. La pol&#233;mique antis&#233;mite a recueilli toute une s&#233;rie de maximes de ce genre, avec l'indication de leur origine et de leur caract&#232;re orthodoxe. D'ailleurs, si on lit aussi dans le Talmud &#171; qu'un &lt;i&gt;goy&lt;/i&gt; qui &#233;tudie le Talmud et un Juif qui l'aide, doivent &#234;tre mis &#224; mort &#187; ; s'il est pr&#233;cis&#233; que &#171; communiquer quoi que ce soit de notre loi &#224; un &lt;i&gt;goy&lt;/i&gt;, &#233;quivaut &#224; un massacre de tous les Juifs, puisque si les &lt;i&gt;goyim&lt;/i&gt; savaient ce que nous enseignons &#224; leur &#233;gard, ils nous auraient sans aucun doute extermin&#233;s &#187; ; si on lit de telles phrases, on a la confirmation pr&#233;cise de la pleine conscience que les Juifs avaient de la double morale contenue dans leurs textes orthodoxes. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Mais ici, on objecte d'habitude qu'il s'agit de textes anciens, pratiquement tomb&#233;s en d&#233;su&#233;tude. C'est une erreur. Comme nous l'avons dit, pendant des si&#232;cles ces id&#233;es, ces pr&#233;ceptes ont agi de fa&#231;on formelle dans l'intimit&#233; de la conscience juive : ils ont laiss&#233; leur trace ind&#233;l&#233;bile. De la volont&#233; de domination, de la haine et enfin de la double morale talmudique, on aura perdu la justification premi&#232;re, religieuse et messianique : mais on aura pas perdu l'ensemble des instincts, des comportements qui, sur un plan s&#233;cularis&#233; et pratique, se manifestent simplement comme une mani&#232;re d'&#234;tre, comme une qualit&#233; h&#233;r&#233;ditaire de la race, ayant pour ainsi dire son existence autonome. Voil&#224; pourquoi l'&#233;l&#233;ment religieux ne prend aucune part au probl&#232;me juif, que pourtant le racisme moderne a voulu lui imposer. D&#252;hring a eu raison d'&#233;crire : &#171; La question juive existerait m&#234;me si tous les Juifs avaient abandonn&#233; leur religion pour rejoindre nos Eglises dominantes &#187;. Telle est bien la vision de l'antis&#233;mitisme moderne, concordante avec celle de la plupart des Juifs et discordante, en revanche, avec celle de l'ancien antis&#233;mitisme d'origine catholique. &#171; Un Japonais ou un Noir converti ou baptis&#233; reste japonais ou noir. Ainsi un juif baptis&#233; reste juif [...] Convertis de bonne foi ou non, les Juifs baptis&#233;s restent juifs, &#224; se sentir juifs et &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme juifs par leur anciens coreligionnaires &#187; (De Vries de Heekelingen). &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Dans un texte talmudique, on lit : &#171; Partout o&#249; les Juifs s'&#233;tablissent, ils doivent devenir les patrons ; et tant qu'ils n'auront pas le pouvoir absolu, ils se consid&#233;reront comme des exil&#233;s, des prisonniers ... tant qu'ils ne dominent pas enti&#232;rement, ils ne doivent pas cesser de crier : Quel tourment ! quelle indignit&#233; ! &#187; Il s'agit, l&#224; encore, d'un th&#232;me de la Loi, d&#233;riv&#233; de l'ancienne Promesse qui, une fois oubli&#233;e la justification religieuse, devait laisser comme trace un instinct r&#233;volutionnaire agissant par lui-m&#234;me comme ferment d'agitation et de subversion continuelle. C'est ainsi que les Juifs furent largement repr&#233;sent&#233;s dans tous les mouvements subversifs r&#233;volutionnaires modernes, sans exception, et particuli&#232;rement dans le communisme et le socialisme dont les principaux repr&#233;sentants sont juifs, Karl Marx, Lassalle, Rosa Luxemburg, Kautsky, Trotsky ... Quant &#224; la structure de l'Etat &#224; d&#233;truire, elle importe peu : &#171; Dans une monarchie, les Juifs sont r&#233;publicains ; dans une r&#233;publique conservatrice, ils seront socialistes ; dans une r&#233;publique socialiste, ils seront communistes. Tout ceci revient au m&#234;me pourvu qu'ils d&#233;truisent l'Etat existant. Ils s'opposeront &#224; la soci&#233;t&#233; en place tant qu'elle conservera un reste de base non-juive &#187;. A nouveau, c'est un instinct qui subsiste comme un h&#233;ritage, ayant pour origine lointaine et inconsciente l'id&#233;e que tout syst&#232;me qui ne remplit pas encore la promesse de domination d&#233;volue au peuple &#233;lu est un syst&#232;me injuste, ill&#233;gitime et usurp&#233;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Dans le juda&#239;sme moderne, l'envers de la m&#233;daille r&#233;volutionnaire est le capitalisme et la finance internationale. On doit se souvenir que le &#171; r&#232;gne &#187; de la Promesse juive ne fut pas con&#231;u en termes mystiques et surnaturels, mais comme celui qui aura recueilli toutes les richesses de la terre. &#171; Ton Dieu te veut riche &#187; et &#171; tu pr&#234;teras de l'argent &#224; de nombreux peuples mais tu n'emprunteras &#224; personne &#187; sont d&#233;j&#224; des maximes bibliques ; si l'on y ajoute l'inclination des peuples s&#233;mitiques (en particulier ceux du d&#233;sert) &#224; consid&#233;rer la richesse comme essentiellement vagabonde, on rendra compte peu &#224; peu, avec le mat&#233;rialisme et la s&#233;cularisation, d'inclinations &#233;pousant les formes typiquement juives de capitalisme, pour en arriver &#224; l'omnipotence d'une &#233;conomie sans esprit et d'une finance sans patrie : dans ces formes actuelles, s'exprime l'ancienne volont&#233; de puissance juive, soit directement, soit en vue de la destruction et de l'avilissement des valeurs que cette omnipotence porte en elle. Des traits pareillement juifs &#8212; selon Halfeld &#8212; seraient la d&#233;ification de l'argent, la transformation du temple en banque, la glorification puritaine du succ&#232;s et du gain, l'impresario un peu pr&#233;dicateur, l'homme d'affaires et l'usurier n'ayant que le mot Dieu &#224; la bouche, l'id&#233;ologie humanitaire et pacifiste au service du mat&#233;rialisme ... On rappellera volontiers l'affirmation de Sombart selon qui l'Am&#233;rique est un pays juif jusque dans ses moindres recoins et l'am&#233;ricanisme, un &#171; esprit juif distill&#233; &#187; ; ou celle de G&#252;nther, selon qui les repr&#233;sentants de cet esprit sont majoritairement juifs ; ou bien celle de Wolf, pour qui le lien &#233;troit entre Anglo-saxons et Francs-ma&#231;ons sous l'influence des Juifs expliquerait l'histoire occidentale de ce temps. Du reste, Karl Marx lui-m&#234;me n'&#233;crivait-il pas : &#171; Quel est le principe terrestre du juda&#239;sme ? Le sens pratique, l'utilit&#233; propre. Quel est son dieu terrestre ? L'Argent. Le Juif s'est &#233;mancip&#233; h&#233;bra&#239;quement en s'appropriant le pouvoir de l'argent, mais aussi en r&#233;ussissant &#224; faire de l'argent une puissance mondiale. Ainsi, l'esprit utilitaire juif est devenu l'esprit utilitaire des peuples chr&#233;tiens. Les Juifs se sont &#233;mancip&#233;s en juda&#239;sant les chr&#233;tiens. Le Dieu des Juifs s'est s&#233;cularis&#233; et est devenu le dieu de la terre. Le taux de change est le vrai dieu des Juifs &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;A la puissance de l'or fait &#233;cho, dans l'action du juda&#239;sme contemporain, la puissance de l'intelligence au service de la r&#233;volution. Nous faisons ici allusion au ferment de subversion qui ne se limite plus au champ social, mais agit sur le plan spirituel et culturel sous les formes les plus vari&#233;es, trouvant sa source dans l'inclination de &#171; l'homme de la r&#233;demption &#187; incarn&#233;. Il est incontestable que, dans le domaine de la culture, de la litt&#233;rature, des arts et m&#234;me de la science, les contributions juives, directes ou indirectes, convergent toujours vers un m&#234;me effet : falsifier, ridiculiser, montrer sous un jour injuste et illusoire tous les id&#233;aux des peuples aryens, en poussant au premier plan tout ce qui se cache de sensuel, d'inf&#233;rieur et d'animal dans la nature humaine. Souiller tout ce qui est sacr&#233;, faire vaciller les certitudes sur leur socle, inspirer un effroi spirituel de nature &#224; encourager les forces les plus viles, ainsi se manifeste l'action juive, action par ailleurs essentiellement instinctive, naturelle, proc&#233;dant de l'essence, de la &#171; race interne &#187;, comme il est propre au feu de br&#251;ler et &#224; l'acide de corroder. Le relativisme d'Einstein, qui a pouss&#233; le profane &#224; croire que la science allait confirmer l'impossibilit&#233; de tout point de r&#233;f&#233;rence, alors que d'un autre cot&#233; il donnait la derni&#232;re main &#224; un type concret de d&#233;couverte physique, y substituant un syst&#232;me purement formel de donn&#233;es math&#233;matiques et alg&#233;briques ; Bergson, avec sa th&#233;orie qui exalte la vie dans son imm&#233;diatet&#233;, son irr&#233;ductibilit&#233; aux certitudes intellectuelles, son devenir incoercible, son antith&#232;se par rapport au monde classique de l'&#234;tre ; Freud, Adler et d'autres psychanalystes juifs, qui ont d&#233;couvert l'univers trouble de l'inconscient et qui ont voulu d&#233;montrer son omnipotence &#8212; faite d'instincts ataviques sauvages, de libido primordiale et des fameux &#171; complexes &#187; &#8212; sur toute facult&#233; ou inclination du &#171; moi &#187; en veille ; l'&#233;cole sociologique juive, qui s'est mise &#224; interpr&#233;ter les religions et les mythologies non plus sur la base d'un &#233;l&#233;ment transcendant, mais seulement comme de pures cr&#233;ations sociales et donc purement humaines ; le Juif Lombroso qui, non content d'&#233;tablir des relations aberrantes entre le g&#233;nie et l'anormal, consid&#232;re le d&#233;linquant comme le descendant r&#233;siduel et encore pur d'une &#171; race &#187;, qui serait exactement la race dont nous serions issus ; Max Nordau, r&#233;solu &#224; d&#233;masquer &#171; les mensonges conventionnels de notre culture &#187; comme un certain nombre de romanciers juifs, &#224; commencer par Wassermann, qui se sont sp&#233;cialis&#233;s dans la d&#233;couverte des injustices et des inadaptations des id&#233;es-bases de la soci&#233;t&#233; moderne ; le mat&#233;rialisme historique de Karl Marx qui nous pr&#233;sente comme seule force cr&#233;atrice de l'histoire, le processus &#233;conomique brut, donnant au reste la valeur d'une pure superstructure (d'o&#249; ce jugement de Franck : &#171; La doctrine marxiste ne correspond pas &#224; la r&#233;alit&#233;, mais &#224; l'esprit et au besoin du juda&#239;sme, lequel ne consid&#232;re que les probl&#232;mes de mat&#233;rialit&#233; et d'argent et se moque de tout id&#233;al et de toute forme spirituelle. C'est une forme niveleuse lanc&#233;e contre toute valeur de race et de sang &#187;). L'action des soi-disant sp&#233;cialistes de la question sexuelle, en grande partie juifs, &#224; commencer par le c&#233;l&#232;bre Magnus Hirschfeld, r&#233;solus &#224; faire de l'&#233;ros une vraie obsession et &#224; attirer l'attention, au moyen de publications pseudo-scientifiques et de divagations, sur toutes les formes anormales et d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;es de la sexualit&#233; ; la &#171; d&#233;couverte &#187; de la mentalit&#233; des &#171; primitifs &#187; par Levy-Bruhl et Durkheim, &#224; laquelle fait pendant l'action d'une nombreuse troupe de Juifs dans le domaine de l'art moderne, o&#249; c'est &#224; nouveau l'informel, le primitivisme, le sensualisme qui ont le dessus &#8212; et ainsi de suite, voil&#224; les exemples pr&#233;cis et qu'on pourrait multiplier, d'une action aux mille visages mais ayant un seul effet : d&#233;grader, subvertir, d&#233;sagr&#233;ger. C'est la &#171; Schadenfreude &#187; : la jouissance de l'avilissement, du g&#226;chis, de la souillure, du sensualisme, ouvrant la porte &#224; la part souterraine de l'&#226;me humaine, afin qu'elle se d&#233;cha&#238;ne et soit satisfaite. La Schadenfreude est caract&#233;ristique de l'&#226;me juda&#239;co-levantine, l'&#226;me de &#171; l'homme de la r&#233;demption &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Les antis&#233;mites extr&#233;mistes tendent &#224; consid&#233;rer comme volontaire cette convergence d'effets. Le point de vue dominant et plus sage est, cependant, qu'il ne s'agit pas en la mati&#232;re, d'une intention pr&#233;cise ni d'un plan &#233;tabli, mais justement d'un instinct, d'une mani&#232;re d'&#234;tre naturelle et spontan&#233;e. La convergence se r&#233;alise par syntonie, par affinit&#233; d'instinct et d'inspiration. A l'&#233;gard de ces Juifs, on ne peut m&#234;me pas parler d'une vraie responsabilit&#233; : le Juif ne peut s'en emp&#234;cher, comme l'acide ne peut faire autrement que de corroder. C'est sa fa&#231;on d'&#234;tre, d&#233;termin&#233;e par les causes ataviques et raciales &#233;voqu&#233;es. Donc, il faudrait moins le ha&#239;r que prendre les mesures pour en limiter et neutraliser l'action &#8212; pour qu'il ne puisse pas nuire. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;L'antis&#233;mitisme voit en outre persister, sous des formes modernis&#233;es, l'ancienne solidarit&#233; juive ciment&#233;e par la double morale, au point que la communaut&#233; juive, nous dit Fritsch, a moins les caract&#233;ristiques d'une communaut&#233; religieuse que ceux d'une conjuration sociale : et les Etats aryens, ignorant cette double morale et ne se d&#233;fendant pas, conc&#232;dent inconsid&#233;r&#233;ment aux Juifs des droits &#233;gaux comme s'ils respectaient leur morale, se posent virtuellement en position d'inf&#233;riorit&#233;, remettant leur destin aux mains du peuple qu'ils avaient accueilli, aux mains d'une race &#233;trang&#232;re, internationale et antinationale. Conscients de cela, il faut r&#233;agir par deux voies : l'une morale, l'autre politique. Il ne faut lier aucun rapport entre les Aryens et une &#171; race priv&#233;e du sentiment d'honneur et de loyaut&#233; &#187;, et agissant par deux voies principales : la tromperie et l'argent. Le concept social aryen serait : &#171; L'homme sinc&#232;re et conscient place son orgueil dans une vie m&#233;ritoire d'action loyale et de production droite. Il pr&#233;f&#232;re mourir plut&#244;t que d'obtenir des avantages par des actions d&#233;shonorantes. L'id&#233;e rigoureuse de l'honneur et de la justice sans condition envers les autres hommes constitue le fondement de toute vie h&#233;ro&#239;que et prend racine dans un &#233;l&#233;ment profond de l'&#226;me : dans le sentiment de honte. Un peuple qui renonce au sentiment d'honneur et de honte est indigne d'une qualification humaine : c'est une sous- humanit&#233; (Fritsch). Il est donc absurde &#8212; conclut-il &#8212; de pr&#233;tendre &#233;tablir des lois &#233;gales pour les Juifs et les Aryens. Des mesures prophylactiques d&#233;fensives s'imposent. Donner enti&#232;re libert&#233; aux Juifs signifierait qu'ils se jouent de nous. Et c'est pour cela que l'id&#233;ologie lib&#233;rale, individualiste et d&#233;mocratique a eu, &#224; juste titre, les Juifs comme d&#233;fenseurs fervents &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;D'o&#249; le passage &#224; l'action politique et aux mesures que les Etats [nationalistes], acceptant les th&#232;ses de l'antijuda&#239;sme, ont adopt&#233;es pour &#233;carter les &#233;l&#233;ments juifs des postes de commande de la vie politique, &#233;conomique et intellectuelle, accapar&#233;s en masse ces derniers temps. La pol&#233;mique antis&#233;mite a permis de mettre en lumi&#232;re que dans le commerce, le trafic, dans les postes de direction ou ind&#233;pendants, l'&#233;l&#233;ment juif &#233;tait effectivement pr&#233;dominant, alors qu'il diminuait dans les postes subalternes, parmi les ouvriers, les agriculteurs, o&#249; le pourcentage de Juifs devenait presque n&#233;gligeable compar&#233; au nombre de non-Juifs. En tout cela, l'antis&#233;mitisme a not&#233; un ph&#233;nom&#232;ne de parasitisme non exempt de liens avec l'instinct juif h&#233;r&#233;ditaire les poussant &#224; &#171; sucer le lait des gens, et &#224; t&#233;ter les mamelles des rois &#187;, &#224; &#171; d&#233;vorer les peuples que Dieu lui aura livr&#233;s &#187;, selon les anciennes expressions de la Loi. Les Juifs ne fabriquent pas, ne produisent pas, mais sp&#233;culent et trafiquent sur ce que les autres font et s'enrichissent &#224; leurs frais et dominent. Les Juifs visent directement les occupations intellectuelles et les postes de direction, et ainsi haut plac&#233;s, peuvent exercer une activit&#233; souvent suspecte et corruptrice, laissant aux autres, aux Aryens, les formes inf&#233;rieures de travail. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;De l&#224;, donc, les mesures politiques tendant &#224; bannir les Juifs des charges publiques et &#224; en limiter la repr&#233;sentation dans chacune des professions. Le &lt;i&gt;Manuel de la question juive&lt;/i&gt;, &#233;crit par Fritsch, conclut par ces mots r&#233;v&#233;lateurs : &#171; Les Juifs sont dangereux non seulement &#233;conomiquement, mais aussi spirituellement et moralement. Par la loi rabbinique, le Juif est li&#233; &#224; un Etat particulier, qui comprend tous les Juifs du monde. Il lui est donc impossible d'&#234;tre sinc&#232;rement membre d'un autre Etat. Chaque peuple qui tient &#224; sa libert&#233; et &#224; son honneur et entend se d&#233;fendre face &#224; toute tentative d'affaiblissement de son droit et &#224; toute d&#233;g&#233;n&#233;rescence morale, ne pourra &#224; l'avenir tol&#233;rer de Juifs en son sein. O&#249; doivent-ils aller, alors ? Ceci les regarde. Certainement pas l&#224; o&#249; les paysans et les artisans [non-Juifs] seraient oblig&#233;s d'abandonner leurs biens et leurs maisons. Du reste, ils poss&#232;dent assez d'argent pour acqu&#233;rir une part enti&#232;re du globe, en Australie ou en Afrique. L&#224;, ils pourront vivre en paix selon leurs coutumes et montrer au monde qu'avec leur force, ils savent cr&#233;er une culture. A nous, s'impose l'abolition de l'&#233;mancipation des Juifs &#187;. Et De Vries de Heekelingen d'ajouter : &#171; Nous ne reprochons pas aux Juifs de travailler pour la grandeur de leur race. Nous admirons m&#234;me la t&#233;nacit&#233; avec laquelle ils poursuivent la r&#233;alisation de leur but. Nous ne pouvons comprendre, en revanche, l'aveuglement de tant de non-Juifs qui ne montrent pas le m&#234;me enthousiasme et la m&#234;me t&#233;nacit&#233; pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts les plus sacr&#233;s &#187;. Par les consid&#233;rations ici &#233;voqu&#233;es, on a mis en lumi&#232;re le cot&#233; essentiellement &#171; racial &#187;, outre que politique ou social, du probl&#232;me juif : racial non pas en r&#233;f&#233;rence &#224; une race pure, mais &#224; des instincts devenus, pour ainsi dire, un h&#233;ritage organique capable d'&#233;pouser des formes vari&#233;es de manifestation, mais ne disparaissant jamais compl&#232;tement. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Nous devons maintenant dire quelque chose sur un livre qui a suscit&#233; toutes sortes de discussions et a eu une part fondamentale dans la pol&#233;mique antijuda&#239;que : il s'agit des fameux &lt;i&gt;Protocoles des Sages de Sion&lt;/i&gt;. Puisque nous avons d&#233;j&#224; trait&#233; de ce livre dans l'introduction de sa derni&#232;re &#233;dition italienne, nous nous limiterons &#224; un aper&#231;u g&#233;n&#233;ral, car on ne peut &#233;voquer la question juive sans un &#233;clairage &#224; son propos. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; sortirent sous leur forme actuelle en Russie en 1904, &#233;dit&#233;s par un certain Sergue&#239; Nilus qui les pr&#233;senta comme un document soutir&#233; &#224; une myst&#233;rieuse organisation jud&#233;o-ma&#231;onnique. En r&#233;alit&#233;, il a &#233;t&#233; prouv&#233; qu'une partie de ces textes avaient &#233;t&#233; divulgu&#233;s, publi&#233;s et Bismarck lui-m&#234;me en aurait eu connaissance. Les id&#233;es centrales des &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; sont les suivantes : &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;1. Les diff&#233;rents &#233;v&#233;nements et les diff&#233;rentes id&#233;ologies qui ont conduit l'Europe traditionnelle, aryenne et chr&#233;tienne au d&#233;clin ne sont pas fortuits, mais ob&#233;issent &#224; un plan pr&#233;cis de destruction. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;2. Ce plan de destruction &#233;mane d'une organisation occulte, qui l'a &#233;labor&#233; dans tous ses d&#233;tails, &#233;tudiant en m&#234;me temps, sur les bases de la connaissance des lois pr&#233;cises qui lient les causes aux effets, les voies de sa r&#233;alisation progressive. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;3. Cette organisation agit surtout par l'interm&#233;diaire de gens qui ne se rendent pas compte, souvent, qu'ils en sont les instruments. Son action se d&#233;veloppe sur trois plans. D'abord un plan id&#233;ologique : on distille des id&#233;ologies auxquelles on ne croit pas, que les Sages de Sion m&#233;prisent, mais qui servent leurs desseins machiav&#233;liques, pour faire avancer la subversion, pour d&#233;sagr&#233;ger les soci&#233;t&#233;s et les Etats : lib&#233;ralisme, rationalisme, internationalisme, d&#233;mocratie. En second lieu, on fait en sorte que les principaux centres de fabrication de &#171; l'opinion publique &#187;, c'est-&#224;-dire la presse internationale, soient sous contr&#244;le. En troisi&#232;me lieu, l'objectif est de contr&#244;ler la part maximale des richesses du monde, c'est-&#224;-dire la finance internationale. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Agissant par ces trois instruments, ils poussent partout le ferment de la subversion, d&#233;racinent spirituellement et socialement les hommes, en font une bouillie mat&#233;rialiste, sans patrie ni tradition, sans force int&#233;rieure ni personnalit&#233; ; vraies r&#233;volutions (qui devront avoir comme point de d&#233;part la Russie &#8212; &#224; noter que les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; furent du domaine public &#224; partir de 1904) et guerres suscit&#233;es de mani&#232;re occulte devront conduire la crise de l'homme occidental jusqu'&#224; un tel degr&#233; qu'&#224; la fin il deviendra une chose passive entre les mains de dirigeants invisibles. Alors ceux-ci se r&#233;v&#233;leront pour assumer le pouvoir universel. A leur t&#234;te, un roi de race juive. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Une fois inform&#233; du contenu des &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt;, on vient &#224; se demander s'ils sont authentiques. Cette question n'a pourtant pas de sens car, comme le rel&#232;ve bien Ren&#233; Gu&#233;non, &#171; aucune organisation vraiment et s&#233;rieusement secr&#232;te, quelle que soit sa nature, ne laisse derri&#232;re elle des documents &#233;crits &#187;. Il ne faut donc pas se demander s'ils sont &lt;i&gt;authentiques&lt;/i&gt; mais s'ils sont &lt;i&gt;v&#233;ridiques&lt;/i&gt;. Le document doit &#234;tre examin&#233; pour la v&#233;rit&#233; qu'il contient au sens des sciences positives, modernes, c'est-&#224;-dire des hypoth&#232;ses de travail qui servent &#224; orienter le proc&#233;d&#233; inductif qui les confirme, un ensemble de faits qui, en vertu d'elles, vont r&#233;v&#233;ler une intime connexion et une loi unitaire. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;D'un tel point de vue, on peut dire que m&#234;me si les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; n'&#233;taient pas vrais, c'est comme s'ils l'&#233;taient, pour deux raisons : &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;1. Parce que les faits qui se sont produits apr&#232;s leur publication les confirment. Hugo Wast &#233;crivait : &#171; Les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; peuvent &#234;tre faux ; mais ils se r&#233;alisent merveilleusement &#187; et Henry Ford : &#171; L'unique jugement que je puis &#233;mettre sur les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; est qu'ils s'accordent parfaitement avec ce qui advient. Depuis qu'ils ont &#233;t&#233; &#233;crits, ils correspondent exactement &#224; la situation mondiale et aujourd'hui encore ils indiquent le rythme &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;2. Parce que les id&#233;es fondamentales dont ils s'inspirent sont celles du juda&#239;sme international, et donc si les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; invent&#233;s, l'auteur a simplement &#233;crit ce que chaque Juif fid&#232;le &#224; sa tradition, &#224; la volont&#233; profonde d'Isra&#235;l et conscient de ses instincts, aurait pu &#233;crire. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Sur le premier comme sur le deuxi&#232;me point, l'&#233;dition italienne des &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; donne une ample et convaincante d&#233;monstration. Le probl&#232;me ainsi pos&#233;, la question du &#171; plagiat &#187;, qui a provoqu&#233; le vieux proc&#232;s de Berne appara&#238;t, au fond, frivole. Il ne fait aucun doute qu'on trouve dans les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; des &#233;l&#233;ments tir&#233;s d'ouvrages ant&#233;rieurs, en particulier une plaquette &#233;crite en 1865 par un franc-ma&#231;on r&#233;volutionnaire, Joly. Mais on ne se situe pas ici dans le domaine de la litt&#233;rature, o&#249; emprunter aux autres jette le discr&#233;dit sur l'oeuvre. Un strat&#232;ge peut utiliser des choses expos&#233;es par d'autres et en conserver m&#234;me leur formulation litt&#233;rale si elle sont susceptibles d'entrer dans son plan, sans que la signification de ce dernier s'en ressente. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il est plus s&#233;rieux et concluant de constater la pr&#233;sence de toute une s&#233;rie d'ant&#233;c&#233;dents des &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt;, ant&#233;c&#233;dents qui nous ram&#232;nent &#224; des temps lointains et qui, de mani&#232;re plus ou moins romanc&#233;e ou mythologique, reproduisent le pressentiment obscur de cette double v&#233;rit&#233; : &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;&#8212; Que tous les principaux &#233;v&#233;nements de l'Histoire ne sont pas fortuits mais ont leur logique et ob&#233;issent &#224; une certaine intention. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;&#8212; Qu'il existe un centre occulte du monde. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;La caract&#233;ristique des &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; r&#233;side dans une formulation sp&#233;ciale de ces deux motifs g&#233;n&#233;raux : ce sont les &#233;v&#233;nements de la subversion moderne qui ob&#233;issent &#224; une certaine intention et qui ont une direction &#8212; et par cons&#233;quent, le centre occulte du monde a un caract&#232;re t&#233;n&#233;breux, il est le centre de forces mal&#233;fiques, d&#233;volues &#224; la destruction de l'Europe traditionnelle. Cette formulation particuli&#232;re est l'effet d'une esp&#232;ce de retournement ou de contrefa&#231;on d'une tradition pr&#233;existante, en soi ni juive ni ma&#231;onnique ; de quoi le lecteur pourra se convaincre en lisant la derni&#232;re partie de notre livre Le Myst&#232;re du Graal. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;De toute fa&#231;on, il se demandera si au centre de ce plan destructeur annonc&#233; par les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt; et v&#233;rifi&#233;, souvent avec une exactitude impressionnante par les &#233;v&#233;nements successifs, on trouve vraiment des Juifs. Dans les &lt;i&gt;Protocoles&lt;/i&gt;, on se r&#233;f&#232;re tant&#244;t aux Juifs tant&#244;t aux francs-ma&#231;ons, ce qui n'est pas tout &#224; fait la m&#234;me chose ... Pour notre part, nous croyons prudent d'utiliser seulement l'expression : dirigeants secrets de la subversion mondiale. Il est indiscutable que de nombreux &#233;l&#233;ments juifs ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par ces chefs anonymes, car &#224; cause de leurs instincts et de la d&#233;formation de leurs id&#233;es traditionnelles, les Juifs paraissaient &#234;tre les instruments les plus qualifi&#233;s et adapt&#233;s. Mais il n'est pas prudent de g&#233;n&#233;raliser au-del&#224; d'une certaine limite. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il faut, du reste, se rendre compte d'un autre point : que l'on ne peut pas faire des Juifs la cause unique et suffisante de toute subversion mondiale &#8212; comme le voudraient certains extr&#233;mistes &#8212; sauf &#224; reconna&#238;tre une humiliante inf&#233;riorit&#233;. Les Juifs auraient donc &#233;t&#233; plus forts que le monde aryen suppos&#233; en ordre et en pleine possession de ses moyens ? C'est un non-sens. L'action juive a &#233;t&#233; possible seulement parce que dans l'humanit&#233; non-juive s'&#233;taient d&#233;velopp&#233;s des processus de d&#233;g&#233;n&#233;rescence et de d&#233;sagr&#233;gation : l'&#233;l&#233;ment juif s'est greff&#233; &#224; ces processus, avec l'esprit, les instincts et les m&#233;thodes qui lui sont propres, il les a acc&#233;l&#233;r&#233;s jusqu'&#224; l'exasp&#233;ration, les conduisant l&#224; o&#249;, seuls, ils ne seraient pas parvenus aussi rapidement. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Mais, fid&#232;le &#224; notre propos de nous en tenir &#224; un pur expos&#233;, nous ne voulons pas arr&#234;ter partialement les limites de validit&#233; de ces th&#232;ses, &#233;galement parce que nous en avons d&#233;j&#224; parl&#233; ailleurs. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;Julius Evola&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;RN Librairie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Etat de l'Ordre et les SS.</title>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt; &lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L119xH150/f9c95c5a26488366-8a20c.jpg&quot; width='119' height='150' style='height:150px;width:119px;' /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt;Consid&#233;rons maintenant certaines initiatives du Troisi&#232;me Reich qui, de notre point de vue, ne sont pas d&#233;nu&#233;es d'int&#233;r&#234;t et dans lesquelles des influences et des exigences li&#233;es partiellement aux id&#233;es de la &#171; r&#233;volution conservatrice &#187; ont agi. Il s'agit de tout ce qui &#233;tait en relation avec le concept, ou l'id&#233;al, d'un &lt;i&gt;Ordensstaat&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire d'un Etat dirig&#233; par un Ordre (en opposition partielle &#224; la formule de l'Etat-parti), au-del&#224; des formules collectivisantes de la &lt;i&gt;Volksgemeinschaft&lt;/i&gt;, de la collectivit&#233; nationale-raciale et de l'&#171; Etat du F&#252;hrer &#187; &#224; base totalitaire, populiste et dictatoriale. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;D'une certaine mani&#232;re, on reprenait ainsi la tradition des origines prussiennes. On sait en effet que le noyau originel de la Prusse fut un Ordre, l'Ordre des Chevaliers Teutoniques, qui furent appel&#233;s en 1226 par le duc polonais Conrad de Mazovie pour d&#233;fendre les fronti&#232;res de l'Est. Les territoires conquis et ceux donn&#233;s en fief form&#232;rent un Etat dirig&#233; par cet Ordre, prot&#233;g&#233; par le Saint Si&#232;ge dont il d&#233;pendait sur le plan de la discipline, et par le Saint Empire Romain. Cet Etat comprenait la Prusse, le Brandebourg et la Pom&#233;ranie ; il revint aux Hohenzollern en 1415. En 1525, avec la R&#233;forme, l'Etat de l'Ordre se &#171; s&#233;cularisa &#187;, s'&#233;mancipa de Rome. Mais si le lien proprement confessionnel de l'Ordre se trouva ainsi amoindri, celui-ci n'en conserva pas moins son fondement &#233;thique asc&#233;tique et guerrier. Ainsi se continua la tradition, qui donna forme &#224; l'Etat prussien sous ses aspects les plus caract&#233;ristiques. Parall&#232;lement &#224; la constitution de la Prusse en royaume, l'Ordre de l'Aigle Noir fut cr&#233;&#233; en 1701, Ordre li&#233; &#224; la noblesse h&#233;r&#233;ditaire, qui reprit pour devise celle des origines et du principe classique de la justice : &lt;i&gt;Suum cuique&lt;/i&gt;. Il n'est pas sans int&#233;r&#234;t de remarquer que, dans la formation &#171; prussienne &#187; du caract&#232;re, sp&#233;cialement pour ce qui concernait le corps des officiers, on se r&#233;f&#233;rait explicitement &#224; une reprise virile du sto&#239;cisme pour la domination de soi, la discipline, la fermet&#233; d'&#226;me et un style de vie sobre et int&#232;gre. Ainsi, par exemple dans le &lt;i&gt;Corpus Juris Militaris&lt;/i&gt; introduit dans les Acad&#233;mies au 18&#232;me si&#232;cle, on recommandait &#224; l'officier l'&#233;tude des oeuvres de S&#233;n&#232;que, Marc-Aur&#232;le, Cic&#233;ron et Epict&#232;te ; Marc-Aur&#232;le en particulier fut une des lectures pr&#233;f&#233;r&#233;es de Fr&#233;d&#233;ric le Grand. Corr&#233;lativement, on nourrissait une certaine antipathie pour l'intellectualisme et le monde des lettres (on peut rappeler &#224; ce sujet l'attitude sarcastique et drastique de Fr&#233;d&#233;ric-Guillaume 1er, le &#171; Roi-soldat &#187;, qui voulait faire de Berlin une &#171; Sparte nordique &#187; [1]. Le loyalisme (&#171; libert&#233; dans l'ob&#233;issance &#187;) et le principe du service et de l'honneur caract&#233;risaient la classe politique sup&#233;rieure qui dirigeait l'Etat prussien, anciennement &#171; Etat de l'Ordre &#187;, et qui lui conf&#233;rait sa forme et sa force. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Peut-&#234;tre faut-il indiquer aussi quelle influence exer&#231;a dans certains milieux &#224; une p&#233;riode plus r&#233;cente et durant la R&#233;publique de Weimar, la &lt;i&gt;Bundesgedanke&lt;/i&gt;, la pens&#233;e ou l'id&#233;al du &lt;i&gt;Bund&lt;/i&gt;, menant &#224; des &#233;bauches de formes organisationnelles. &lt;i&gt;Bund&lt;/i&gt; veut dire, en g&#233;n&#233;ral, ligue ou association ; mais, dans ce cas sp&#233;cifique, l'expression avait un contenu proche de celui d'Ordre, et n'&#233;tait pas sans relation avec ce qui avait &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;, dans certaines recherches ethnologiques et sociologiques, sous le nom de &lt;i&gt;M&#228;nnerbund&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire la &#171; soci&#233;t&#233; d'hommes &#187;. On pensait &#224; une &#233;lite d&#233;finie par une solidarit&#233; exclusivement virile et par une sorte d'auto-l&#233;gitimit&#233;. En Allemagne, avant m&#234;me le d&#233;veloppement du national-socialisme, diff&#233;rents &lt;i&gt;B&#252;nde&lt;/i&gt; naquirent donc et, m&#234;me quand ils avaient de modestes effectifs, avec des orientations diverses et un caract&#232;re presque toujours exclusif ; dans les cas o&#249; le domaine de leurs int&#233;r&#234;ts interf&#233;rait avec le domaine politique, ils &#233;taient partisans d'un r&#233;gime &#233;litaire, oppos&#233; aux r&#233;gimes de masse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Ces pr&#233;c&#233;dents &#233;tant rappel&#233;s, il faut savoir que l'id&#233;e qui pouvait servir &#224; corriger l'hitl&#233;risme, c'&#233;tait que l'Etat devait &#234;tre dirig&#233;, plut&#244;t que par un parti unique, justement par quelque chose de semblable &#224; un &#171; Ordre &#187; ; et que par cons&#233;quent, dans le Troisi&#232;me Reich, une des t&#226;ches fondamentales &#233;tait la cr&#233;ation de cadres qualifi&#233;s au moyen de la formation syst&#233;matique d'une &#233;lite, con&#231;ue comme l'incarnation typique de l'id&#233;e du nouvel Etat et de la vision du monde qui y correspondait. Avec cette diff&#233;rence partielle, par rapport &#224; la tradition pr&#233;c&#233;dente, qu'ici on prenait en consid&#233;ration, outre les qualit&#233;s du caract&#232;re, les qualit&#233;s physiques, le facteur &#171; race &#187; &#8212; avec une r&#233;f&#233;rence particuli&#232;re au type nordique &#8212; &#233;tant mis en valeur. Les initiatives prises dans ce sens par le Troisi&#232;me Reich furent au nombre de deux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;La premi&#232;re fut la constitution, par le parti, de trois &lt;i&gt;Ordensburgen&lt;/i&gt;, de trois &#171; ch&#226;teaux de l'Ordre &#187;. Il s'agissait de complexes avec des &#233;difices dont l'architecture voulait s'inspirer du vieux style nordico-germain, avec de vastes terrains annexes, des bois, des prairies et des lacs, o&#249; les jeunes &#233;taient accueillis, apr&#232;s une s&#233;lection pr&#233;alable. On leur donnait une formation militaire, physique, morale et intellectuelle, on leur enseignait une certaine &#171; vision du monde &#187;, une partie sp&#233;ciale &#233;tant consacr&#233;e &#224; tout ce qui a trait au courage et &#224; la r&#233;solution, avec aussi des &#233;preuves assez risqu&#233;es. Entre autres, dans les Ch&#226;teaux &#233;taient parfois &#233;voqu&#233;s des proc&#232;s juridiques avec les aspirants, ou &lt;i&gt;Junker&lt;/i&gt;, qui en suivaient le d&#233;roulement, jouant le r&#244;le du public : on choisissait des proc&#232;s o&#249; l'honneur et d'autres valeurs &#233;thiques jouaient un r&#244;le, pour &#233;prouver, par une s&#233;rie de discussions, la sensibilit&#233; morale et les facult&#233;s naturelles de jugement des individus. Rosenberg supervisait les &lt;i&gt;Ordensburgen&lt;/i&gt; ; ses id&#233;es servaient de fondement essentiel &#224; l'endoctrinement, ce qui, &#233;tant donn&#233; les r&#233;serves que nous avons faites sur elles, introduisait dans l'ensemble un facteur probl&#233;matique. Les jeunes sortis de ces instituts, o&#249; ils menaient une vie en &#171; soci&#233;t&#233; d'hommes seuls &#187;, isol&#233;s du reste du monde, auraient &#233;t&#233; en possession d'un titre particulier et pr&#233;f&#233;rentiel pour assumer des fonctions politiques et obtenir des postes de responsabilit&#233; dans le Troisi&#232;me Reich ou, plut&#244;t, dans ce que le Troisi&#232;me Reich aurait d&#251; devenir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Mais les SS eurent beaucoup plus d'importance. A la suite de la propagande bien connue de l'apr&#232;s-guerre, &#224; peine parle-t-on des SS que la plupart des gens pensent aussit&#244;t &#224; la Gestapo, aux camps de concentration, au r&#244;le que certaines unit&#233;s SS jou&#232;rent dans des r&#233;pressions ou des repr&#233;sailles, pendant la guerre. Tout cela est une simplification assez grossi&#232;re et tendancieuse. Nous n'entrerons pas dans ce domaine ici, puisque nous n'avons pas &#224; nous occuper des contingences. Dans ce cas comme en d'autres, seules les principes nous int&#233;ressent ici, les id&#233;es directrices, qu'il faut &#233;tudier ind&#233;pendamment de ce &#224; quoi certaines de leurs applications peuvent avoir donn&#233; lieu. Il faut donc mettre en lumi&#232;re certains aspects de la SS g&#233;n&#233;ralement ignor&#233;s (et qu'on veut ignorer). &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;A l'origine, les deux lettres SS &#233;taient les initiales de &lt;i&gt;Saal-Schutz&lt;/i&gt;, d&#233;signation d'une sorte de garde du corps qu'Hitler, pendant la premi&#232;re p&#233;riode de son activit&#233;, avait &#224; disposition pour sa protection et pour le service d'ordre dans les r&#233;unions politiques. Ce n'&#233;tait alors qu'un petit groupe. Par la suite, les deux S se rapport&#232;rent &#224; &lt;i&gt;Schutz-Staffeln&lt;/i&gt; (litt&#233;ralement : &#171; bataillons de protection &#187;) et furent stylis&#233;s par deux lignes en zig-zag, lesquelles reproduisaient un vieux signe nordico-germain, les &#171; runes de la victoire &#187; et, &#233;galement, de la &#171; force-foudre &#187;. On arriva &#224; la formation d'un v&#233;ritable corps, pour la protection de l'Etat d&#233;sormais &#8212; le &#171; Corps Noir &#187; &#8212; distinct des Chemises Brunes, ou SA. Hitler et G&#246;ring se servirent de ce corps dans la r&#233;pression du 30 juin 1934, r&#233;pression qui mit fin, nous l'avons vu, aux vell&#233;it&#233;s d'une &#171; seconde r&#233;volution &#187; radicale &#224; l'int&#233;rieur du parti. Pour son r&#244;le jou&#233; dans cette action, la SS obtint un statut et des pouvoirs particuliers ; elle fut consid&#233;r&#233;e comme la &#171; garde de la r&#233;volution nationale-socialiste &#187;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Le v&#233;ritable organisateur des SS fut Heinrich Himmler, qui fut nomm&#233; Reichsf&#252;hrer SS, c'est-&#224;-dire chef des SS pour tout le Reich. Himmler &#233;tait d'origine bavaroise et d'&#233;ducation catholique. Encore &#233;tudiant en agronomie, il avait fait partie en 1919 des corps de volontaires qui combattirent contre le communisme. Il avait eu aussi des tendances pro-monarchistes et conservatrices de Droite, qui lui avaient &#233;t&#233; transmises par son p&#232;re, lequel avait &#233;t&#233; le pr&#233;cepteur loyaliste du prince h&#233;ritier Henri de Bavi&#232;re. Mais ce fut l'id&#233;al d'un Ordre qui exer&#231;a sur lui une fascination particuli&#232;re, son regard se portant volontiers sur l'ancien Ordre des Chevaliers Teutoniques dont nous avons parl&#233; plus haut. Des SS, il aurait voulu faire un corps capable d'assumer sous une forme nouvelle la fonction m&#234;me de noyau central de l'Etat que la noblesse avait eue, avec son loyalisme. Pour la formation de l'homme de la SS, il envisagea un m&#233;lange d'esprit spartiate et de discipline prussienne. Mais il eut aussi en vue l'Ordre des J&#233;suites (Hitler disait en plaisantant qu'Himmler &#233;tait son &#171; Ignace de Loyola &#187;) en ce qui concernait une certaine d&#233;personnalisation pouss&#233;e parfois jusqu'&#224; des limites inhumaines. Ainsi, on disait par exemple d&#232;s le d&#233;but &#224; celui qui voulait faire partie des SS qu'il devait &#234;tre pr&#234;t, si n&#233;cessaire, par sa fid&#233;lit&#233; et son ob&#233;issance absolues, &#224; n'&#233;pargner aucun de ses fr&#232;res ; que pour un SS les excuses n'existent pas ; que la parole donn&#233;e est quelque chose d'absolu. Pour citer un exemple, tir&#233; d'un discours d'Himmler, on pouvait demander &#224; un SS de s'abstenir de fumer ; s'il ne promettait pas de le faire, il &#233;tait repouss&#233;, mais s'il le promettait et si, lui SS, &#233;tait surpris &#224; fumer, alors &#171; il ne lui restait que le revolver &#187;, c'est-&#224;-dire le suicide. Des &#233;preuves de courage physique &#233;taient pr&#233;vues dans les r&#233;giments militaris&#233;s : par exemple devoir rester calme au garde-&#224;-vous en attendant l'explosion d'une grenade pos&#233;e sur le casque d'acier que l'on portait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il y avait un autre aspect particulier : la clause raciale. En dehors du sang &#171; aryen &#187; (ascendance aryenne prouv&#233;e jusqu'en 1750 au moins) et d'une constitution physique saine, on accordait une grande importance au type de race nordique de haute taille. Himmler, en outre, aurait voulu faire de la SS un &lt;i&gt;Sippenorden&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire un Ordre qui, &#224; la diff&#233;rence des anciens chevaliers, aurait correspondu dans le futur &#224; une race, &#224; un sang, &#224; une lign&#233;e h&#233;r&#233;ditaire (&lt;i&gt;Sippe&lt;/i&gt;). En cons&#233;quence, la libert&#233; des choix conjugaux du SS &#233;tait fortement limit&#233;e. Il ne devait pas &#233;pouser n'importe quelle jeune femme (pour ne pas parler de femmes d'une autre race). L'approbation d'un bureau racial sp&#233;cialis&#233; &#233;tait n&#233;cessaire. Si l'on en acceptait pas le jugement, il n'y avait qu'&#224; sortir de l'Ordre ; mais d&#232;s l'admission dans celui-ci (apr&#232;s une p&#233;riode probatoire), cette clause &#233;tait clairement pr&#233;cis&#233;e &#224; l'aspirant SS. Ainsi se r&#233;affirmait le biologisme raciste, li&#233; &#224; une certaine banalisation de l'id&#233;al f&#233;minin, un relief particulier &#233;tant donn&#233; &#224; l'aspect &#171; m&#232;re &#187; de la femme. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Alors que Hitler nourrissait de l'aversion pour les descendants des vieilles maisons royales allemandes, Himmler avait un faible pour eux et estimait que la SS &#233;tait, dans le Troisi&#232;me Reich, le seul corps qui pouvait aussi convenir &#224; des princes. De fait, diff&#233;rents repr&#233;sentants de la noblesse en firent partie. Le prince Waldeck-Pyrmont s'y &#233;tait enr&#244;l&#233; d&#232;s 1929 ; en 1933 y adh&#233;r&#232;rent les princes Mecklenburg, Hohenzollern-Sigmaringen, Lippe-Biesterfeld, etc. Le prince Philippe de Hesse &#233;tait un ami personnel de Himmler depuis longtemps. Le rapprochement de cette importante organisation du Troisi&#232;me Reich avec la noblesse allemande dans les derni&#232;res ann&#233;es s'exprima aussi dans les relations cordiales maintenues avec le &lt;i&gt;Herrenklub&lt;/i&gt; de Berlin (le &#171; Club des Seigneurs &#187;) et dans le fait qu'Himmler tint un discours &#224; la &lt;i&gt;Deutsche Adelsgenossenschaft&lt;/i&gt; (la Corporation de la Noblesse Allemande). Les rapports avec l'arm&#233;e furent plus r&#233;serv&#233;s, moins pour des divergences d'orientation que pour des raisons de prestige, lorsque furent cr&#233;&#233;s dans les SS des r&#233;giments arm&#233;s et militaris&#233;s et, en dernier lieu, de v&#233;ritables divisions qui devaient prendre le nom de Waffen-SS. Ce fut pourtant Paul Hausser, lequel avait quitt&#233; l'arm&#233;e alors qu'il &#233;tait lieutenant-colonel pour militer dans les rangs de la &#171; r&#233;volution conservatrice &#187; et du &lt;i&gt;Stahlhelm&lt;/i&gt; de Seldte, qui r&#233;organisa en 1935 l'acad&#233;mie des SS et supervisa ensuite l'&#233;cole des cadets de la SS au &#171; Welfenschloss &#187; de Brunswick. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;En se d&#233;veloppant, la SS se ramifia en de multiples sections, dont certaines, &#233;tant donn&#233; leur caract&#232;re sp&#233;cifique, laiss&#232;rent sans doute au second plan les aspects d'&#171; Ordre &#187;. Nous pouvons faire abstraction ici des SS &#224; &#171; T&#234;te de Mort &#187; qui eurent des fonctions parall&#232;les &#224; celles de la police ordinaire et de la police d'Etat (du reste, par un d&#233;cret du 17 juin 1936, Himmler fut aussi nomm&#233; chef de la police au minist&#232;re de l'int&#233;rieur) ; c'est ce secteur des SS qui entre &#233;ventuellement en question pour certains aspects n&#233;gatifs du corps, utilis&#233;s par la suite pour rendre abominable la SS toute enti&#232;re. Nous signalerons seulement la &lt;i&gt;Verf&#252;gungstruppe SS&lt;/i&gt;, qui &#233;tait une force arm&#233;e &#171; &#224; disposition &#187;, d&#233;pendant directement du chef du Reich ; en juillet 1940, elle donna naissance aux Waffen-SS, c'est-&#224;-dire &#224; des unit&#233;s militaires d'&#233;lite, dont les performances &#233;lev&#233;es (&#233;tant donn&#233; la formation personnelle exig&#233;e de l'homme de la SS) durant la deuxi&#232;me guerre mondiale devaient imposer &#224; l'ennemi respect et admiration. La section &lt;i&gt;Rusha&lt;/i&gt; (initiales de &lt;i&gt;Rasse und Siedlungshauptamt&lt;/i&gt;), qui s'occupait de questions raciales et de colonisation interne peut &#233;galement &#234;tre laiss&#233;e de cot&#233; ici. Ce sont les initiatives d'ordre culturel de la SS qui peuvent, peut-&#234;tre, pr&#233;senter ici un int&#233;r&#234;t. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;La r&#233;alisation de l'id&#233;al d'Himmler rencontrait une esp&#232;ce de handicap dans le fait qu'un Ordre au sens propre pr&#233;suppose un fondement &#233;galement spirituel ; mais, dans ce cas pr&#233;cis, on ne pouvait absolument pas se r&#233;f&#233;rer au christianisme. En effet, l'orientation anti-chr&#233;tienne, l'id&#233;e que le christianisme &#233;tait inacceptable en raison de tout ce qu'il contient de non-aryen et de non &#171; germanique &#187;, cette id&#233;e &#233;tait tr&#232;s prononc&#233;e chez les SS et, malgr&#233; une certaine tension existant entre Himmler et Rosenberg, il y avait entre eux, sur ce point, une indiscutable convergence de vues. Christianisme et catholicisme &#233;tant exclus, le probl&#232;me de la vision du monde se reposait donc, pour tout ce qui allait plus loin que la discipline s&#233;v&#232;re et la formation du caract&#232;re ; les SS eurent aussi l'ambition d'&#234;tre une &lt;i&gt;weltanschauuliche Stosstruppe&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire une force de rupture dans le domaine de la &lt;i&gt;Weltanschauung&lt;/i&gt; justement. Depuis longtemps au sein de la SS, s'&#233;tait constitu&#233; le SD, ou &#171; Service de S&#233;curit&#233; &#187; (&lt;i&gt;Sicherheitsdienst&lt;/i&gt;), qui aurait d&#251; avoir lui aussi, en principe, des activit&#233;s culturelles et de contr&#244;le culturel (d&#233;claration d'Himmler en 1937). M&#234;me si le SD se d&#233;veloppa par la suite dans d'autres directions, y compris le contre-espionnage, son Bureau VII garda un caract&#232;re culturel, et des savants et des professeurs s&#233;rieux firent aussi partie du SD. Par ailleurs, on pouvait devenir un SS &#171; d'office &#187;, &lt;i&gt;ad honorem&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Ehrendienst&lt;/i&gt;, service honorifique) : cette possibilit&#233; regardait les personnalit&#233;s de la culture dont on estimait qu'elles avaient apport&#233; une contribution valable dans la direction que nous avons indiqu&#233;e plus haut. Nous pouvons citer, par exemple, le professeur Franz Altheim, de l'universit&#233; de Halle, c&#233;l&#232;bre historien de l'Antiquit&#233; et de Rome, et le professeur O. Menghin, de l'universit&#233; de Vienne, &#233;minent sp&#233;cialiste de la pr&#233;histoire. L'&lt;i&gt;Ahnenerbe&lt;/i&gt; [2], institut particulier de la SS, avait pour t&#226;che de faire des recherches sur l'h&#233;ritage des origines, du domaine des symboles et des traditions au domaine arch&#233;ologique. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;En effet, l'attention &#233;tait tourn&#233;e vers ce qu'on pouvait tirer de cet h&#233;ritage en mati&#232;re de vision du monde, et dans ce champ de recherche l'exclusivisme nationaliste de certains milieux fut mis de c&#244;t&#233;. C'est ainsi par exemple que Himmler fit subventionner le Hollandais Hermann Wirth, auteur de l'&lt;i&gt;Aurore de l'Humanit&#233;&lt;/i&gt; [3], gros ouvrage sur les origines nordico-atlantiques, et fit inviter pour des conf&#233;rences un auteur italien [4] qui avait fait des recherches dans ce domaine &#233;galement et, en g&#233;n&#233;ral, sur le monde de la Tradition, se tenant &#224; distance du catholicisme et du christianisme mais &#233;vitant les d&#233;viations d&#233;j&#224; signal&#233;es par nous &#224; propos de Rosenberg et d'autres auteurs [5]. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il d&#233;coule de tout cela que les SS pr&#233;sent&#232;rent un cadre assez diff&#233;rent et plus complexe que ce qu'on pense couramment. Si ces initiatives particuli&#232;res rest&#232;rent en germe, le fait de les avoir con&#231;ues n'en a pas moins un sens. En principe, l'id&#233;al d'un &#171; Etat de l'Ordre &#187;, dans son opposition &#224; l'Etat totalitaire, dictatorial, de masse, et &#224; l'Etat-parti, ne peut qu'&#234;tre jug&#233; positivement du point de vue de la Droite ; nous avons d&#233;j&#224; eu l'occasion de nous exprimer &#224; ce sujet en critiquant la notion fasciste du parti unique. Dans le cas sp&#233;cifique de l'Allemagne, tout aurait d&#233;pendu de ceci : dans quelle mesure aurait-on pu arriver &#224; une int&#233;gration des &#233;l&#233;ments de Droite encore dans la place, avec une rectification des aspects du Troisi&#232;me Reich qui &#233;taient, pour certains repr&#233;sentants de la &#171; r&#233;volution conservatrice &#187; et de l'esprit prussien, une contrefa&#231;on usurpatrice de leurs id&#233;es. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;La SS acquit toujours plus d'importance politique, au point qu'on put parler d'elle comme d'un &#171; Etat dans l'Etat &#187; ou, carr&#233;ment, d'un &#171; Etat des SS &#187;. En effet, elle eut des cellules dans de nombreux postes cl&#233;s du Reich, dans l'administration, la diplomatie, etc. La conception d'un Etat de l'Ordre impliquait, en effet, que des hommes de l'Ordre fussent d&#233;sign&#233;s pour ces postes, comme cela avait &#233;t&#233; le cas pour la noblesse dans le pass&#233;. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Enfin, il faut faire allusion aux Waffen-SS. Apr&#232;s le mois de juillet 1940, les formations de SS qui, &#224; l'origine et en temps de paix, avaient &#233;t&#233; con&#231;ues comme une &#171; force &#224; disposition &#187;, donn&#232;rent naissance &#224; des unit&#233;s militaires et &#224; des divisions blind&#233;es qui, tout en gardant une certaine autonomie, se battirent aux cot&#233;s de la Wehrmacht. C'est de ces Waffen-SS que naquit, vers la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale, ce que certains appel&#232;rent &#171; la premi&#232;re arm&#233;e europ&#233;enne &#187;. Himmler approuva l'id&#233;e, formul&#233;e tout d'abord par Paul Hausser et reprise ensuite par Gottlob Berger, de constituer avec des volontaires de toutes les nations des divisions de Waffen-SS pour lutter contre la Russie communiste et pour d&#233;fendre l'Europe et sa civilisation. Ainsi furent repris, pratiquement, la fonction qu'avait eue, aux origines, l'Ordre des Chevaliers Teutoniques en tant que garde &#224; l'Est et, simultan&#233;ment, l'esprit qui avait anim&#233; les &lt;i&gt;Freikorps&lt;/i&gt;, les volontaires qui, de leur propre initiative, avaient combattu les bolcheviques dans les r&#233;gions orientales et dans les pays baltes apr&#232;s la fin de la premi&#232;re guerre mondiale. Au total, plus de dix-sept nations furent repr&#233;sent&#233;es dans les Waffen-SS, avec de v&#233;ritables divisions : Fran&#231;ais, Belges, Hollandais, Scandinaves, Ukrainiens, Espagnols et m&#234;me Suisses, etc. L'ensemble compta jusqu'&#224; 800 000 hommes environ, dont une part seulement venait de la zone germanique, les volontaires ne se souciant pas d'&#234;tre consid&#233;r&#233;s parfois, &#224; cause de cela, comme des tra&#238;tres et des &#171; collaborateurs &#187;. Mais par la suite les survivants furent souvent pers&#233;cut&#233;s et poursuivis dans leurs nations respectives [6]. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Dans un discours prononc&#233; &#224; Poznan le 4 octobre 1943, Himmler parla carr&#233;ment des SS comme de l'Ordre arm&#233; qui, &#224; l'avenir, apr&#232;s l'&#233;limination de l'Union Sovi&#233;tique, aurait d&#251; monter la garde de l'Europe sur l'Oural contre &#171; les hordes asiates &#187;. L'important, c'est que dans cette situation un certain changement de perspective eut lieu. On cessa d'identifier l'&#171; aryanit&#233; &#187; &#224; la &#171; germanit&#233; &#187;. On voulait combattre non pour un national-socialisme expansionniste reposant sur un racisme unilat&#233;ral, non pour le pangermanisme, mais pour une id&#233;e sup&#233;rieure, pour l'Europe et pour un &#171; Ordre Nouveau &#187; europ&#233;en. Cette orientation gagna du terrain dans la SS et s'exprima dans la d&#233;claration de Charlottenburg publi&#233;e par le Bureau Central des SS vers la fin de la guerre ; ce texte &#233;tait une r&#233;ponse &#224; la d&#233;claration de San Francisco faite par les Alli&#233;s sur les objectifs de la guerre, &#171; croisade de la d&#233;mocratie &#187;. Dans cette d&#233;claration de Charlottenburg, il &#233;tait question de la conception de l'homme et de la vie propre au Troisi&#232;me Reich et, surtout, du concept d'Ordre Nouveau, lequel n'aurait pas d&#251; &#234;tre h&#233;g&#233;monique, mais f&#233;d&#233;raliste et organique. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il faut rappeler, d'autre part, qu'on doit &#224; Himmler une tentative de sauvetage &lt;i&gt;in extremis&lt;/i&gt; (consid&#233;r&#233;e par Hitler comme une trahison). Par l'interm&#233;diaire du comte Bernadotte, Himmler transmit aux Alli&#233;s occidentaux une proposition de paix s&#233;par&#233;e, et ce afin de continuer la guerre uniquement contre l'Union Sovi&#233;tique et le communisme. On sait que cette proposition &#8212; qui, si elle avait &#233;t&#233; accept&#233;e, aurait peut-&#234;tre pu assurer &#224; l'Europe un autre destin, &#233;vitant ainsi la &#171; guerre froide &#187; qui allait suivre et le passage au communisme de l'Europe situ&#233;e au-del&#224; du &#171; rideau de fer &#187; &#8212; fut nettement repouss&#233;e au nom d'un aveugle radicalisme id&#233;ologique, tout comme avait &#233;t&#233; repouss&#233;e, pour la m&#234;me raison, l'offre de paix faite par Hitler &#224; l'Angleterre en des termes raisonnables, lors d'un fameux discours de 1940, donc &#224; un moment o&#249; les Allemands &#233;taient les vainqueurs. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;center&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Notes&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;(ces notes sont de Julius Evola, sauf celles signal&#233;es NDT ou NDR) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[1] Par association d'id&#233;es, on peut faire allusion &#224; une certaine aversion pour le type de l'&#171; intellectuel &#187;, aversion qu'on peut relever dans le fascisme, mais bien plus encore dans le national-socialisme ; en effet, le fascisme italien eut du respect pour les intellectuels et les hommes d'une certaine renomm&#233;e culturelle et voulut que ceux-ci fissent preuve d'adh&#233;sion formelle au r&#233;gime sans trop se soucier de leur mentalit&#233; effective, alors que dans le national-socialisme on eut peu d'&#233;gards pour eux et on les laissa, s'ils le voulaient, partir &#224; l'&#233;tranger, sans tenir compte de leur c&#233;l&#233;brit&#233; (on attribue m&#234;me &#224; Goebbels les propos suivants : &#171; Quand j'entends parler de culture, je sors mon revolver &#187; [Evola se laisse ici influencer par la propagande antinazie, qui attribue &#224; Goebbels une phrase qu'il n'a jamais prononc&#233;e, NDR] ). Cependant, il faut tenir compte du r&#244;le jou&#233; en Allemagne par une lourde &lt;i&gt;Kultur&lt;/i&gt; &#233;rudite agnostique et par une lign&#233;e d'intellectuels d'extraction bourgeoise et de formation humaniste et lib&#233;rale. R&#233;fractaires &#224; toute mystique de l'Etat et de l'autorit&#233;, ils avaient pour dogme l'antith&#232;se entre culture et esprit d'une part, puissance, politique et vertus militaires et guerri&#232;res de l'autre. Mais en g&#233;n&#233;ral, du point de vue d'une Droite aristocratique, une certaine distance par rapport aux &#171; intellectuels &#187; et aux &#171; hommes de culture &#187; est l&#233;gitime, par rapport &#224; ces hommes qui ont pr&#233;tendu &#234;tre, apr&#232;s l'av&#232;nement de la bourgeoisie et la crise des anciens r&#233;gimes, les vrais repr&#233;sentants des valeurs spirituelles. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[2] &lt;i&gt;Ahnenerbe&lt;/i&gt; : &#171; H&#233;ritage des anc&#234;tres &#187;. Cette organisation, d&#233;pendant de la SS, fut fond&#233;e en 1935. Elle comprenait de nombreuses sections, et &#233;tait charg&#233;e des recherches concernant les traditions des peuples nordico- aryens, dans des domaines aussi vari&#233;s que le symbolisme, la religion, l'histoire, l'anthropologie, l'arch&#233;ologie, la g&#233;opolitique, etc. Elle organisa et finan&#231;a, entre autres, deux exp&#233;ditions au Tibet, ainsi que les recherches d'Otto Rahn sur les Cathares. Selon certaines sources, plusieurs de ses hauts dirigeants se seraient &#233;chapp&#233;s en 1945 et se seraient r&#233;fugi&#233;s au Tibet. L'&lt;i&gt;Ahnenerbe&lt;/i&gt; est consid&#233;r&#233;e par de nombreux auteurs comme le v&#233;ritable coeur &#233;sot&#233;rique du national-socialisme. (NDR) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[3] Hermann Wirth (1885-1981), n&#233; &#224; Utrecht, croyait &#224; l'existence d'une civilisation arctique originelle, dont il affirmait pouvoir retracer les migrations gr&#226;ce &#224; la &#171; s&#233;rie sacr&#233;e &#187;, ensemble de symboles primordiaux comprenant la roue solaire, la hache bicuspide, la spirale, certaines runes, etc. Cette civilisation aurait poss&#233;d&#233; une religion d&#233;j&#224; sup&#233;rieure, un monoth&#233;isme solaire bas&#233; sur une sorte de r&#233;v&#233;lation naturelle, dont le moment le plus intense &#233;tait le solstice d'hiver. Ainsi la civilisation ne viendrait pas de l'Orient, mais du Nord. Une race pr&#233;destin&#233;e, la race nordico-atlantique, en &#233;tait la fondatrice, et transmit plus tard ses connaissances &#224; d'autres cultures, apr&#232;s la glaciation et l'&#233;migration forc&#233;e. Malgr&#233; les apparences, Wirth avait des divergences importantes avec les th&#233;ories nazies, car il contestait l'origine continentale des Indo-europ&#233;ens et surtout, il croyait au matriarcat primitif, ce qui lui valut l'hostilit&#233; tenace de Rosenberg. Wirth se pla&#231;a alors sous la protection de Himmler, fut co-fondateur de l'&lt;i&gt;Ahnenerbe&lt;/i&gt; en 1935, mais prit ses distances &#224; partir de 1938. Il &#233;crivit de nombreux livres dont le plus connu est &lt;i&gt;Der Aufgang der Menschheit&lt;/i&gt; (1928), qui peut se traduire par &#171; L'aurore de l'humanit&#233; &#187;, ou &#171; La marche en avant de l'humanit&#233; &#187;. (NDR) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[4] Julius Evola parle ici de lui-m&#234;me. (NDT) &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[5] Mais il est regrettable, dans le domaine des publications, qu'on ait laiss&#233; un hebdomadaire prendre comme titre Das Schwarze Korps (&#171; Le Corps Noir &#187;), car ce journal se complaisait dans de grossi&#232;res attaques contre le clerg&#233; catholique et dans un antis&#233;mitisme non moins grossier et fanatique. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;[6] Une infamie sans nom fut accomplie par les Am&#233;ricains vainqueurs qui remirent &#224; l'Union Sovi&#233;tique les r&#233;giments de volontaires ukrainiens arr&#234;t&#233;s par eux seuls alors que tout &#233;tait perdu, et ce en &#233;tant pleinement conscients de les envoyer &#224; la boucherie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;On doit noter que, dans la formation des nouvelles unit&#233;s de Waffen-SS, presque tout fut ax&#233; sur l'aspect militaire, ce qui se rapportait &#224; l'id&#233;al d'un Ordre &#233;tant souvent laiss&#233; de cot&#233;. Le commandant d'une division blind&#233;e de Waffen-SS, le g&#233;n&#233;ral Steiner, devait pr&#233;tendre apr&#232;s la guerre (dans son livre &lt;i&gt;Die ge&#228;chtete Armee&lt;/i&gt;) que ces formations &#233;taient sur le m&#234;me plan que celles de la Wehrmacht et qu'elles devaient donc &#234;tre trait&#233;es comme telles, qu'elles n'avaient rien &#224; voir avec les &#171; lubies romantiques &#187; d'Himmler (il s'agit justement de son id&#233;e de la SS comme un Ordre), au sujet duquel le g&#233;n&#233;ral Steiner se prononce d'une fa&#231;on tr&#232;s antipathique et pr&#233;somptueuse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://library.flawlesslogic.com/evola5_fr.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Race du corps,race de l'&#226;me.</title>
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		<description>Julius Evola a &#233;crit ce texte dans le contexte des ann&#233;es 30-40, et certaines id&#233;es appara&#238;tront comme dat&#233;es, voire choquantes &#8212; mais il faut voir que dans le cadre g&#233;n&#233;ral de la pens&#233;e &#171; fasciste &#187; de l'&#233;poque, Evola &#233;tait plut&#244;t mod&#233;r&#233; (par exemple il a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s critique vis-&#224;-vis du racisme biologique des nationaux-socialistes) et se pla&#231;ait aussi sur un plan plus &#233;lev&#233;, mythique et spirituel. Dans la brochure dont est extrait le texte qui suit, Evola utilise souvent les mots &#171; raciste &#187; ou &#171; racisme (...)

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&lt;a href="http://www.julius-evola.com/-Articles-de-Julius-Evola-.html" rel="directory"&gt;Articles de Julius Evola&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.julius-evola.com/local/cache-vignettes/L132xH132/7cf62c9971daa477-b1c95.gif&quot; width='132' height='132' style='height:132px;width:132px;' /&gt;Julius Evola a &#233;crit ce texte dans le contexte des ann&#233;es 30-40, et certaines id&#233;es appara&#238;tront comme dat&#233;es, voire choquantes &#8212; mais il faut voir que dans le cadre g&#233;n&#233;ral de la pens&#233;e &#171; fasciste &#187; de l'&#233;poque, Evola &#233;tait plut&#244;t mod&#233;r&#233; (par exemple il a toujours &#233;t&#233; tr&#232;s critique vis-&#224;-vis du racisme biologique des nationaux-socialistes) et se pla&#231;ait aussi sur un plan plus &#233;lev&#233;, mythique et spirituel. Dans la brochure dont est extrait le texte qui suit, Evola utilise souvent les mots &#171; raciste &#187; ou &#171; racisme &#187; : il faut bien saisir que ces deux mots n'avaient absolument pas le sens n&#233;gatif, haineux, qu'ils ont aujourd'hui. A l'&#233;poque, le mot &#171; racisme &#187; avait plut&#244;t une signification positive, celle de d&#233;fense de la race (pas seulement chez les Blancs, d'ailleurs), sans impliquer n&#233;cessairement la haine des autres races, et s'appliquait &#224; toutes les recherches qui pouvaient &#234;tre men&#233;es dans ce domaine. C'est &#233;videmment dans ce sens que ce mot est utilis&#233; par Evola (on utiliserait aujourd'hui le mot &#171; racialiste &#187;).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Georgia&quot;&gt;5. &#8212; Race et nation.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Il n'existe pas de raciste, m&#234;me extr&#233;miste, qui ne soit pr&#234;t &#224; reconna&#238;tre que des expressions telles que &#171; race italienne &#187;, &#171; race allemande &#187;,&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;&#171; race anglo-saxonne &#187; et m&#234;me &#171; race h&#233;bra&#239;que &#187; sont scientifiquement incorrectes car, en ce domaine, il convient au contraire de parler de peuples ou de nations, sachant pertinemment qu'&#224; notre &#233;poque aucun peuple et aucune nation ne peuvent pr&#233;tendre correspondre &#224; une race unique, pure et homog&#232;ne. Nous le d&#233;montrerons bient&#244;t en faisant valoir qu'aujourd'hui, quand on parle de race, on ne recourt plus aux grandes cat&#233;gories g&#233;n&#233;rales de l'anthropologie d'hier (laquelle se contentait de parler de races blanche, noire, rouge, jaune, etc.), mais on se r&#233;f&#232;re &#224; des unit&#233;s ethniques plus individualis&#233;es et plus originelles que, d'une certaine mani&#232;re, l'on pourrait comparer aux corps simples (ou &#171; &#233;l&#233;ments &#187;) qui sont les donn&#233;es de base de la chimie dans son &#233;tude des compos&#233;s. Les nations et les peuples seraient, par cons&#233;quent, des compos&#233;s &#8212; plus ou moins stables et homog&#232;nes &#8212; de tels &#233;l&#233;ments. C'est ainsi que pour Deniker, par exemple, le mot &#171; race &#187; se r&#233;f&#232;re &#224; un ensemble de caract&#233;ristiques que l'on rencontrait &#224; l'origine chez un ensemble d'individus mais qui, aujourd'hui, sont &#233;parpill&#233;es dans des proportions variables en ces divers groupes ethniques que sont pr&#233;cis&#233;ment les peuples et les nations modernes &#8212; groupes qui se distinguent les uns des autres principalement par la langue, le mode de vie, les moeurs, etc.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Quels sont alors les rapports qui subsistent entre l'id&#233;e nationale et l'id&#233;e raciale ?&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;O&#249; r&#233;side l'&#233;l&#233;ment pr&#233;pond&#233;rant : dans la nation ou dans la race ? Si d&#233;licat qu'il soit, ce probl&#232;me doit &#234;tre abord&#233;, car si en la mati&#232;re, notre position venait &#224; manquer de clart&#233;, il serait impossible de p&#233;n&#233;trer le sens et le bien-fond&#233; de tous les aspects pratiques et &#171; op&#233;rationnels &#187; du racisme, et notamment du racisme s&#233;lectif. Tout comme les peuples, les nations sont des synth&#232;ses. On peut conc&#233;der que les &#233;l&#233;ments qui figurent dans une telle synth&#232;se ne sont pas uniquement raciaux lorsque l'on con&#231;oit la race comme une entit&#233; purement ethnique et anthropo-biologique. Mais cette conception-l&#224; n'est pas la n&#244;tre. Pour nous, la race est une entit&#233; qui se manifeste aussi bien dans le corps que dans l'esprit. Les diff&#233;rentes formes de la culture, de l'art, de la religion, de l'&#233;thique, etc., sont des manifestations de la &#171; race de l'&#226;me &#187; et &#171; de l'esprit &#187;. C'est ainsi que les &#233;l&#233;ments non ethniques et non anthropologiques qui permettent de d&#233;finir une nation peuvent eux aussi devenir l'objet des recherches &#171; racistes &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;A pr&#233;sent, il convient de dire quelques mots &#224; propos des cons&#233;quences du m&#233;tissage. Relevons tout d'abord que, lorsque des races h&#233;t&#233;rog&#232;nes se m&#234;lent, le r&#233;sultat n'est pas seulement (ou n'est pas toujours) la d&#233;naturation, chez leurs descendants, des traits caract&#233;ristiques propres aux types purs correspondants. En fait, on observe une hybridit&#233; beaucoup plus grave quand &#224; ses effets, c'est-&#224;-dire une descendance chez qui, &#224; la &#171; race du corps &#187; d'un type donn&#233; ne correspondent plus la &#171; race de l'&#226;me &#187; ni la &#171; race de l'esprit &#187; qui, de fa&#231;on normale, devraient y correspondre et auxquelles, &#224; l'origine, elle &#233;tait li&#233;e : une dysharmonie et, souvent m&#234;me, un d&#233;chirement int&#233;rieur en d&#233;coulent n&#233;cessairement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;En second lieu, il est n&#233;cessaire de s'arr&#234;ter sur la g&#233;n&#233;ralisation de deux concepts propres &#224; la th&#233;orie de Mendel concernant l'h&#233;r&#233;dit&#233; des croisements : ceux de &#171; &lt;i&gt;dominant&lt;/i&gt; &#187; et de &#171; &lt;i&gt;r&#233;cessif&lt;/i&gt; &#187;. Dans un croisement, il peut arriver que, chez les descendants, durant une ou plusieurs g&#233;n&#233;rations, viennent &#224; pr&#233;dominer seulement les caract&#233;ristiques de l'un des deux types, au point de faire na&#238;tre l'illusion qu'aucun m&#233;lange, qu'aucun ab&#226;tardissement ou hybridisme n'a eu lieu. Ce n'est que simple apparence. Les &#171; ph&#233;nog&#232;nes &#187;, c'est-&#224;-dire les potentialit&#233;s h&#233;r&#233;ditaires (y compris celles de l'autre type), se transmettent et agissent chez les descendants, mais sous une forme latente ; elles sont, pour ainsi dire, &#171; en embuscade &#187;, du fait que, pendant un cycle donn&#233;, seule a pr&#233;domin&#233; l'influence des &#171; ph&#233;nog&#232;nes &#187; propres au premier type. Mais &#224; un moment ou &#224; un autre, elles r&#233;appara&#238;tront, elles s'affirmeront de mani&#232;re visible et d&#233;termineront une forme correspondante. Ce sont ces caract&#233;ristiques latentes qui d&#233;finissent la qualit&#233; &#171; r&#233;cessive &#187; par opposition &#224; l'autre, dite &#171; dominante &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Tandis que, dans le domaine strictement biologique et dans celui des esp&#232;ces naturelles &#8212; v&#233;g&#233;tales et animales &#8212; la fonction &#171; r&#233;cessive &#187; et la fonction &#171; dominante &#187; sont, dans leur alternance, soumises &#224; des lois objectives et impersonnelles, leur application aux races humaines fait &#224; nouveau intervenir le facteur spirituel. Une qualit&#233; reste &#171; dominante &#187; lors de croisements qui restent cantonn&#233;s dans certaines limites : tant que subsiste une certaine tension, une certaine pr&#233;sence &#224; soi-m&#234;me, pour ainsi dire, de la race. Quand cette tension diminue, la qualit&#233; &#171; dominante &#187; cesse d'&#234;tre telle et des influences externes &#8212; que, jusqu'ici, celle-ci obligeait &#224; demeurer &#171; r&#233;cessives &#187;, c'est-&#224;-dire pr&#233;sentes uniquement de fa&#231;on latente &#8212; se manifestent &#224; leur tour.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Une fois pr&#233;cis&#233;es ces notions &#233;l&#233;mentaires en mati&#232;re de doctrine de la race, on peut affronter le probl&#232;me des rapports existant entre race et &#171; nation &#187;, entre race et &#171; peuple &#187;. Nous avons dit que les nations comme les peuples sont, aujourd'hui, &#224; rigoureusement parler, des entit&#233;s ethniques mixtes qui, sous leur forme actuelle, proc&#232;dent de diverses vicissitudes historiques. Les unes et les autres sont des points de jonction non seulement de diverses &#171; races du corps &#187;, mais aussi de diverses &#171; races de l'esprit &#187;, lesquelles constituent le substrat plus profond&#233;ment enfoui d'&#233;l&#233;ments de civilisations et d'influences culturelles vari&#233;s. Le point de vue qui pr&#233;valait &#224; l'&#232;re d&#233;mocratique &#233;tait, en ce qui concerne les nations, d'ordre historiciste et agnostique : on &#233;vitait le probl&#232;me de la gen&#232;se et de la formation des nations en acceptant celles-ci comme des &#171; faits accomplis &#187; d'une communaut&#233; donn&#233;e et l'on s'&#233;vertuait simplement &#224; maintenir selon un certain &#233;quilibre les diverses forces qui agissaient en son sein, souvent m&#234;me de fa&#231;on contradictoire.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Avec le racisme et, simultan&#233;ment, [avec] les nouveaux concepts d'Etat et de nation d&#233;finis par le fascisme, le point de vue est tout autre. Le probl&#232;me des origines ne peut plus &#234;tre &#233;lud&#233; dans la mesure o&#249; l'on reconna&#238;t que la ligne de conduite politique ne peut &#234;tre un &#171; syst&#232;me d'&#233;quilibre &#187;, mais la ferme direction de l'Etat et de la nation par une &#233;lite, par un noyau repr&#233;sentant l'&#233;l&#233;ment le plus valable et le plus digne par rapport &#224; n'importe quel autre &#8212; au point qu'il est souhaitable que ce soit lui qui donne son empreinte au tout. C'est alors que le probl&#232;me de la formation des nations exige qu'on le replace dans un cadre bien diff&#233;rent de l'ancien, et non plus simplement historiciste. A l'origine de toute v&#233;ritable tradition nationale, on voit une race relativement pure et homog&#232;ne &#8212; du moins en tant que race dominatrice vis-&#224;- vis d'autres races qui lui sont soumises. On constate aussi qu'au cours des si&#232;cles, cette race originelle a travers&#233; des vicissitudes dramatiques et parfois m&#234;me tragiques ; qu'il y a eu des &#233;poques et des civilisations o&#249; elle a perdu de sa vigueur, o&#249; des influences &#233;trang&#232;res ont fini par faire partie des unit&#233;s politico-sociales cr&#233;&#233;es par elle, o&#249; les lois naturelles de la race furent bafou&#233;es, o&#249;, dans le domaine des cr&#233;ations culturelles et spirituelles, un m&#233;tissage se manifesta du fait qu'avaient &#233;t&#233; accueillis des &#233;l&#233;ments propres &#224; d'autres races &#8212; lesquels parvinrent &#224; faire en sorte que ce qui avait jusque-l&#224; conserv&#233; un caract&#232;re &#171; dominant &#187; ne persistait plus que sous une forme &#233;touff&#233;e, &#171; r&#233;cessive &#187;. Par ailleurs, on constate &#233;galement des r&#233;surgences sporadiques de la race et de la tradition originelles, leur tendance &#224; se maintenir malgr&#233; tout, &#224; s'affranchir ou &#224; se r&#233;affirmer, &#224; donner lieu de nouveau &#224; des formes et &#224; des cr&#233;ations fid&#232;les &#224; leur nature propre.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;C'est conform&#233;ment &#224; cette nouvelle fa&#231;on de voir que &lt;i&gt;doit &#234;tre &#233;crite et enseign&#233;e toute notre &#171; histoire nationale &#187;&lt;/i&gt;, non pas en vue d'une connaissance abstraite ou de st&#233;riles r&#233;criminations, mais bien de promouvoir des d&#233;cisions d'ordre int&#233;rieur et une formation de la volont&#233; bien pr&#233;cises. Il faut, par cons&#233;quent, s'impr&#233;gner de cette id&#233;e que, dans le compos&#233; &#171; nation &#187;, a exist&#233; et existe toujours une &#171; race sup&#233;rieure &#187;. Tout ce qui, venant de l'ext&#233;rieur, de races diff&#233;rentes, s'ajoute &#224; la tradition nationale n&#233;e de cette race-l&#224;, n'a eu et n'aura, en principe, une valeur positive que dans l'exacte mesure o&#249; les origines raciales dont ceci proc&#232;de sont similaires et lorsque pr&#233;valent des conditions gr&#226;ce auxquelles le noyau originel peut maintenir, avant tout dans le domaine spirituel, sa qualit&#233; &#171; dominante &#187;. Si tel n'est pas le cas, ce qui s'est ajout&#233; est toujours quelque chose d'inutile, de paralysant ou m&#234;me de dissolvant. En ce qui concerne l'avenir, si l'on doit &#233;videmment tendre &#224; maintenir la coh&#233;sion et l'int&#233;grit&#233; de la synth&#232;se correspondant &#224; un peuple donn&#233;, il faut aussi &#234;tre conscient du danger consistant, pour le reste, &#224; &#171; laisser faire l'histoire &#187;. Il faut au contraire agir afin que la partie racialement la plus valable incluse dans la nation se conserve et m&#234;me se d&#233;veloppe au long des g&#233;n&#233;rations futures et qu'inversement, les composantes les moins valables (ou simplement secondaires) ne prennent de l'extension et ne se renforcent au point de pr&#233;valoir.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;C'est dans les diverses vicissitudes et dans les diverses &#233;poques des &#171; histoires nationales &#187; qu'un &#339;il averti devra pr&#233;cis&#233;ment s'habituer &#224; reconna&#238;tre les aspects cach&#233;s, y compris sur le plan racial, &#224; d&#233;couvrir l'alternance d'influences d'&#233;l&#233;ments qui, de &#171; r&#233;cessifs &#187; deviennent &#171; dominants &#187; (et vice versa) et dont proc&#232;dent des p&#233;riodes ou des cycles qui ne sont nullement les &#233;tapes d'un processus homog&#232;ne et continu, mais des sympt&#244;mes et des manifestations de l'une ou de l'autre de ces composantes qui, par croisement, se sont associ&#233;es au cours de l'histoire.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;De ce point de vue, la &#171; race &#187; &#8212; en tant que &#171; race &#233;minente &#187; &#8212; signifie sans nul doute bien plus que la simple &#171; nation &#187; : c'est l'&#233;l&#233;ment dirigeant et formateur de la nation et de sa civilisation dominante. Et ceci est parfaitement conforme &#224; l'id&#233;e fasciste. Le fascisme &#8212; divergeant en cela du national-socialisme et le d&#233;passant &#8212; se refuse, en fait, &#224; concevoir la &#171; nation &#187; en dehors de l'Etat. Pour le fascisme, c'est l'Etat qui donne forme et conscience &#224; la nation. Mais l'Etat, &#224; son tour, n'est pas une entit&#233; abstraite et impersonnelle : selon l'id&#233;e fasciste, l'Etat est lui aussi l'instrument d'une &lt;i&gt;&#233;lite&lt;/i&gt; politique, des meilleurs &#233;l&#233;ments de la &#171; nation &#187;. Avec le racisme, on fait un pas de plus en avant : &lt;i&gt;cette &#233;lite est destin&#233;e &#224; reprendre le flambeau de la race et de sa tradition la plus haute, pr&#233;sentes dans le compos&#233; national&lt;/i&gt;. Et lorsque Mussolini disait, en 1923 : &#171; Rome est toujours, comme demain et dans les si&#232;cles &#224; venir, le puissant c&#339;ur de notre race ; c'est le symbole imp&#233;rissable de notre vitalit&#233; &#187;, il indiquait d&#233;j&#224; sans &#233;quivoque la direction d'une d&#233;cision in&#233;luctable : &lt;i&gt;la race id&#233;ale de la nation italienne, c'est la race de Rome, c'est celle qu'&#224; juste titre nous avions qualifi&#233;e d'&#171; aryo-romaine &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Rappelons &#233;galement ce que disait Mussolini, toujours en 1923, en s'adressant &#224; l'&lt;i&gt;&#233;lite&lt;/i&gt; fasciste : &#171; Vous repr&#233;sentez r&#233;ellement le prodige de cette vieille et merveilleuse race qui, certes, connut des heures sombres, mais jamais les t&#233;n&#232;bres du d&#233;clin. Si elle apparut par moments &#233;clips&#233;e, ce fut toujours pour rena&#238;tre avec plus de clart&#233; encore &#187;. Tout ceci correspond tr&#232;s exactement &#224; ce que, il y a peu, nous avons expos&#233; en termes de &#171; racisme &#187; en &#233;voquant la persistance h&#233;r&#233;ditaire de la race primordiale et des vicissitudes n&#233;es de l'alternance des formes &#171; dominantes &#187; et &#171; r&#233;cessives &#187; au cours du d&#233;veloppement des histoires &#171; nationales &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;8. &#8212; Race et esprit.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Nous avons dit que, dans le cadre de la conception &#171; totalitaire &#187; du racisme fasciste, la race ne se r&#233;duit pas &#224; une simple entit&#233; biologique. L'&#234;tre humain n'est pas seulement corps, il est aussi &lt;i&gt;&#226;me&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;esprit&lt;/i&gt;. Mais l'anthropologie scientiste, ou bien partait d'une conception mat&#233;rialiste de l'&#234;tre humain, ou bien, tout en reconnaissant la r&#233;alit&#233; de principes et de forces non mat&#233;rielles chez l'homme, se contentait n&#233;anmoins de poser le probl&#232;me de la race dans le cadre du corps.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;M&#234;me dans de nombreuses formes de racisme contemporain, les positions quant aux rapports existant entre la race, le corps et l'esprit manquent de clart&#233; : qui plus est, on y rel&#232;ve parfois de dangereuses d&#233;viations dont, &#233;videmment, les adversaires du racisme ne manquent pas de tirer tout le parti possible. De notre point de vue, &lt;i&gt;il faut prendre clairement position contre un racisme qui consid&#233;rerait toute facult&#233; spirituelle et toute valeur humaine comme le simple effet de la race au sens biologique du terme&lt;/i&gt; et qui op&#233;rerait de la sorte une consternante r&#233;duction du sup&#233;rieur &#224; l'inf&#233;rieur &#8212; plus ou moins selon la d&#233;marche propre au darwinisme et &#224; la psychanalyse. Mais, parall&#232;lement, il convient de prendre aussi position contre ceux qui mettent &#224; profit le point de vue d'un racisme cantonn&#233; aux probl&#232;mes anthropologiques, g&#233;n&#233;tiques et biologiques pour soutenir que, certes, la race existe, mais qu'elle n'a rien &#224; voir avec les probl&#232;mes, les valeurs et les activit&#233;s proprement spirituelles et culturelles de l'homme.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Notre position, en affirmant que &lt;i&gt;la race existe aussi bien dans le corps que dans l'esprit&lt;/i&gt;, d&#233;passe ces deux points de vue. La race est une forme profonde qui se manifeste tout autant dans le domaine corporel (race du corps) que dans le domaine animico-spirituel (race int&#233;rieure, race de l'esprit). Au sens complet du mot, la puret&#233; de race existe lorsque ces deux manifestations co&#239;ncident, c'est-&#224;-dire lorsque la race du corps est conforme &#224; la race de l'esprit, ou race interne, et apte &#224; la servir en tant qu'organe d'expression le plus ad&#233;quat.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;On ne manquera pas de relever l'aspect r&#233;volutionnaire d'un tel point de vue. L'affirmation selon laquelle &lt;i&gt;existe une race de l'&#226;me et de l'esprit&lt;/i&gt; va &#224; contre-courant du mythe &#233;galitaire et universaliste, y compris sur le plan culturel et &#233;thique ; elle fait mordre la poussi&#232;re &#224; la conception rationaliste qui affirme la &#171; neutralit&#233; &#187; des valeurs ; elle consiste finalement &#224; affirmer le principe et la valeur de la &lt;i&gt;diff&#233;rence&lt;/i&gt;, y compris sur le plan spirituel. C'est toute une nouvelle m&#233;thodologie qui en d&#233;coule. Auparavant, en face d'une philosophie donn&#233;e, on se demandait si elle &#233;tait &#171; vraie &#187; ou &#171; fausse &#187; ; en face d'une morale donn&#233;e, on la sommait de pr&#233;ciser les notions de &#171; bien &#187; ou de &#171; mal &#187;. Eh bien, du point de vue de la mentalit&#233; raciste, tout ceci appara&#238;t comme d&#233;pass&#233; : celle-ci ne se pose pas le probl&#232;me de savoir ce qu'est le bien ou le mal, elle se demande &lt;i&gt;pour quelle race&lt;/i&gt; une conception donn&#233;e peut &#234;tre vraie, &lt;i&gt;pour quelle race&lt;/i&gt; une norme donn&#233;e peut &#234;tre valable et &#171; bonne &#187;. On peut en dire autant des formes juridiques, des crit&#232;res esth&#233;tiques et m&#234;me des syst&#232;mes de connaissance de la nature. Une &#171; v&#233;rit&#233; &#187;, une valeur ou un crit&#232;re qui, pour une race donn&#233;e, peut s'av&#233;rer valable et salutaire, peut ne pas l'&#234;tre du tout pour une autre, mais conduire au contraire, une fois accept&#233;e par elle, &#224; une d&#233;naturation et &#224; une distorsion. Telles sont les cons&#233;quences r&#233;volutionnaires dans le domaine de la culture, des arts, de la pens&#233;e, de la sociologie, et qui d&#233;rivent de la th&#233;orie des races de l'&#226;me et de l'esprit, par-del&#224; celles du corps &#8212; en d'autres termes, pour user de la terminologie adopt&#233;e par nous dans d'autres ouvrages, d&#233;riv&#233;es du racisme &#171; au second et au troisi&#232;me degr&#233; &#187;, par-del&#224; celui &#171; au premier degr&#233; &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Cependant, il convient de pr&#233;ciser : d'une part, les limites du point de vue expos&#233; ici et, d'autre part, la distinction qu'il faut faire entre &lt;i&gt;race de l'&#226;me&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;race de l'esprit&lt;/i&gt;. La race de l'&#226;me concerne tout ce qui est forme de caract&#232;re, sensibilit&#233;, inclination naturelle, &#171; style &#187; d'action et de r&#233;action, attitude en face de ses propres exp&#233;riences. Ici, nous sommes dans le domaine de la psychologie et de la typologie, cette science des types qui s'est d&#233;velopp&#233;e sous la forme du racisme typologique (ou typologie raciste), discipline &#224; laquelle L.F. Clauss a donn&#233; le nom de &lt;i&gt;psycho-anthropologie&lt;/i&gt;. De ce point de vue, la d&#233;finition de la race est celle que nous avons d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e : &#171; un groupe humain d&#233;fini non par le fait qu'il poss&#232;de telles ou telles caract&#233;ristiques psychiques et corporelles, mais par le style qui se manifeste &#224; travers elles &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;On constate imm&#233;diatement la diff&#233;rence qui s&#233;pare la conception purement psychologique de la conception raciste, laquelle cherche &#224; aller plus avant. Ce que la psychologie d&#233;finit et &#233;tudie, ce sont certaines dispositions et certaines facult&#233;s &lt;i&gt;in abstracto&lt;/i&gt;. A leur tour, certains racistes ont cherch&#233; &#224; r&#233;partir ces dispositions parmi les diverses races. De son c&#244;t&#233;, le racisme au second degr&#233;, ou psycho-anthropologie, comme on l'appelle, proc&#232;de de fa&#231;on diff&#233;rente. Celui-ci soutient que &lt;i&gt;toutes&lt;/i&gt; ces dispositions, bien que de fa&#231;on diff&#233;rente, sont pr&#233;sentes dans les diff&#233;rentes races : mais, en chacune d'elles, elles ont une signification et une &#171; fonction &#187; diff&#233;rentes. C'est ainsi qu'il ne soutiendra pas, par exemple, qu'une race a comme caract&#233;ristique l'h&#233;ro&#239;sme et une autre inversement, l'esprit mercantile. Dans &lt;i&gt;toutes&lt;/i&gt; les races humaines, on trouve des hommes ayant des dispositions pour l'h&#233;ro&#239;sme ou l'esprit mercantile. Mais, si ces dispositions sont pr&#233;sentes en lui, l'homme d'une race donn&#233;e les manifestera conform&#233;ment &#224; cette race, se distinguant ainsi d'un homme de race diff&#233;rente qui, en exer&#231;ant ces activit&#233;s ou ces dispositions, fera preuve d'un &#171; style &#187; diff&#233;rent. C'est ainsi qu'il y a diff&#233;rentes fa&#231;ons, conditionn&#233;es par la race interne, d'&#234;tre un h&#233;ros, un chercheur, un marchand, un asc&#232;te, etc. Le sentiment de l'honneur, tel qu'il appara&#238;t, par exemple, chez l'homme de race nordique, n'est pas le m&#234;me que chez l'homme &#171; occidental &#187; ou le Levantin. On pourrait en dire autant de la fid&#233;lit&#233;, et ainsi de suite.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Tout ceci, donc, afin de pr&#233;ciser la signification du concept de &#171; race de l'&#226;me &#187;. Celui de &#171; race de l'esprit &#187; s'en distingue parce qu'il concerne non plus les diff&#233;rents types de r&#233;action de l'homme en face du milieu et les contenus de l'exp&#233;rience normale de tous les jours, mais ses diff&#233;rentes attitudes vis-&#224;-vis du monde spirituel, supra-humain et divin, tel qu'il se manifeste sous la forme propre aux syst&#232;mes sp&#233;culatifs, aux mythes et aux symboles comme &#224; la diversit&#233; de l'exp&#233;rience religieuse elle-m&#234;me. Il existe &#233;galement, en ce domaine, des &#171; invariants &#187;, ou d&#233;nominateurs communs, si l'on veut, des similitudes d'inspiration et d'attitude qui reconduisent pr&#233;cis&#233;ment &#224; une cause interne diff&#233;renciatrice &#8212; laquelle est pr&#233;cis&#233;ment la &#171; race de l'esprit &#187;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Georgia,Arial,Helvetica&quot;&gt;Ici toutefois, il convient de consid&#233;rer jusqu'o&#249; peut aller la norme raciste de la &#171; diff&#233;rence &#187; et du d&#233;terminisme des valeurs de la race. Ce d&#233;terminisme est r&#233;el et d&#233;cisif, m&#234;me dans le domaine des manifestations spirituelles, lorsqu'il s'agit des cr&#233;ations propres &#224; un type &#171; humaniste &#187; de civilisation, c'est-&#224;-dire de civilisations o&#249; l'homme s'est barr&#233; toute possibilit&#233; d'un contact effectif avec le monde de la transcendance, a perdu toute v&#233;ritable compr&#233;hension des connaissances relatives &#224; un tel monde et propres &#224; une tradition vraiment digne de ce nom. Lorsque, cependant, tel &lt;i&gt;n'est pas&lt;/i&gt; le cas, lorsqu'il s'agit de civilisations vraiment traditionnelles, l'efficience des &#171; races de l'esprit &#187; elle-m&#234;me n'outrepasse pas certaines limites : elle ne concerne pas le contenu, mais uniquement les diverses formes d'expression qui, chez un peuple ou chez un autre, en un cycle de civilisation ou un autre, ont assum&#233; des exp&#233;riences et des connaissances identiques et objectives en leur essence, parce qu'elles se r&#233;f&#233;raient effectivement &#224; un plan supra-humain.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://library.flawlesslogic.com/evola6_fr.htm&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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