Révolte contre le monde moderne

jeudi 9 avril 2009
par  Evolien
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Julius Evola – « Révolte contre le monde moderne »

L’ouvrage d’Evola chroniqué aujourd’hui est selon moi sa production la plus fondamentale. L’auteur décrit de manière extrêmement lucide la chute du monde dans la modernité tout en mettant en valeur les différentes civilisations qui furent éclairées par le rayonnement de la Tradition. En clair, un texte qui ravira les consciencieux et les détachés envers l’hostilité anti-traditionnelle qui prévaut dans nos sociétés modernes.

Aucune idée n’est aussi absurde que l’idée du progrès, qui fondue dans le creuset post-moderne avec la notion corollaire de l’idée de supériorité de la civilisation moderne, a créé ses propres alibis positifs en falsifiant l’histoire tout en injectant insidieusement des mythes nuisibles dans l’imaginaire collectif des gens. Elle se proclame elle-même souveraine et gardienne de l’idéologie plébéienne depuis laquelle elle tire ses racines.

Avec son regard dépité et pertinent, Julius Evola analyse le malaise spirituel et culturel au cœur de la civilisation occidentale et tout ce qui y passe pour du progressisme dans le monde moderne. Tel un philosophe désabusé, il n’épargne rien ni personne. Nous allons droit dans le mur. Une analyse prophétique et provocatrice, « Révolte contre le monde moderne » décrit une profondeur métaphysique de l’histoire et démontre comment et pourquoi nous avons perdu le contact avec la dimension transcendantale de l’être.

La révolte que prône Evola ne ressemble pas à celle que l’on retrouve dans les bacs à sable des manifestants et des rassemblements de partis politiques modernes. Il ne se limite pas uniquement à exposer le caractère aveugle de la consommation, le triomphe de la technocratie, la farce démocratique ou la domination de l’individualisme pur, même si ces sujets et tant d’autres sont passés sous le contrôle de l’idéologie progressiste. Au contraire, il tente de retrouver au-travers l’espace et du temps, les causes et les processus qui ont exercé une corrosion envers ce qu’il considère être les plus élevées des valeurs, des idéaux, des croyances et des codes de conduite - la Tradition – celle qui est à la base de la civilisation occidentale et décrite dans les mythes et la littérature sacrée de tous les Indo-Européens. Ainsi Evola affirme que la révolte contre le progressisme est la seule réponse logique pour ceux qui s’opposent au matérialisme et la futilité caricaturale de la vie au XXe siècle.

Au travers d’une vaste étude des structures, des mythes, des croyances et des traditions spirituelles des grandes civilisations indo-européennes, l’auteur compare les caractéristiques du monde moderne avec celles des sociétés traditionnelles. Les domaines explorés comprennent la politique, le droit, la montée et le déclin des empires, l’histoire de l’Eglise, la doctrine des deux natures, la vie et la mort, les institutions sociales, les limites des théories raciales, le capitalisme et le communisme, les relations entre les sexes et le sens du devoir guerrier.

Julius Evola réussit là une formidable analyse de la société post-moderne

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